Salvator Zabban, né à Ancône vers 1810 et mort à Paris le , est un journaliste financier français d'origine italienne.
Biographie
Né vers 1810 à Ancône, ville du Métaure où vivait une importante communauté juive, Salvator Zabban est le fils de Perla Osimo et d'Élie ZabbanArchives de Paris, état civil du arrondissement, registre des décès de 1886, acte (vue 10 sur 31)..
Installé à Senigallia, le jeune Zabban compte parmi les sympathisants des carbonari opposés à la politique autoritaire du pape Grégoire XVI. Impliqué dans le mouvement révolutionnaire des Marches en 1831, il doit quitter les États pontificaux lors de la répression de l'insurrection, 1870, .. Il se réfugie tout d'abord à Marseille, puis à Bordeaux et enfin à Madrid, où il rencontre , fondateur du journal . Après avoir rejoint la rédaction de ce quotidien, Zabban en devient le correspondant parisien en 1844Le Figaro, 7 décembre 1862, .. À ce titre, il est nommé chevalier de l'ordre de Charles III d'Espagne à la fin de l'année 1847 par la reine Isabelle IILe Constitutionnel, 26 décembre 1847, .. Fréquentant aussi bien les milieux littéraires parisiens que les coulisses du palais Brongniart, Zabban se spécialise dans le journalisme financier.
El Español ayant été supprimé en 1848, Zabban collabore quelque temps au Constitutionnel. Au cours des années 1850, il se fait surtout connaître des lecteurs du Charivari, sous le pseudonyme de « Castorine » et sous son vrai nom, avec lequel il signe dès 1858 la chronique boursière du célèbre journal satirique. Il rédige celle-ci de manière littéraire et spirituelle, ce qui tranche avec les bulletins financiers plutôt arides des autres journauxLe , 28 février 1886, ..
En 1862, il est nommé chevalier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare par Victor-Emmanuel IILa Presse, 5 octobre 1862, .. L'année suivante, il reçoit du sultan Abdülaziz la décoration du MédjidiéLa Presse, 9 octobre 1863, ..
vignette|gauche|Caricature par Cham du buste de Zabban sculpté par Élisabeth Denécheau (1873) En 1873, son buste en terre-cuite, sculpté par Élisabeth Denécheau, est exposé au SalonExplication des ouvrages de peinture [...] des artistes vivants, exposés au palais des Champs-Élysées le 5 mai 1873, Paris, 1873, ().. Cette œuvre est diversement accueillie par la critique, Octave Lacroix admirant son « exécution très-distinguée »Journal officiel de la République française, 5 juillet 1873, ., tandis qu'Albert Wolff juge que l'artiste a donné au journaliste « un petit air de vieux ratatiné »Le Figaro, 14 mai 1873, . dont s'amuse également le caricaturiste Cham, confrère et ami de Zabban, dans sa revue humoristique du SalonCham, Le Salon pour rire 1873, Paris, 1873, pl. 5..
Malade et éprouvé par d'importantes pertes au jeuL'Événement, 26 février 1886, ., Salvator Zabban meurt d'une apoplexie séreuse à son domicile du de la rue Saint-Georges le , à l'âge de 75 ans. Il est inhumé quatre jours plus tard au cimetière du Montparnasse ( division)Archives de Paris, registres journaliers des inhumations au cimetière du Montparnasse, 1886, (vue 28 sur 31)..
Distinctions
Références
Catégorie:Journaliste français du XIXe siècle Catégorie:Journaliste au Charivari Catégorie:Chevalier de l'ordre de Charles III d'Espagne Catégorie:Chevalier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare Catégorie:Récipiendaire de l'ordre du Médjidié de 5e classe Catégorie:Naissance en 1810 Catégorie:Naissance à Ancône Catégorie:Décès en février 1886 Catégorie:Décès dans le 9e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 75 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Montparnasse (division 20)