vignette|Célébration de la Hanukkah en Pologne. Le philosémitisme est en principe une attitude favorable envers les Juifs, en raison de leur religion, de qualités attribuées collectivement aux Juifs, et de leur statut de peuple élu de Dieu, selon les différentes religions issues de la Bible. Toutefois, ce terme et son acception comportent différentes ambiguïtés.

Tentatives de définition

La définition du terme « philosémitisme » est tout à fait problématique, elle engendre un ensemble de questions difficiles à résoudre : de qui parle-t-on en parlant des Juifs ? S’agit-il d’une religion ? D’un peuple ? Rudolph M. Loewensteincité par A. Edelstein, 1982, p. 11 dit qu’il n’y a pas de définition précise de l’antisémitisme, mais il y a un consensus en ce qui concerne ses symptômes — la même chose peut être dite sur le philosémitisme. Le préjugé concernant la particularité des Juifs ne se réduit pas à une caractéristique, mais est un composé assez complexe et non homogène.

Edelstein propose une définition suivante de ce phénomène (fondée sur la négation d’une des définitions de l’antisémitisme) : « Un sentiment ou une action qui soutient ou qui protège des personnes que l’on appelle Juifs, sur les fondements du fait que ces personnes, en vertu de leur judaïté, possèdent des qualités désirables. » ()

La version « forte » du philosémitisme entraîne l’identification historique avec les Juifs (manifestée à travers les actions pro-juives, allant jusqu’à la conversion au judaïsme) ; sa version « faible » est un anti-antisémitisme.

Histoire Malgré la façon dédaigneuse dont la communauté juive était souvent vue dans l’Antiquité, à cause de leur refus d'abandonner leur Dieu et de révérer l'Empereur comme un dieu, les Juifs avaient une certaine « force d’attraction » L. H. Feldman, 1992. . Selon les historiens de l’Antiquité, Pythagore fut un grand admirateur du judaïsme, et adopta certains préceptes de la loi juive dans sa philosophieOrigène, Contre Celse, se référant à Hermippus. L’historien Mégasthène et le philosophe Théophraste « parlent des Juifs […] comme des philosophes par naissance, en trouvant dans la loi juive une sorte de correspondance aux Lois de Platon » (livre 12) p. 203 de Feldman 1992. On cite Aristote considérant les Juifs comme descendant des philosophes indiens. .

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Mark Twain a écrit un essai très philosémite nommé "Concerning the Jews" (À propos des Juifs) Graham Marsh, Paul Trynka et June Marsh, Denim : l'épopée illustrée d'un tissu de légende, Paris, Ed. du Collectionneur, 2003, , ..

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Notes et références

Bibliographie Sources primaires Léon Bloy, Le Salut par les Juifs

Sources secondaires Alain Edelstein, An Unacknowledged Harmony, Philosemitism and the Survival of European Jewry, Greenwood Press, London, 1982. Hannah Arendt, Les origines du totalitarisme (éd. originale: New York: Harcourt Brace Jovanovich, 1979). Louis H. Feldman, Jew & Gentle in the Ancient World, chapitre « The Attractions of the Jews : the Cardinal Virtuess », Princeton University Press, 1992. Artur Sandauer, O sytuacji pisarza polskiego pochodzenia żydowskiego w XX wieku (rzecz, którą nie ja powinienem był napisać...), Czytelnik, 1982. Simon Epstein, Un paradoxe français (Éditions Albin Michel, 2008) Olivier Rota propose une autre approche du philosémitisme dans « Dépasser les cadres du philosémitisme. La vision œcuménique de Paul Démann », paru dans Archives juives, 2007, /1, . Voir aussi Serment more judaico Sionisme chrétien Abbé Grégoire (1750-1831), Essai sur la régénération... (1778), Histoire des Juifs en Lorraine Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau (1749-1791), Sur Moses Mendelssohn... (1788) , projet de normalisation du statut civique des Juifs (Jew Bill), voté puis annulé Question juive

Catégorie:Antisémitisme