vignette|Adolf Hitler se rend à la journée nationale du Travail, au Lustgarten à Berlin le 1er mai 1933.
La Fête nationale du peuple allemand, ou journée nationale du travail est sous le Troisième Reich à partir de 1934 la célébration qui remplace la journée internationale des travailleurs du . Le parti nazi (NSDAP) transforme la journée de lutte de la classe ouvrière internationale en fête nationale du peuple allemand, et rend le férié. Dès 1933, la célébration est liée à l'écrasement des syndicats libres - ainsi, les centrales syndicales sont occupées par l'organisation des cellules d'entreprises national-socialistes (NSBO), la Sturmabteilung (SA) et la Schutzstaffel (SS) le .
Contexte Lors des négociations entre la NSBO et les syndicats libres, les nationaux-socialistes n'avaient laissé aucun doute sur le fait qu'une organisation de travailleurs aurait à l'avenir un tout autre visage. Par exemple, il n'y aurait plus d'élection de fonctionnaires et les conventions collectives entre employeurs et employés feraient partie du passé. L'État serait responsable de la question des salaires.
En , les élections aux comités d'entreprise ne reflètent pas le changement politique en cours, et les syndicats libres restent de loin l'organisation la plus puissante. Joseph Goebbels note dans son journal au : .
Le , Robert Ley et Goebbels sollicitent Adolf Hitler à l'Obersalzberg et reçoivent son approbation. Goebbels note le lendemain : .
Dans un premier temps, le bureau exécutif fédéral de l'Allgemeiner Deutscher Gewerkschaftsbund, la confédération allemande des syndicats accueille favorablement la décision du gouvernement de faire du un jour férié et appelle les syndicalistes .
Célébration du Festivités vignette|Hindenburg et Hitler lors de la fête nationale du travail en 1933. Les célébrations du sont planifiées par le NSDAP comme un événement de propagande majeur. Les responsables du parti sont chargés d'organiser de grands rassemblements dans tout le Reich. Pour Berlin, Albert Speer conçoit une composition de trois fois trois grands drapeaux, dont six mesurent 15 mètres de long, accrochés à des mâts derrière une tribune. Au milieu se trouve une plate-forme surélevée pour Hitler.
Le matin, des centaines de milliers de jeunes se rassemblent dans le Lustgarten de Berlin. Des chanteurs ont repris des chansons nationales, devant Joseph Goebbels et le président du Reich Paul von Hindenburg, ce dernier déclarant : . Hitler appelle ensuite les jeunes Allemands à une triple acclamation pour le .
Vers midi, des délégations de travailleurs de toute l'Allemagne arrivent par avion à l'aérodrome de Tempelhof et sont accueillies par Hitler et Hindenburg. Plus d'un million de spectateurs participent au rassemblement, dont de nombreux membres de l'ADGB, qui avaient suivi l'appel de la direction du syndicat.
Adolf Hitler invoque la communauté nationale, la Volksgemeinschaft comme nécessaire contrepoids aux luttes de classes, à la propriété et à la poursuite de l'intérêt individuel : .
Démantèlement des syndicats Un jour plus tard, comme prévu, les centres syndicaux, les rédactions des journaux syndicaux ainsi que leurs autres institutions sont occupés. La police n'intervient pas, et l'ensemble des biens des syndicats sont confisqués, un certain nombre de syndicalistes de premier plan placés en détention préventive. Plusieurs syndicalistes décèdent à Neheim et Duisbourg. La plupart des syndicalistes arrêtés sont libérés quelques semaines plus tard, et se voient proposer de travailler sous le contrôle du NSBO. Dans les jours suivent, les syndicats restants se soumettent au comité d'action, ce qui donne progressivement naissance au Front du Travail allemand, le deutsche Arbeitsfront le .
Bibliographie . .
Notes et références
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