Le manoir de la Cour est une ancienne demeure fortifiée, du , qui se dresse sur le territoire de la commune française de Flottemanville, dans le département de la Manche, en région Normandie. L'édifice est partiellement inscrit au titre des monuments historiques.

Localisation Le manoir de la Cour est situé à au sud-est de l'église Saint-Clément de Flottemanville, dans le département français de la Manche.

Historique Le site est occupé dès le . À cette époque, le fief est la possession de la famille Erquembourg. Un acte de vente de 1406 parle de la vente du manoir, avec cent vergées de terre dont la « Lande Arquenbos », jardins domaines et colombier, par Jehan Arquembot à Jehan de Hainneville, prêtre..

Au , un Pierre de La Roque, époux de Florence du Saussay, est qualifié de seigneur de Flottemanville. Leur fils de La Roque, époux de Jacquemine de Thieuville, est bailli de Cotentin de 1427 à 1431. Leurs fils de La Roque épouse Anne de Pellevey. Leurs fils, de La Roque, seigneur de Flottemanville, Saussay, Baudreville, Thury, La Haulle et du Breuil, épouse Jeanne de La Haye. Il meurt en , et son héritage est partagé entre ses deux filles, Isabeau de La Roque mariée à Louis de Pellevé (Pellevey) et Françoise de La Roque, épouse depuis 1541, de François de Pierrepont, sieur du Ronceray (Les Moitiers-en-Bauptois), qui hérite, en 1549, de Flottemanville. C'est Robert de Pierrepont, leurs troisième fils qui reçut ensuite le manoir de la Cour, et à la suite son frère, Guillaume de Pierrepont qui en hérite, et où il meurt en 1622. Se succède son fils, Hervieu de Pierrepond (mort en 1662), la sœur de ce dernier, Élisabeth (Isabeau) de Pierrepont, qui meurt à son tour en 1664. Elle avait épousé en 1632, François du Moncel. Leur fils Jean-Trajan-Théodose du Moncel est à son tour seigneur de Flottemanville, puis son propre fils Louis-Hector du Moncel.

Le château passe ensuite à la famille Dancel, à la suite du mariage, le ., de Madeleine-Louise-Pulchérie du Moncel avec Georges-Antoine Dancel, né le . Georges-Antoine Dancel, seigneur de Quinéville, en possession du château habite de 1780 à 1792 à Paris où il est retenu à la suite d'un procès interminable. C'est son homme d'affaires, Burnouf, qui habite au château. À la Révolution, déclaré père d'immigré, il est décrété d’arrestation et son château de Flottemanville est séquestré et transformé en caserne. Georges-Antoine Dancel meurt le .

Le manoir fut la possession de Bernard-Henri-Louis Hüe de Caligny (1763-1834), fils d'Anthenor Louis Hüe de Caligny et de Bonne Julie Morel de Courcy.. Anatole François Hüe (1811-1892), fils de Bernard-Henri-Louis, sera à son tour marquis de Caligny est propriétaire du château de Flottemanville..

Le manoir est de nos jours la possession de , fils de Michel Lucas.

Description Le manoir est commencé vers 1490. Il est agrandi au et de nouveaux aménagements ont lieu au .

L'édifice a conservé deux tours octogonales et constitue un et arbore des styles allant du gothique flamboyant aux ouvertures à linteau en arc surbaissé du .

Les bâtiments en équerre sont occupés dans l'angle intérieur par une tour octogonale aux arêtes festonnées dont la porte est surmontée d'une triple accolade dont la plus élevée arbore un fleuron en forme de croix, un cadran d'horloge. À proximité, un escalier à double révolution permet d'accéder à un rez-de-chaussée surélevé. Le perron est surmonté par une loggia à colonnes. Le logis principal est flanqué d'une seconde tour octogonale arborant une porte gothique. À l'arrière du bâtiment, sur le parc, une troisième tour, ronde cette fois, sur laquelle s'appuie une échauguette témoigne de l'utilité défensive du château. L'existence de la chapelle est attestée en 1497, date à laquelle est fondée une procession du Saint-Sacrement, qui annuellement devra se rendre de l'église paroissiale à la chapelle.

Sur le mur extérieur de l'aile droite, sont insérées des armoiries. L'écu, écartelé avec un écusson brochant en cœur sur le tout, figure les armes des familles. :

La chapelle La chapelle, sous le vocable de saint Jean, avec son abside polygonale épaulée par cinq contreforts est percée d'une fenêtre de style gothique flamboyant.. Sa boiserie semble appartenir au . Elle abrite une sculpture de la Vierge tenant sur ses bras son fils étendu sans mouvement.. Sur une pierre calcaire insérée dans le chœur de cette chapelle, ont peut voir les armes sculptées des époux Antoine Dancel : d'or à la fasce d'azur, accompagné en chef d'un lion naissant de gueules et en pointe de trois trèfles de sinople et de Madeleine-Louise Pulchérie du Moncel : de gueules à trois losanges d'argent.

Sur l'un des vitraux, sous une couronne de comte sont figurées les armes de Louis-Hector du Moncel : de gueules à trois losanges d'argent et d'Anne-Madeleine Avice de Tourville : d'azur à neuf pommes de pin d'or, qu'il a épousée le . Sur un autre vitrail, et sous une couronne de marquis, sont représentées les armes de Bernard-Henri-Louis Hue, vicomte de Caligny : d'azur à l'aigle éployée d'argent, accompagnée en chef de deux étoiles d'argent et d'Eugénie Avice de Fermanville : ''d'azur à neuf pommes de pin d'or, épousée en 1805''.

Possesseurs successifs Liste non exhaustive.

Protection Les façades et les toitures du logis ainsi que le grand salon et la chapelle ; les façades et les toitures des communs ; l'assiette de l'ancien jardin avec le réseau hydraulique et les deux allées d'accès sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du ..

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes Liste de châteaux et manoirs de la Manche Liste des monuments historiques de la Manche Flottemanville

Liens externes

la Cour, Flottemanville Catégorie:Monument historique inscrit en 2008