La présence de Juifs à Końskie remonte au siècle, mais leur importance pour la ville date du et début du siècle, où ils possèdent de nombreuses usines et la majorité des commerces. Dans l'entre-deux-guerres, leur nombre dépasse soit plus de 60% de la population de la ville. La communauté juive est anéantie pendant la Seconde Guerre mondiale. Les Allemands, après avoir parqué les Juifs de Końskie dans un ghetto, les transfèrent en au camp d'extermination de Treblinka où ils sont assassinés.

Końskie (russe : Koinsk, yiddish : Kinsk- קינצק / קינסק) est une ville du sud-est de la Pologne, dans la voïvodie de Sainte-Croix. Située à environ au nord de Kielce, Końskie a été aux un important centre sidérurgique. Elle compte actuellement un peu moins de .

Histoire de la communauté juive Les débuts de l'implantation des Juifs à Końskie Les premières mentions de Juifs à Końskie datent de 1588, lorsque Sigismond III autorise les Juifs de Końskie à acheter de la nourriture et d'autres biens dans les villes et villages du Royaume. Ces droits sont confirmés par Ladislas IV en 1635. Les juifs reçoivent également un permis pour construire des maisons: G. Dymerska: Żydzi koneccy (Les Juifs de Końskie) ; in: Końskie. Zarys dziejów (Końskie. Un aperçu de l'histoire); sous la direction de M. Wikiera; Końskie; 1998; page: 367.

Au siècle, Końskie compte dont 164 Juifs, représentant 10,5% de la population : J. Muszyńska:’Żydzi w miastach województwa sandomierskiego i lubelskiego w XVIII (Les Juifs des villes des provinces de Sandomierz et de Lublin au siècle); Kielce; 1998; page : 184. La communauté religieuse existe probablement depuis la seconde moitié du siècle. En 1765, sur les 18 marchands juifs faisant du commerce à Francfort, il est mentionné que certains sont originaires de Końskie : J. Muszyńska: Żydzi w miastach województwa sandomierskiego i lubelskiego w XVIII; page: 142. En 1734, le montant de l’impôt par tête pour les Juifs de Końskie s’élève à 104 złotys.

La ville ne reçoit sa charte qu’en 1748. En 1759, on compte 15 maisons juives à Końskie. En 1775, les Juifs qui représentent déjà 207 feux (familles), obtiennent un permis pour une nouvelle synagogue: G. Dymerska: Żydzi koneccy; page: 368.

En 1787, le roi Stanislas II se rend à Końskie, où il est également accueilli par les Juifs. En 1790, les Juifs vivent dans onze des 212 maisons de la ville, ainsi que dans sept maisons appartenant à des catholiques : J. Muszyńska: Żydzi w miastach województwa sandomierskiego i lubelskiego w XVIII; page: 82. La communauté juive au et jusqu'à la Première Guerre mondiale En 1820, le premier rabbin de Końskie connu sous le nom de Jekutiel est un élève du Hozeh de Lublin (voyant de Lublin). Vers 1829, le poste est occupé par Mendel, puis par Joszua Kinsk. Dans la seconde moitié du siècle, Mojżesz Jechiel Ha-Lewi Staszewski est le rabbin de Końskie et en 1896 Joaw Joszua Weingarten: Konskie (Kinsk); Encyclopedia of Jewish Communities in Poland; Volume; publié par Yad Vashem; traduction en anglais par Shalom Bronstein. thumb|250px|right|Annotarg ou bazar juif

Jan Małachowski, propriétaire du domaine autour de Końskie, autorise les Juifs à s'installer sur ses terres et fixe les taxes correspondantes: M. Kulczykowski: Ze studiów nad lokacją miasta Końskich (D'après des études sur la localisation de la ville de Końskie); in: ‘’W kręgu historii, gospodarki i kultury. Studia dedykowane profesorowi J. Piwkowi’’; Ostrowiec Świętokrzyski; 20040 page: 37. En 1817, la famille Małachowski fait construire sur la place du marché un bâtiment appelé Annotarg, sorte de bazar couvert. La plupart de ces commerces sont loués à des juifs. En 1846, des échoppes de boucherie en bois sont installées rue Jatkowa, également louées par des juifs. Les Juifs vivent principalement dans les rues du centre-ville, autour de la place du marché: rue Żydowska (rue juive, devenue rue Berka Joselewicza), et les rues Pocztowa, Szewska, Warszawska, Bugaj, Piotrkowska, Zatylnia et Kazanowska. La rue Berka Joselewicz est habitée par la classe ouvrière juive.

Końskie est un centre important de l’industrie sidérurgique avec des hauts fourneaux et de nombreuses forges. Les Juifs y sont très impliqués, parmi eux, entre 1810 et 1827: Icek Rozenfeld, Mosiek Chęciński, Dawid Manowicz, Herszla Wajsman, Szmul Przednówek, Abram Jakubowicz, Herszek Cyna, Herszla Kronenblum (sous son ancien nom de: Szałowicz) et Rafał Rafałowicz: G. Dymerska: Żydzi koneccy; page: 371. Ils se sont spécialisés dans la production de briskas, calèches et chariots. Ils vendent leur production non seulement localement mais aussi dans toute la Pologne ainsi qu’en Ukraine. Au milieu du siècle, Hil Wiślicki et Welwa Neufeld sont célèbres dans le commerce du fer.

Dans les années 1860, les Juifs obtiennent des droits civils. Ils vivent à proximité de la place du marché en raison de sa position idéale pour le commerce et l’artisanat, principalement dans les rues suivantes : Berka Joselewicza (Żydowska), Krakowska, Kazanowska, Kopce, Trzeciego Maja, Nowy Świat, Jatkowa, Przechodnia, Warszawska et Małachowskiego: G. Dymerska: Ludność żydowska w Końskich w okresie międzywojennym (Population juive de Końskie dans l’entre-deux-guerres); Skarbiec Kultury Ziemi Koneie; 1996; nr 4; page : 14. Ils marquent de leur empreinte le caractère de la ville. En 1871, Końskie est décrit comme suit dans Gazeta Kielecka : [Les juifs constituent] une grosse moitié de la population, c’est pourquoi, le samedi, quand les juifs orthodoxes prient, il y a un silence solennel dans les rues de la ville, si bien que vous entendez vos propres pas résonner dans les rues vides…Les commerçants juifs sont des figures visibles dans la ville: Au centre de la ville se trouve une place plantée d'arbres, sur laquelle se dresse un bâtiment appelé ‘’pociejów’’ (bazar juif), érigé sur le modèle d'un manoir hospitalier de Varsovie, avec des boutiques juives à l'intérieur et à l'extérieur: article dans la Gazeta Kielecka : Na cmentarzu de 1871; nr: 20; page: 1. thumb|250px|right|La synagogue en bois de Końskie

La communauté religieuse de Końskie regroupe aussi les villages environnants de: Czarna, Stąporków, Krasna et Wąsosz. Dans les années 1866–1868, la direction de la synagogue est composée de: Izrael Grundman, Mosiek Wiślicki et Icek Szainfeld. Le rabbin est Mojżesz Staszowski, le ‘’hazzan’’ (chantre): Judka Dembiński, le ‘’melamed’’ (enseignant de religion): Berek Jakubowicz et le gardien de la synagogue: Icek Wajsman: G. Dymerska: Żydzi koneccy; page: 374.

La communauté possède une synagogue construite en bois comme dans de nombreux villages polonais, un ‘’heder’’ (école élémentaire religieuse) et un ‘’mikvé’’ (bain rituel). La communauté juive dispose également de son propre hôtel et de son propre hôpital. La période de l'entre-deux-guerres Pendant la Première Guerre mondiale, la situation des juifs se complique, ils sont traités comme des étrangers. Certains d'entre eux sont pris en otages comme Mojżesz Hochberg et envoyés au fin fond de la Russie. En 1918, il est décidé d’expulser de force toutes les personnes qui n'avaient pas vécu à Konskie avant le déclenchement de la guerre. En 1919, l'armée du général Józef Haller stationne à Barycz à quelques kilomètres de Konskie. Les soldats fouillent les maisons appartenant aux Juifs et confisquent les objets de valeur. Plusieurs Juifs sont battus.

Dans l'entre-deux-guerres, les Juifs participent aux élections dans la Pologne nouvellement indépendante, et en 1921, dix d’entre eux siègent au conseil municipal: G. Dymerska: Żydzi koneccy; pages: 379 et 380.

En 1925, la communauté juive de Końskie compte environ et possède une synagogue ainsi que huit maisons de prière : Archives d'État à Kielce; Bureau provincial de Kielce 1919–1939; dossier no. 1763; document 155. La communauté perçoit zlotys de contributions, zlotys de l’abattage rituel et zlotys d'autres sources, soit un total de zlotys. Le rabbin touche un salaire de zlotys. Les frais d'administration s'élèvent à zlotys. La communauté consacre zlotys à des investissements et 600 zlotys à des œuvres de bienfaisance : Archives d'État à Kielce; Bureau provincial de Kielce 1919–1939; dossier no. 1593; document 2. Le , le conseil de la communauté est élu : Archives d'État à Kielce; Bureau provincial de Kielce 1919–1939; dossier no. 1510; document 43. il comprend huit membres dont quatre sans étiquette, un mizrahi (sioniste religieux) et quatre orthodoxes.

Lors des élections de 1931, Józef Szymon Kinderlerer est élu président de la communauté et Josefat Henoch Trajman vice-président: Archives d'État à Kielce ; Bureau provincial de Kielce 1919–1939; dossier no. 1523; document 35. Lors de sa réunion du , le conseil de la communauté fixe un nouveau tarif pour les frais d'abattage rituel : celui-ci fixe le montant à 7 zlotys pour l’abattage d’un bœuf ou d’une vache, à 3 zlotys pour un veau ou une chèvre, à 0,50 zlotys pour une oie ou 0,30 si elle est destinée à l’exportation, à 0,40 zlotys pour une poule ou un canard ou 0,20 zlotys s’ils sont pour l’exportation: Archives d'État à Kielce ; Bureau provincial de Kielce 1919–1939 ; dossier no. 1689 ; document 1.

Lors des élections du conseil de la communauté du , les sans étiquette représentent 33 % des votants, les sionistes et les partisans d'Agoudat sont tous les deux aux environs de 25 % et les mizrahi ainsi que les orthodoxes font chacun 8,5 % : Archives d'État à Kielce; Bureau provincial de Kielce 1919–1939; dossier no. 3354; document 10.

À partir de 1922, Majer Wajngarten, fils de Szyja et Sura Małka et né le à Lutomersk est le rabbin de Końskie. N’ayant reçu une éducation qu’à domicile et ayant aidé son père à partir de 1911 comme rabbin assistant non officiel, sa nomination restera problématique jusqu’à ce qu’il réussisse le , un examen oral et écrit sur la connaissance de la langue polonaise devant un jury du bureau provincial de Kielce: Archives d'État à Kielce; Bureau provincial de Kielce 1919–1939; dossier no. 1743; documents 11 et 15. Le , il a est approuvé par le ministère des affaires religieuses et de l'éducation publique en tant que rabbin de Końskie. il est orthodoxe: Archives d'État à Kielce ; Bureau provincial de Kielce 1919–1939 ; dossier no. 3358 ; document 6..