La famille de Montmorin de Saint-Hérem est une famille éteinte de la noblesse française.

Histoire La famille de Montmorin de Saint-Hérem est une famille d’extraction chevaleresque originaire d'AuvergneEncyclopédie méthodique, ou par ordre de matières, par une ..., Volume 96 pages 399-400.

La famille possédait notamment les châteaux de Vollore, Montmorin, Châteauneuf et Villeneuve.

La famille d'Aurelle, famille subsistante de la noblesse française, est autorisée à relever le nom par ordonnance du roi Louis XVIII en date du , après le mariage de Jean Simon Narcisse d'Aurelle des Cornais et Louise de Montmorin de Saint-Hérem en 1807.. La famille d'Aurelle descend de Pons Aurèle qui fut anobli en 1612.

Filiation

Selon Jean Du Bouchet (1599-1684), suivi par Moréri, le Père Anselme, La Chesnaye des Bois et Jean-Baptiste Bouillet, les Montmorin auraient commencé — sous toute réserve — avec Calixte (fl. 954, sous le roi Lothaire, dans la moitié du siècle ; de toute façon, les Montmorin ont une origine vraiment ancienne, cités dans les cartulaires de Sauxillanges et de Brioude) ; Père d'Hugues (cité avec son père dans une charte de Sauxillanges) ; Père d'Étienne († le selon l'obituaire de Sauxillanges) ; Père de Calixte II († 1097) ; Père de Pons, Calixte, et d'Hugues II (fl. 1119) ; Suivi d'Hugues III, croisé avec Louis VII en 1147, et de Calixte III, qui accorda privilèges et franchises aux habitants de Montmorin en , et eut de sa femme Jacobée : Cirie, Simon, et l'aîné :

Hugues IV (il confirme en 1261 la charte de son père ; † vers 1277), époux de Béatrix de Mercœur († ap. 1291), fille de Guillaume de Mercœur de Gerzat et de Dauphine de Ventadour, fille d'Ebles V de Ventadour et Marie de Limoges, d'où : Alasie (x 1277 Guillaume de Neyrac de Bellerive), et :

Hugues V († ap. 1292). Il fait hommage de sa terre à l'évêque de Clermont en 1287), et, de sa femme Bompare, il a : Gérard († ap. 1328), sgr. d'Auzon et de Rilhac, x 1° Guigonne, dame d'Arlanc († av. 1317 ; veuve d'Etienne de Vissac), et 2° Gaillarde de Montal. Sans postérité ; Hugues, chanoine de Brioude, doyen de St-Cerneuf de Billom en 1327/1328, teste en 1347/1348 ; Guy (fl. 1326) ; Jean, prieur de St-Didier, † assassiné en 1344 ; Bompare, x 1318 Guillaume de Neyrac de Pontgibaud ; Bompar († 1337), qui confirma les privilèges de Montmorin en , devint bailli de Meaux, et maria Françoise, fille du chancelier Pierre Flote, dont : Bompare (x Jean de Rochefort de La Roche) ; Blanche (x Hugues de Bohan/de Boham/de Bohenc de la Rochette) ; Béatrix (x 1337 Guillaume du Château de Montagne) ; Marguerite, religieuse à Blesle ; Thomas Taurin, seigneur de Montmorillon, Auzon, Rillac et Massiac. Combattant au siège de St-Jean d'Angély en 1351 et à Poitiers en 1356, prisonnier des Anglais en 1356-57, il teste en 1360. Son scel de arbore l'écu semé de molettes, portant un lion, au cimier à la tête de lion entre deux oreilles d'âne, et son contre-scel porte un écu surmonté d'une tête humaine en face, les cheveux épars. De sa femme Algaye, mariée en 1349, fille d'Amalric de Narbonne-Talairan et Naude de Clermont, Guillaume, doyen de Brioude (fl. 1388, 1414) ; Thomas, prieur de Montluçon, et de Sauriac en 1408 ; Isabeau, x Jean de Bonnebaut de la Condamine en Bourbonnais ; Gérard [posthume ; x 1393 Philippe d'Anlezy, Pierre, Jeanne de Montmorin, mariée à Jean de Balore de Tressy en Bourgogne] Geoffroy († ap. 1417), un fidèle du duc Jean de Berry, comte et duc d'Auvergne ; x 1° 1368 Dauphine, dame de St-Hérem en partieCompains, village du Cézallier, fille de Guillaume de T(h)inières et Mardoigne et d'Agnès de Montal (Montal ?), puis x 2° 1393 Blanche, dame de Prades, fille d'Albert Aycelin de Lopsat/Lugeac et Bérengère de Montlaur (à Mayres et Coucouron), dont (du 1°) : Geoffroy, chanoine de Brioude, abbé de Thiern en 1420 (le Moûtier ?) ; Jean († v. 1448), chanoine-comte de Lyon, doyen de Brioude en 1438, prieur de St-Gilles de Surgères (St-Gilles ?), évêque d'Agde en 1440-1448, maître des Requêtes ; Jacques de Montmorin, sire d'Auzon et de Rillac, bailli de Saint-Pierre-le-Moûtier après son frère aîné Pierre, auteur de la branche de Saint-Hérem ci-dessous ; Algaye, x 1388 Armand de St-Nectaire ; Marguerite († en octobre 1415 ; x Pierre de La Que(u)ille de Châteauneuf-du-Drac) ; deux religieuses : Agnès (à Blesle) et Alixent (à Beaumont) ; et l'aîné :

Pierre, sire de Montmorin, La Bastie (tous ses successeurs jusqu'à Louis ci-dessous sont dits seigneurs de la Bastie : où ?) etc., bailli de St-Pierre-le-Moûtier, chambellan de Charles VII qui le gratifie en 1420, 1423 et 1425, adoubé chevalier au siège de Bayonne en 1451, marié en 1409 à Isabeau, dame de Nades et d'Espinasse, fille de Jean de Chauvigny de Nades et de Catherine de Bressolles de Montmorillon de St-Clément, d'où : Jean, sgr. de Nades, de Chouvigny et d'Espinasse, marié 1° (1455) avec Artuse, fille de Jacques de Lavieu-Feugerolles et Jeanne Cassinel : d'où la branche de Nades, continuée par leur fils Charles de Montmorin († av. 1498), frère d'Isabeau de Montmorin (x (1492) Guillaume de Villelume de La Roche-Othon) et mari de Gabrielle d'Aubierre/d'Aubières, et terminée dans les mâles avec le fils desdits Charles et Gabrielle, Annet de Montmorin († v. 1555 ; x 1512 Marie Bohier), gouverneur du Bourbonnais, lui-même père de deux filles : - Françoise de Montmorin, dame de Nades, de Chouvigny et d'Espinasse (x 1543 Jean Motier de La Fayette de Hautefeuille), et - Claude/Catherine de Montmorin, dame d'Aubière (x 1542 Gilbert/Jean de Jarrie de Clairavaux) ; Annet, abbé de Manlieu, prieur du Port-Dieu en 1463 ; Marguerite, x Charles de Marzé (en BeaujolaisMarzé, par Antoine Vachez) de Grisieu ; Anne, x Jean de Cros de Currèze ; et l'aîné :

Charles († en ; fils aîné de Pierre), x 1445 Philippe (prénom alors épicène ; † en ), dame du Chastelard, fille de Jean de Lespinasse de Changy (à St-Forgeux, St-Germain, Noailly, Lespinasse, Changy ; par ailleurs, cette famille eut aussi Lespinasse à St-Beauzire) et de Jeanne/Blanche Dauphine de St-Ilpize, Jaligny et Combronde, d'où : Antoine du Châtelard, abbé de Manlieu, prieur de Camargues, du Port-Dieu, de Ste-Gemme, doyen de Clermont en 1507 ; Anne, x 1475 Henri d'Albon de St-Forgeux ; Antoinette, x son cousin Antoine de St-Nectaire ; et l'aîné :

Jacques (il teste en ), sgr. de Montmorin, La Bastie, St-Clément et du Chastelard, x 1484 Anne, fille de Jean de Montboissier et d'Isabeau de Beaufort, d'où : Guillaume (sans alliance) ; Hector, doyen d'Autun en 1552 ; Jeanne, x 1506 François de Léotoing de Montgon ; Françoise, x Jacques de Montagu de St-Vincent ; et :

Antoine († ap. 1510), fils de Jacques et frère puîné de Guillaume, fait hommage du Chastelard à la duchesse de Bourbon en ; x 1502 Marguerite, fille de Pierre de La Guiche et Françoise de Chazeron, dont : Anne, x Christophe Calard de Fressonnet ; Marquise, prieure d'Estelle, et deux frères :

- Hector († à Blois le ), chevalier de St-Michel, maître d'Hôtel, capitaine des Gardes de la reine Catherine ; x Anne, fille de Jean de St-Nectaire de Fontenille : leurs enfants meurent sans postérité, dont François (x Charlotte de Beaufort-Montboissier), et Anne (x Jean Motier de Champétières) ;

- et Jacques II, son frère cadet, héritier de son neveu François ; Premier écuyer de la reine Louise, chevalier de l'Ordre du Roi ; x Gilberte de Marconnay Marconnay, corrigé par Marconnay : il semble que ce soit une famille bourguignonne-bourbonnaise, et non pas la famille poitevine. homonyme) de Montaret, veuve de Gabriel de Chazeron, d'où : François, tué à Fontarabie ; Jean-François, chevalier de Malte, † à Nordlingen en ; Françoise, supérieure de l'Annonciation de Bourbon-Lancy ; Marie-Françoise, supérieure de Villevallez ; et deux frères (?) :

- Mathieu († 1634 ; fils aîné ?), x Charlotte, dame de Jeu (Jeu ?), fille de Jean Fradet des Granges : Parents de Marie (religieuse à Bonnesaignes), et de Marie-Claude de Montmorin (x 1649 Nicolas d'Arconsel, baron de Sarsé : Arconsat et Sarcey ?) ;

- et Louis († 1622 ; frère cadet de Mathieu ? Jean-Baptiste Bouillet, dans son Nobiliaire d'Auvergne, organise autrement la généalogie : Louis est certes le fils de Jacques II, mais Mathieu est le fils aîné de Louis, et donc le frère aîné de Gilbert qui suit, et pas celui dudit Louis), x Marie de Beaufort-Canillac, dont : Anne († 1683), qui succède comme abbesse de Bonnesaignes (1651) à sa tante Gabrielle de Beaufort, et qui hérite aussi du prieuré de Villevallez ; Marie-Françoise, prieure de Champagnac (Champagnac ?) ; et :

Gilbert de Montmorin, sire de Montaret, gouverneur de Verdun-sur-Saône, tué à Nordlingen en août 1645 ; x Anne d'Oisilier, d'où : Claude-Gabriel († jeune) ; Armand de Montmorin († le ), abbé de St-Pierre de Vienne, évêque de Die en 1687-94 et de Vienne en 1694-1713 ; Marie-Françoise, x 1666 Jean-Frédéric de Gamaches de Château-Mélian.

Fin de la branche aînée des Montmorin. Dès le 13 juillet 1628, Marie de Beaufort-Canillac, veuve de Louis de Montmorin, avait cédé contre livres les droits sur les terre et seigneurie-baronnie de Montmorin à Clauda de Chazeron, dame de Vollore, la Molière et la Chassa(i)gne (cf. Glaine > la Molière), veuve en 1593 de Gaspard II de Montmorin-St-Hérem (branche cadette des Montmorin, issue de Jacques ci-dessus), sous le prétexte qu'il n'y avait plus dans la branche aînée des Montmorin de mâles pouvant assurer une succession masculine (agnatique), en fait plutôt pour un besoin d'argent suscité par des dettes. Un rameau puîné des Montmorin de St-Hérem héritera donc de Montmorin et du titre de seigneur, puis comte de Montmorin (cf. le tableau ci-dessous) :

Gilbert-Gaspard († le 27 février 1660), sire de St-Herem, Vollore, la Molière et la Chassa(i)gne, héritier de Montmorin, fils de Gaspard II et Clauda de Chazeron, épouse Catherine († le 24 septembre 1635), fille de Philippe de Castille de Chenoise. Leur fils puîné Edouard hérite de Montmorin :

Edouard, seigneur de Montmorin, la Chassa(i)gne (probablement à Glaine, comme la Molière), Se(y)miers, Gensac, capitaine de cavalerie ; époux (1655) de Marie, fille de Gilbert de Champfeu et Marie d'Aubigny de Gensac, veuve de Gilbert de Chabannes de Pionsac, d'où : Anne, abbesse de Clavas en Vivarais ; Françoise, religieuse à Ste-Marie de Thiern ; Anne, femme du marquis d'Espinchal ; et :

Joseph-Gaspard (né v. 1657-† le 7 novembre 1723), sire de Montmorin, Cornette-blanche du Régiment Colonel, x 1684 Louise-Françoise de Bigny († le 28 novembre 1700), dame d'Ainay-le-Vieil, St-Amand, Maulnes et du/de Colombier, fille de Louis-Armand de Bigny d'Ainay et d'Isabeau de Châteaubodeau : à la mort de sa femme en 1700, il embrasse l'état ecclésiastique et devient Grand-vicaire de Vienne puis évêque d'Aire en 1710/1711. Leurs enfants furent : Edouard (1689-), capitaine de cavalerie ; Gilbert-Gaspad (1691-1770), docteur en Théologie de la Faculté de Paris, successeur de son père à l'évêché d'Aire en 1723, évêque et duc-et-pair de Langres en 1734, commandeur du St-Esprit en 1742 ; Thomas (1693-† le ), docteur en Sorbonne (Théologie), abbé de Bonnevaux, député de la Province d'Auch à l'Assemblée du Clergé ; Anne (née le ), abbesse de Clavas où sa sœur Marie-Amable (née le ) est religieuse ; Louise-Claire, abbesse de Mercoire au diocèse de Mende en 1729-39, puis de Port-Royal de Paris en 1741-42 et de Fontevrault en 1742-53 ; Catherine, abbesse de Charenton en Berry, puis de Jouarre en 1738-89, et de Montreuil-les-Dames sous Laon ; et deux frères :