Ernest Hollander, né le à Altona et mort le à Paris, est un homme de lettres et fonctionnaire français d'origine allemande.
Biographie
Né le à Altona, dans le duché de Holstein, qui dépendait alors du Danemark tout en appartenant à la Confédération germanique, Ernest Hollander est le fils de Jacob-Éléazar (Jacques-Édouard) Hollander (1790-1873), un négociant allemand, et de Désirée Worms de Romilly (1797-1874)Dossier de la base Léonore (cf. Liens externes)., fille du banquier parisien Olry Worms de Romilly.
Ernest est encore très jeune quand sa famille émigre en France. Élève du collège Henri IV, où il distingue dès la classe de troisième en remportant le deuxième prix d'Histoire au concours général de 1844Le Constitutionnel, 14 août 1844, ., il obtient par la suite une licence en droit.
Entre 1849 et , Ernest Hollander de Romilly est chef de cabinet à la préfecture du Gers puis à celle d'Eure-et-Loir. À la fin de l'année 1852, il est naturalisé français à la suite de son père. Deux ans plus tard, « pour être agréable à ses oncles » maternels (Emmanuel, Félix et ), il renonce à ajouter « de Romilly » à son patronyme.
En 1855, il publie chez Firmin Didot la première traduction complète des comédies du dramaturge espagnol Leandro Fernández de MoratínL'Assemblée nationale, 11 mai 1855, .
La même année, il a été nommé chancelier dans un consulat au PérouJoseph-Marie Quérard, Le Quérard, Paris, 1855, .. Tombé malade, il est mis en disponibilité en 1857. L'année suivante, il publie La Turquie devant l'opinion publique, où il prend la défense de l'Empire ottoman. Il collabore ensuite à La Mode illustréeLe Siècle, 15 février 1860, ..
En 1860, il entre au ministère de l'Intérieur, d'abord en tant que commis principal, puis comme sous-chef de bureau. Le , lors de la suppression de la direction de la presseJournal des débats, 30 décembre 1864, ., Hollander devient le chef du bureau, chargé de l'examen et de la traduction de la presse étrangère, sous la direction de M. Perret, chef de cabinet du ministreBulletin officiel du ministère de l'Intérieur, 1865, .. Par décret du , il est nommé chevalier de la Légion d'honneur. Ayant démissionné de son poste au ministère pour raisons de santéLa Situation, 19 juin 1867, ., il est remplacé le par Ernest-Joseph SirouyBulletin officiel du ministère de l'Intérieur, 1866, ..
Au début de l'année suivante, Hollander est chargé de créer un nouveau journal officieux qui a pour but de mener une propagande anti-prussienne et de prendre la défense des intérêts de Georges V de Hanovre. Envoyé auprès de ce dernier, qui vit en exil près de Vienne, Hollander obtient une somme francs pour fonder La Situation, dont il devient le directeur-gérantOskar von Meding, De Sadowa à Sedan. Mémoires d'un ambassadeur secret aux Tuileries, feuilleton de L'Événement du 4 février 1885, ..
Souffrant de phtisie pulmonaire, Ernest Hollander meurt le à son domicile du de la rue Chauveau-LagardeArchives de Paris, état civil du 8 arrondissement, registre des décès de 1867, acte (vue 7 sur 31).. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ( division).
Références
Voir aussi Œuvres Théâtre espagnol. Les Comédies de Don Leandro Fernandez de Moratin, traduites pour la première fois d'une manière complète par Ernest Hollander, Paris, Firmin Didot, 1855, 635 p. (consultable en ligne sur Google Livres). La Turquie devant l'opinion publique, Paris, Firmin Didot, 1858, 167 p. (consultable en ligne sur Google Livres).
Liens externes
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