Le sanctuaire Notre-Dame de l'Osier est édifié dès le , sur le site du (en 1649) et de l'apparition mariale de Notre-Dame de l'Osier (en 1657). Des constructions successives voient le jour, au fur et à mesure du développement du culte sur place. En premier lieu une croix, puis une petite chapelle en bois (1657), puis une église (1659) et enfin 1858 est mise en construction une grande église, consacrée en 1873, qui sera élevée au rang de basilique mineure en 1924 : la basilique Notre-Dame de l'Osier.

En plus de ce bâtiment est construite en 1856 une église sur le lieu de l'apparition mariale. Le sanctuaire intègre également un petit oratoire dédié à , lui aussi en lien avec l'apparition mariale de 1657.

Ce sanctuaire a très vite été pris en charge par des religieux Augustins, remplacés en 1834 par les Oblats de Marie-Immaculée. Si la Révolution française marque un coup d'arrêt à la dévotion locale, l'arrivée des Oblats relance l'activité de pèlerinage et la développe en agrandissant le couvent déjà existant pour y établir un noviciat, en construisant un hospice et en organisant l'activité d'accueil des pèlerins.

Ce sanctuaire obtient très tôt la reconnaissance et le soutien des autorités de l’Église catholique, que ce soit de l'évêque de Grenoble, comme de la papauté qui dès le accorde de nombreuses indulgences au sanctuaire. Pie XI, en 1924, élève au rang de basilique la principale église du sanctuaire.

Le pèlerinage, très important avant la Révolution et au , entraîne le développement du hameau local et la mise en place d'une activité économique pour accueillir, héberger et nourrir les pèlerins. Si cette activité décline au , les pèlerins sont toujours plusieurs dizaines de milliers à se rendre sur place chaque année.

Historique L'apparition mariale thumb|150px|Vitrail représentant l'apparition mariale à Pierre Port-Combet.

Le se produit, dans le village de Notre-Dame-de-l'OsierOriginellement, il s'agit d'un simple hameau, , dépendant de la commune Vinay. Le développement du hameau, à la suite du miracle et de l'apparition entraînera un changement de toponymie du lieu, et la création d'une commune autonome. (France) le , qui fait l'objet d'une enquête et d'un procès civil, ainsi que d'une enquête canonique de la part de l’Église. L’Église a reconnu comme un cet événement.. L'apparition mariale de Notre-Dame de l'Osier se serait produite le , à Pierre Port-Combet. Cet événement, rapporté par une déclaration de son épouse 29 ans après les faits n'a pas fait l'objet d'une étude canonique de l’Église catholique..

La particularité de ces événements (apparition et miracle de l'Osier) est que le voyant est un protestant convaincu, ce qui est un cas très rare d'apparition mariale à un . Le voyant se convertira au catholicisme plusieurs mois après l'apparition mariale, et sur son lit de mort (sept jours avant sa mort).. Le sanctuaire intègre une chapelle dédiée à cette apparition, et fait une large part à ce récit d'apparition.

Les débuts du sanctuaire de l'Osier L'Église catholique fait effectuer plusieurs enquêtes canoniques concernant le : la première en 1650, la seconde en .. Si la première enquête demandée par l'évêque est menée par les curés des villages voisin (Tullins et Poliénas), la seconde, toujours réalisée sous l'autorité de l'évêque de Grenoble, est menée par le chanoine Bernard du chapitre de la cathédrale. Cette dernière enquête conclut à la reconnaissance du et à la mise en place d'un sanctuaire placé sous le vocable de . Entre temps, une croix est érigée sur l’emplacement de l'apparition le , et une chapelle mise en construction en 1657... En , un recteur est affecté à demeure à ce nouveau sanctuaire. La chapelle, construite en bois, est terminée le .. Ce sanctuaire connaît une affluence rapide et importante. Les papes Alexandre VII, Clément IX, Clément X et Innocent XI accordent au sanctuaire de nombreuses indulgences. Dès 1657, le hameau des prend le nom de , faisant ainsi référence Le hameau va connaitre une croissance régulière qui l'amènera au statut de commune deux siècles plus tard (Notre-Dame-de-l'Osier).. En 1659, la petite chapelle de bois est remplacée par une chapelle , de taille supérieure.

thumb|Vue de l'intérieur de la première église de N-D de l'Osier construite en pierre. Mais les premiers prêtres mis en place par l'évêque se révèlent Il n'y a pas de précision sur les méfaits commis ou reprochés à ces prêtres. et ils resteront dans l'histoire, dénommés sous le titre des À l'époque, l'orthographe du mot comportait un .. Si bien que finalement, en 1664, l'évêque de Grenoble établit une communauté de prêtres Augustins pour desservir le sanctuaire. Ceux-ci construisent un couvent pour accueillir leurs membres.

Le (4 mois après l'apparition mariale), un oratoire est construit et officiellement bénit sur le lieu présumé du dialogue entre le voyant et la Vierge Marie.

La révolution de 1789 Lors de la Révolution française, les religieux Augustins sont expulsés du sanctuaire lors de la saisie des biens religieux et la suppression des vœux monastiques. Les archives du sanctuaire sont détruites., le couvent est mis à sac, de nombreuses statues et reliques sont détruites, mais quelques reliques peuvent être récupérées et sauvées par des voisins.. La fréquentation du sanctuaire diminue et ). À partir de 1799, mais surtout du Concordat en 1801, des prêtres peuvent revenir au sanctuaire et relancer les pèlerinages.

thumb|Vue du sanctuaire (et du hameau) avant 1836. En 1834, les Oblats de Marie-Immaculée viennent reprendre la gestion du sanctuaire. Ils restent en fonction jusqu'en 1997.

Le milieu du est la période faste du sanctuaire qui compte jusqu’à 10 prêtres au village, 11 hôtels ou logis payant patente. Un hospice et un nouveau couventLe couvent sera détruit par un incendie le soir de Noël 1948. sont également construits. Un noviciat est installé en 1841, et en 60 ansLe noviciat du couvent est transféré en Italie en 1901 à la suite des lois d'expulsion des congrégations religieuses., le couvent formera dans ses murs plus de .Les religieux formés dans ce couvent partiront dans le monde entier, principalement au Canada, à Ceylan et en Afrique du Sud..

En 1842, une structure d'accueil est créée pour recevoir les pèlerins. Cette structure est confiée à la branche féminine des Oblats de Marie : les sœurs de la Sainte-Famille (les prêtres restant sur place pour célébrer les messes et accueillir spirituellement les pèlerins).Il semble y avoir certaines confusions dans certaines sources du fait de l'homonymie de nombreuses congrégations religieuses (et de l'évolution de leurs noms dans l'histoire). Les étaient une branche des Oblats de Marie-Immaculée. Donc il n'y aurait pas eu de changement de congrégation féminine entre 1842 et 1997 comme le sous-entendent certains sites. Voir ce site sur les OMI et ..

Construction de la basilique thumb|Façade Est de l'église. La chapelle de bois originale étant devenue trop petite pour accueillir les pèlerins, une nouvelle église est mise en construction. Celle-ci en 1858, elle va durer 10 ans.. La première pierre de l’église est posée le , suivant les plans réalisés par Alfred Berruyer.. Le matériau de construction choisi est la brique rouge (ce qui est rare dans cette région). Les briques sont donc fabriquées sur place avec la terre locale. La construction utilise également la technique du béton moulé, technique novatrice pour l'époque, très utilisée par l'architecte. Les soubassements et le portail de l'édifice sont construits en pierre.

L'église ne sera jamais complètement terminée et restera sans les flèches de ses clochetons et sans le campanile qui, sur sa droite, devait supporter les cloches. Seule une gravure et le vitrail central du chœur témoignent de ce qu’elle aurait dû être. Même la décoration intérieure semble ne pas avoir été achevée. L'église est inaugurée en 1868, et elle est consacrée le en présence de l’évêque de Grenoble.

Le , l’église de Notre-Dame de l’Osier est érigée en basilique par décret du pape Pie XI. À cette occasion, une mosaïque est installée sur le tympan de l'église.

XX et thumb|La rosace et les voûtes fissurées. En 1939 la foudre frappe l'angle Ouest de l'édifice, causant quelques dégâts.. Le un séisme cause des fissurations des voûtes et du tympan d’entrée de la basiliqueL’épicentre du séisme se trouve à proximité de Corrençon-en-Vercors, soit à 25 km à vol d’oiseau de l'église. Malgré une magnitude jugée à l’époque entre 6 et 7, les dégâts sur les structures du bâtiment sont importants. L'hypothèse est que le séisme a causé un mouvement local du sol et un changement d’appui de certaines structures.. À la suite de l'ouverture de voies d'eau dans la toiture (vieillissement de celle-ci, et probablement des déformations liées au séisme de 1962), la toiture est entièrement refaite en 1983.

En 1997, les Oblats quittent définitivement le sanctuaire laissant des laïcs organisés en association () gérer le sanctuaire, avec l'aide d'un prêtre.

L'état d’entretien de la basilique commençant à poser des problèmes, le maire (de l'époque), Pierre Faure, lance une expertise complète du bâtiment en 1998. Faute de travaux, les problèmes de sécurité et de conservation du patrimoine continuent de se développer . Une estimation des coûts des travaux est faite en 2002, estimation réactualisée en 2010.

En , une association est créée pour restaurer et mettre en sécurité la basilique : ... Cette mission s'organise en partenariat avec la municipalité et le diocèse. Les premiers travaux envisagés concernent la restauration des vitraux, notamment ceux du transept nord (côté place) et la rosace au-dessus de la porte d’entrée. En 2017, la restauration de la grande rosace (sur la façade principale) est terminée..

Les pèlerinages Notre-Dame de l’Osier est reconnue comme le lieu de la conversion des cœurs par la présence bienfaitrice et salvatrice de la Vierge.

Le , le bailli Claude de Moreton de Chabrian, ancien général des galères de Malte, vient en pèlerinage avec remettre son étendard à la Vierge, et le dépose dans l'église.

Le , à l'occasion de l'anniversaire des du , viennent se recueillir au sanctuaire.

Le sanctuaire fait l'objet de pèlerinages particuliers les , et (qui sont des dates de fêtes mariales).

Aujourd'hui, entre 30 et (et touristes) se rendent chaque année sur ce lieu..

Description La basilique thumb|Vue de l'intérieur de la basilique.

L'église n'a jamais été terminée : elle est privée des flèches qui auraient dû surplomber ses clochetons, ainsi que du campanile qui devait supporter les cloches (sur la droite de l'église).

Conçue par l’architecte Alfred Berruyer, l'église s'inscrit dans un style néogothique avec un effet de verticalité pour l’ensemble de l’édifice lié à une faible emprise au sol.. L'utilisation de briques, de pierres taillées et de blocs de ciment moulé procurent une polychromie naturelle à l’ouvrage. Si l'église de style néogothique reprend nombre de codes typiques de ce type de construction au Nous pouvons citer, dans l'aménagement intérieur : des carreaux de ciment au sol, les vitraux racontant l'histoire du lieu, un statuaire expressive, sa principale originalité tient à l'utilisation de briques rouges pour sa construction, ce qui n'est pas courant dans la région. La pierre utilisée pour la construction est une pierre calcaire de type pierre de Villebois de teinte blanche..