Jacques Brunot, né le à Chagny (Saône-et-Loire) et mort le à Marseille, (Bouches-du-Rhône), est un général de brigade français .

Jacques Brunotles éléments de cette biographie ont été rassemblés par son arrière-arrière-petite-nièce Monique Andrivet (1925-2018) dans le cadre de la monographie consacrée à son arrière-grand-père Jean-François Nicot, neveu de Jacques Brunot, et que celle-ci a rédigée de 1987 à 1989 (collection privée) est le fils de Claude Brunot et d'Anne Prudhon. Il est orphelin de père à l'âge de 13 ans.

Engagé à l'âge de 15 ans dans l'armée napoléonienne, il y franchit tous les grades, s'illustre dans la campagne d'Espagne entre 1823 et 1828, puis participe comme colonel de 1855 à 1856 à la guerre de Crimée. Il finit sa carrière comme général de brigade chargé de l'inspection générale des troupes stationnées aux colonies.

Biographie Premier Empire Il fait partie des jeunes conscrits Marie-Louise de la levée en masse de 1814 en s'engageant dans l'Armée du Rhin. Il participe la même année au blocus du fort de Kehl.

Seconde Restauration thumb|Prise du fort du Trocadero (1823) En 1816, il est transféré dans la légion de Département de Saône-et-Loire. En 1820, il est stationné à Thionville.

De 1823 à 1828, il participe, avec son régiment devenu le 36e de ligne, à la campagne française de 1823. Lors de la bataille du Trocadéro, il est l'un des premiers à entrer dans le village Trocadero et fait preuve au combat, selon son livret militaire, d'intelligence et de bravoure.

La même année, il obtient le grade de sous-lieutenant.

Monarchie de Juillet Il est nommé lieutenant le et promu capitaine le .

Il épouse Marie Colombe Aglaé Goy (1819-1885) le à Terre-de-Bas en Guadeloupe, dont il aura deux enfants : Napoléon François Ernest Brunot (1839)Le 3 décembre 1850, celui-ci obtiendra une 1/2 bourse de concession en tant qu'élève du collège de Rochefort et fils de militaire Article du journal La Gazette nationale ou le Moniteur universel du 5 décembre 1850, page 2, qui deviendra Lieutenant Colonel de l'Infanterie de Marine et Marie Amélie Brunot (1846).

En 1840, il est promu majorin Gazette nationale ou le Moniteur universel du 11 octobre 1840, page 1 et chef de bataillon.

Muté dans l'Infanterie de Marine en 1841, il est rattaché au 2e régiment d'infanterie de marine à la Martinique.

En 1844, il accède au grade de Lieutenant-colonelLire La Gazette nationale ou le Moniteur universel du 7 juillet 1844, page 1.

En 1847, il commande le détachement du 3e régiment d'infanterie de marine à l'Ile Bourbon.

Deuxième République De 1849 à 1852, il estpar arrêté du Président de la république du 26 janvier 1849, lire dans le journal La Presse du 3 février 1849, page 2 chef de corps, en qualité de colonel, du RIMa (3e régiment d'infanterie de marine) à Toulon. Il fait des séjours répétés à la Guadeloupe, à la Martinique où il est nommé Commandant militaire le Journal de L’Assemblée nationale du 10 janvier 1853, page 2 puis Gouverneur de la Martinique par intérim de juillet Lire l'article relatant le départ du contre-amiral Auguste-Nicolas Vaillant après la cérémonie de succession avec le colonel Brunot Journal Le Constitutionnel du 22 août 1853 à septembre 1853 et à la Réunion.

Second Empire Le , à l'occasion de la célébration de la fête de Napoléon III, le gouverneur par intérim de la Martinique remet solennellement les médailles en or décernées par le ministre à la mère supérieure et aux quatre religieuses hospitalières des Sœurs de Saint-Paul de Chartres pour leur action contre l'épidémie de fièvre jaune de 1852Article du journal Gazette nationale ou le Moniteur universel du 23 septembre 1853, page 1.

De 1855 à 1856, il participe à la guerre de Crimée. Avant d'embarquer, il fait escale à Marseille le avec son bataillonArticle du journal Gazette du Midi du 13 octobre 1855, page 2.

En 1857, il est Commandant du 4e régiment d'infanterie de marine de Toulon.

Il est successivement fait Chevalier (1833), Officier (1850), puis Commandeur (1855Journal des villes et des campagnes du 17 août 1855, page 3) de la Légion d’Honneur. Il reçoit la Médaille de Sainte-Hélène en 1858médaille commémorative instituée en 1857 par Napoléon III pour récompenser les militaires ayant combattu entre 1792 et 1815.

Le , en permission dans son village natal Chagny, il assiste au service funèbre célébré à la mémoire de Napoléon Ier au nom des médaillés de Sainte-HélèneArticle du journal Courrier de Saône-et-Loire du 15 mai 1858, page 2.

Le , il obtient le grade de général de brigade et est nommé Inspecteur général adjoint des troupes de l'infanterie de marineA lire dans le Journal des villes et des campagnes du 2 septembre 1858, page 2, la parution du décret du 28 août.

En 1860, il est muté à l'État-Major de l'Infanterie de Marine en tant qu'Inspecteur général adjoint de l'arme auprès du général Barolet de Puligni.

Le à Toulon, il débarque de la frégate La Cérès en provenance de Cayenne et des AntillesArticle du journal Le Sémaphore de Marseille du 24 juillet 1861, page 2.

Courant 1864Journal La Comédie du 1er mai 1864, page 8, il assiste, en compagnie du préfet maritime de Brest Louis Henri de Gueydon, du général Agathon Hennique, à une représentation du théâtre de Brest donnée en l'honneur des troupes des corps expéditionnaires.

Troisième République Il déménage de Brest à Marseille en mai 1877. À sa demande, il est admis à la retraite le Annonce du journal Les Tablettes des Deux-Charentes du 16 octobre 1878, page 2.

Il meurtAnnonce du journal Le Petit Provençal du 1er septembre 1883, page 4 chez lui, 2 rue Clapier à Marseille le Annonce nécrologique dans le journal Le Petit Marseillais du 1er septembre 1883, page 4Sur la demande des familles Brunot et Didier, une messe est dite, pour le repos de son âme, 8 jours plus tard, le 8 septembre à 9h en Église Saint-Vincent-de-Paul de Marseille Annonce du journal Le Petit Marseillais du 6 septembre 1883, page 4. Son épouse Marie-Aglaë Brunot y décède le Annonce nécrologique du journal Le Petit Marseillais du 6 janvier 1886, page 4.

Liens familiaux thumb|Medaille sainte helene 1857 Il était le grand-père de Richard Brunot (1883-1958), sénateur et gouverneur général des coloniesSite internet du Sénat.

Il était le beau-père de Marie d'Agon de la Contrie, femme de lettres.

Il était l'oncle de Jean-François Nicot, auteur et pédagogue.

Honneurs

Liste des médaillés de Ste-Hélène répertoriés

Notes et références

Liens externes

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