Roziers-Saint-Georges (Rosiers en occitan limousin) est une commune française rurale située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Géographie Situation vignette|right|Situation de la commune de Roziers-Saint-Georges en Haute-Vienne. La commune de Roziers-Saint-Georges est située au nord-ouest du Massif central, sur les contreforts occidentaux du plateau de Millevaches. Elle se trouve dans le Sud-Est de la Haute-Vienne. Elle est à à l’est de Limoges, au sud-sud-ouest de Guéret, au nord-nord-ouest de Tulle, au nord de Brive-la-Gaillarde et environ au nord-ouest du centre géographique de la région Limousin (situé dans la commune de Châteauneuf-la-Forêt).
La commune fait partie du canton de Châteauneuf-la-Forêt, depuis 1801, et en 2015 elle intégrera le nouveau canton d'Eymoutiers. Elle fait partie de la communauté de communes Briance-Combade, depuis sa création le 11 décembre 2002, et du Pays des Monts et Barrages, depuis sa création en 1979. Elle fait aussi partie de l’aire urbaine de Limoges, depuis au moins 1999, elle en est l'une des communes limitrophes le plus à l’est avec Masléon et, depuis 2009, Linards, les seules autres communes du canton de Châteauneuf-la-Forêt à en faire partie.
La commune de Roziers-Saint-Georges a une superficie de et avait 176 habitants en 2018.
Communes limitrophes
Géologie et relief Cette notice est issue de l'étude de la carte géologique disponible sur le site www.geoportail.gouv.fr et de la notice de la carte - Saint-Léonard-de-Noblat dont fait partie la commune..
Le sol de la commune se compose de roches datant de la création du Massif central, dans les deux dernières périodes du Paléozoïque (ou ère primaire) le Carbonifère et le Permien, soit il y a de 358 à 253 millions d'années. Cette période est celle de la collision des continents qui vont former le super-continent Pangée. Seules certaines petites zones de la vallée de la Combade se compose d'alluvions récentes.
La partie principale de la commune a un sol composé de roches métamorphiques (ayant subi des variations de texture et minérale du fait de la pression et de la température). Il s’agit principalement de gneiss, une roche contenant du quartz, du mica, des feldspaths, le tout suffisamment gros pour être identifié à l'œil nu et dans une structure en feuilles successives. Il s'agit de deux variétés de gneiss : le gneiss schisteux et, dans de petites zones du gneiss ocellaire massif. Une petite zone au sud-ouest comporte de l'anatexie, un autre roche métamorphique issue elle de la fusion partielle des roches dans la croûte terrestre. Diverses autres petites zones autour du bourg et dans l'Ouest de la commune contiennent de l'amphibolite, une autre roche métamorphique.
Le reste de la commune se compose de roches plutoniques (formées en plusieurs milliers d’années par un très lent processus de refroidissement du magma en profondeur). Il s’agit notamment, sur la commune, de diorite, une roche très dure (la plus dure après le diamant), dans sa variante dite quartzique (car composée de 11 % de quartz). Elle se retrouve dans une zone du Nord de la commune à cheval, sur environ en 3 parties presque égales, sur les communes de Roziers-Saint-Georges, Masléon et Saint-Denis-des-Murs. On trouve aussi dans la commune du granite, une autre roche plutonique, dans plusieurs petites zones de quelques hectares situées à l'ouest de la commune. Plusieurs d'entre elles sont incluses dans la zone de diorite.
Le relief de Roziers-Saint-Georges se compose principalement de pentes orientées vers la Combade qui sert de limite avec Neuvic-Entier, puis traverse la commune, au nord-est, avant de servir de limite avec Masléon au nord-ouest. Le point où elle reçoit le ruisseau de la Planche Suge et quitte la commune est le point le plus bas de celle-ci (à environ . Le Sud de la commune est la partie finale d'un vaste plateau qui s'étend sur plusieurs communes. Son point le plus haut, dans la commune, est à et est le point culminant de la commune.
Hydrographie Les données sur les débits sont issues de la banque Hydro, qui regroupe les données de de mesures (dont en service) sur toute la France, dont celles sur la Combade à Masléon, au point de confluence avec la Vienne (en fonction de 1967 à 2002), et Roziers-Saint-Georges au pont de Soumagnas (en fonction depuis 2001).
La Combade marque d'abord la limite de la commune avec celle de Neuvic-Entier. Elle traverse une partie de Roziers-Saint-Georges au nord-est, avant de marquer, dans sa partie ouest, la limite avec la commune de Masléon. Sur les de ce parcours sa pente moyenne est d'environ 0,34 %. Son nom vient de l’occitan comba (vallée étroite). C'est le premier affluent important de la Vienne. La Combade mesure de long. Son bassin versant couvre . La Combade a un débit moyen de /s à Masléon et /s au pont de Soumagnas. La Combade a connu, depuis 1967, un débit maximum instantané de /s (janvier 1982) et un minimum de /s (septembre 1979). En 2011, la Combade connue sa pire année depuis 1967. Les débits moyens de six de ses douze mois (de mars à juillet et octobre) furent les plus faibles moyennes jamais calculées pour ces mêmes mois.
+ Débits moyens mensuelles de la Combade en /s (calculés le 8 octobre 2014 pour la seconde station) Situation de la station Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année Masléon 5,75 6,33 5,25 5,07 4,13 2,94 1,86 1,44 1,65 2,25 3,29 4,64 3,7 Roziers-St-Georges 5,51 6 5,02 4,84 3,95 2,86 1,78 1,38 1,5 1,99 3,05 4,4 3,51
La Combade est classée, pour la pêche, en cours d'eau de première catégorie. Cela indique que le peuplement piscicole dominant est constitué de salmonidés, notamment, pour ces deux rivières, la truite fario et l'ombre. Ces rivières sont aussi riches en goujon, des cyprinidés. La classification en première catégorie indique aussi que la pêche à l'asticot y est interdite..
La commune de Roziers-Saint-Georges est traversée par divers petits ruisseaux. Les principaux, dont les sources sont tous hors de la commune, sont le ruisseau de l'Essart () à l'est, le ruisseau de Begogne (()), au centre, et le ruisseau de la Planche Suge () à l'ouest où il marque, dans sa partie finale et principale, la limite avec la commune de Saint-Denis-des-Murs.
Paysage Les Atlas des paysages, qui sont réalisés dans toute la France, permettent de recenser et de qualifier les paysages de chaque région. Ils divisent les zones concernées en unités paysagères ayant chacune des caractéristiques propres. Ces mêmes unités paysagères sont parfois subdivisées deux parties connaissant quelques variantes.
L'Atlas des paysages du Limousin situe Roziers-Saint-Georges dans l'unité paysagère dite des Collines limousines de Vienne-Briance.. La topographie de cette unité paysagère se compose de larges plateaux coupés de vallées profondes et étroites (celles de la Combade pour la commune), Les toits des bâtiments sont traditionnellement de tuiles romaines à section semi-circulaire, utilisée sur des toitures à faible pente. L'ardoise recouvre cependant aujourd'hui de nombreux bâtiments de la commune. Dans cette moitié nord-est de cette unité paysagère, l'arbre marque le paysage, dans les bois et forêts, qui sont nombreux ainsi que dans les haies qui, comme dans tous les paysages de bocages, sont nombreuses.
Climat
Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique limousin, .. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Eymoutiers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.. Voies de communication et transports Voies routières La commune est traversée par deux départementales : la , qui relie, dans cette partie du département, Saint-Léonard-de-Noblat à la Corrèze, via Saint-Denis-des-Murs et, après Roziers, Châteauneuf-la-Forêt, Sussac et Surdoux à la limite entre la Haute-Vienne et la Corrèze ; la , qui relie Masléon à Linards. La commune accueille aussi la partie finale de la qui relie son bourg à Linards et la . La commune est traversée par de nombreuses voies communales permettant de relier tous ces villages.
Voie ferroviaire La commune n'est pas traversée par une voie de chemin de fer. Elle se trouve à de la gare la plus proche, la gare de Saint-Denis-des-Murs sur la ligne ferroviaire du Palais à Eygurande-Merlines, ligne permettant la jonction de Limoges, Saint-Léonard-de-Noblat, Eymoutiers (en Haute-Vienne), Meymac, Ussel (en Corrèze) et, via Eygurande-Merlines, Clermont-Ferrand ou Montluçon.
Transports aériens L’aéroport le plus proche est celui de Limoges-Bellegarde, à à vol d'oiseau à l'ouest - nord-ouest.
Risques naturels et technologiques La majeure partie des données reprises ici sont issues de la page Internet « Prévention des risques, mines et carrières » de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement du Limousin. et du dossier départemental des risques majeurs (DDRM) consultable sur le site de la préfecture de la Haute-Vienne.. Ne sont traités ici que les risques pouvant toucher les habitations dans la commune.
La commune est peu concernée par les risques naturels. Le risque « Inondation ». reste limité à des zones étroites et généralement inhabitées sur la Combade. Le risque « Mouvement de terrain ». reste limitée sur les berges de Combade et à quelques zones à risques d'aléas produisant des lézardes sur les murs des bâtiments, qui ne concerne que les villages de Soumagnas et de Charbonniaud. Ces zones sont classées en type de risque « faible ». Le risque « événements climatiques »., est limité, du fait du relief de la commune qui protège la majeure partie de la commune des vents venant principalement de l'ouest. La commune est cependant exposée aux tempêtes, comme celle de 1982 ou la tempête Martin de décembre 1999, deux tempêtes qui ont conduit à la prise d'arrêtés de catastrophes naturelles pour Roziers-Saint-Georges. Pour le risque « séisme ». la commune a été classée dans le zonage sismique de la France comme une commune à risque « faible », comme toutes les communes limitrophes, sauf Neuvic-Entier qui elle est classée en risque « très faible ».
La commune est aussi peu exposée aux risques technologiques. Ils se limitent au risque « industriel ». via une pollution accidentelle de la Combade par des entreprises en amont.
Urbanisme Typologie Au , Roziers-Saint-Georges est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Limoges, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols