vignette| Réplique du Santa Maria, le plus grand des navires commandés par Christophe Colomb en 1492, dans le port de Funchal.

est le nom générique donné en portugais aux grands navires d'une capacité de , utilisés au dans les grands voyages, ce que l'on nomme en français « caraque ». Dans plusieurs documents historiques, le navire apparaît avec le nom de nave (du latin navis, « navire »), un terme utilisé presque toujours entre 1211 et 1428. Le terme embarcação est son opposé, s'appliquant à des bateaux de plus petites proportions, utilisés sur de courtes distances.

Moyen Âge La nau existe au Portugal dès le Moyen Âge mais n'y atteint pas les dimensions des nefs vénitiennes ou génoises. C'est le gros bateau par excellence, celui qu'on utilise pour le voyage annuel aux Indes orientales.

À l'ère des Grandes découvertes, une évolution se produit dans les types de navires utilisés. La barca, destinée au cabotage et à la pêche, est encore utilisée à l'époque de Gil Eanes ; quand il double Cap Boujdour en 1434, et elle est remplacée par la caravela.

Au Bas Moyen Âge, plus précisément entre le et la première moitié du , les navires sont encore techniquement éloignés de ce qu'ils seront aux Découvertes : ils sont essentiellement utilisés pour transporter des marchandises depuis et vers les ports de Flandre, dans le nord de l'Europe, la péninsule italienne, la mer Méditerranée.

droite|vignette|Carracas portuguesas : navires de charge et de guerre employés à la fin des . Au centre, le grand navire Santa Catarina do Monte Sinai, construit en 1512. Ces navires, depuis la période des premiers navires océaniques comme la Santa Maria, ont fait l'objet d'énormes développements et leurs tailles se sont accrues en peu de temps — en particulier au Portugal, en raison du conflit armé dans l'océan Indien, des grandes cargaisons et des longues distances parcourues.

À l'époque de Fernando I du Portugal, la marine se développe. En raison de la piraterie qui sévit sur les côtes portugaises et de l'effort national pour créer une armada pour la combattre, les navires sont de plus en plus utilisés pour le conflit armé. À cette époque, les bocas-de-fogo sont introduites, ce qui conduit à la classification des navires selon leur puissance d'artillerie : les (100 à 120 bouches à feu), (80 bouches à feu), etc. La capacité de transport des navires augmente également, atteignant deux cents tonnes au et cinq cents au siècle suivant.

La transition de la navigation côtière, à la navigation océanique, nécessite d'adapter les navires aux nouvelles connaissances nautiques et géographiques. Au fur et à mesure que le commerce maritime se développe et qu'il devient nécessaire d'augmenter la capacité de transport de marchandises, d'armements, de marins et de soldats, les caractéristiques des navires sont modifiées. Des apparaissent alors, et plus tard, des .

Époque moderne En 1492, Christophe Colomb part depuis les Canaries pour découvrir l'Amérique avec la Santa Maria, la caravela redonda Pinta et la Niña. En 1497, Vasco de Gama part pour l'Inde avec trois et une .

Contrairement aux caravelles, aux galions et aux galères, les ont généralement deux ponts.

Au temps de Fernando Oliveira, elle déplace . C'est un navire de haut bord relativement court, à trois couvertes ou ponts, à voiles carrées pour le grand mât et le traquete et triangulaires pour la misaine. Au milieu du , apparaît une voile carrée sur le mât arrière et parfois un mât de contre-misaine ou contre-artimon. La coque, relevée à l'avant et à l'arrière, abrite des châteaux : dans le château arrière logent les riches passagers.

Au , elles ont un tonnage d'au moins 500 et, selon le témoignage du père , dans son livre Livro da Fábrica das Naus, au milieu de ce siècle, les navires armés sont d'un tonnage croissant, atteignant pour les navires effectuant la , liaison maritime annuelle entre Lisbonne et Goa.

Voir aussi

Navires noirs

Notes et références

Bibliographie .

Liens externes O Livro da fábrica das naus no contexto da construção naval oceânica do século XVI (Fernando Oliveira: um humanista genial), por Filipe Vieira de Castro, 2010 O traçado das naus e galeões portugueses de 1550-80 a 1640, por João da Gama Pimentel Barata, ars nautica - International Committee for the History of Nautical Science, Coimbra, 1970 Reconstrução Virtual de uma Nau Quinhentista. FCT Report, 2010, por Filipe Castro, Tomás Vacas, Nuno Fonseca e T. A. Santos, Instituto Superior Técnico, Lisboa Levantamento das características náuticas de uma Nau Quinhentista, por Filipe Castro, Tomás Vacas, Nuno Fonseca e T. A. Santos, Actas das X Jornadas Técnicas de Eng. Naval (Inovação e Desenvolvimento nas Actividades Marítimas, 2006.

* Catégorie:Type de voilier Catégorie:Type de bateaux Catégorie:Vocabulaire maritime Catégorie:Invention portugaise Catégorie:Histoire maritime Catégorie:Type de bateaux d'Europe du Sud