Le Centre éducatif fermé des Chutes-Lavie dans le 14e arrondissement de Marseille, créé en 2017, peut accueillir jusqu'à douze mineurs de plus de 13 ans, placés par le ministère de la Justice. Il est visé par trois enquêtes préliminaires pour , , et , qui mettent en cause la gestion de l'établissement par l’association Nouvel Horizon dont Jean-Michel Clément est le président. Le centre est fermé pour six mois par décision préfectorale en .
Histoire Le centre créé en 2017 est géré, à la suite d'un appel d'offres, par l’association Nouvel Horizon, que préside depuis 2018 le député (ex-LREM) de la Vienne Jean-Michel Clément. L'association basée à Poitiers gérait déjà un CEF au Vigeant (Vienne) depuis 2005.
Son implantation en pleine ville facilite les tentations de fugue et le trafic de stupéfiants dans son enceinte.
Le centre a connu sept directeurs différentes entre 2017 et 2020. En 2019, à la suite du départ de la directrice, l'intérim est assuré par la directrice adjointe. En avril, des éducateurs l'alertent sur le sous-effectif, les problèmes de planning, et le manque de concertation sur le projet éducatif. Le , ils se mettent en grève pour dénoncer leurs conditions de travail et soutenir un de leurs collègues visé par un licenciement pour faute grave.
En , une enquête préliminaire est ouverte concernant la de certains jeunes hébergés au centre. Pour Jean-Michel Clément, , ce que contredit la procureure de Marseille à Marsactu.
En 2020, le centre fait l'objet d'une nouvelle enquête préliminaire pour malversations financières, visant l'ancien directeur général Michel D., nommé en et licencié à la suite d'un contrôle de la PJJ (il a lancé une procédure aux prud’hommes contre ses anciens employeurs); il aurait enchainé pendant 6 mois les dépenses inconsidérées et fait installer des caméras de surveillance et un système , mais rien de cela n'est pas permis par la CNIL. Une partie du personnel et l'ancienne directrice par intérim défendent le directeur et accusent l’association Nouvel Horizon, dont le président explique .
Le remplaçant de Michel D. rompt son contrat avant la fin de la période d'essai et le centre n'a pas de directeur à temps plein lorsque, en , une jeune femme dit avoir été victime à plusieurs reprises de violences sexuelles commises par d’autres mineurs du centre et porte plainte. Une enquête a été ouverte et le préfet prend une mesure de pour six mois.
En 2022, le centre a été repris par l'Institut Don Bosco, association œuvrant dans le champ de la protection de l'enfance, du handicap, de l'insertion et de l'aide aux victimes.
Références
Catégorie:4e arrondissement de Marseille Catégorie:Lieu de privation de liberté en France Catégorie:Enfance