Le Kazakhstan ne dispose pas de moyen de production d'énergie nucléaire en fonctionnement"Countries – Kazakhstan – Analysis". US Energy Information Agency. October 2013. Retrieved 7 January 2015.. La seule centrale nucléaire du pays, le réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium BN-350 situé près d' Aktau dans la région de Mangystau, a été arrêté en juin 1999 après 26 ans de fonctionnement, et a été mis hors service définitivement en 2001. Cependant, la centrale était principalement utilisée à des fins de dessalement, et non pour produire de l'électricité. Sa puissance était donc limitée. Le Centre Nucléaire National (NNC) du pays exploite également trois réacteurs de recherche sur l'ancien site d'essai de Semipalatinsk"Experimental complexes". National Nuclear Center (NNC) of the Republic of Kazakhstan. Retrieved 8 July 2013..

En 2003, le ministre kazakh de l'Énergie et des Mines a annoncé vouloir construire, d'ici 2018, une nouvelle centrale nucléaire. Cette centrale, de deux ou trois réacteurs, devait être construite sur les rives du lac Balkhach dans la région de Karaganda au centre du Kazakhstan. En , le président Noursoultan Nazarbaïev a donné un mois au gouvernement pour soumettre de nouvelles propositions pour la construction d'une telle centrale. En , le directeur général de la NNC, Erlan Batyrbekov, appuie cette proposition afin d'assurer la sécurité énergétique du Kazakhstan. En , la Russie et le Kazakhstan ont signé un accord de coopération préliminaire pour construire une nouvelle centrale nucléaire. Sa puissance serait comprise entre 300 et 1 200 MW.

Le réacteur kazakh WWR-K, un réacteur piscine à cœur ouvert à neutrons thermiques, a été mis en service en 1967. Afin de réduire les risques de prolifération nucléaire, le Kazakhstan a lancé un programme de conversion du WWR-K pour le faire fonctionner à l'uranium faiblement enrichi. L'Institut kazakh de physique nucléaire a conçu et mis en place des programmes de sûreté complets pour ce réacteur. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a également formulé des recommandations sur la manière d'assurer de nouvelles améliorations continues de la sûreté du WWR-K.

Formation à la sécurité nucléaire En 2009, le Kazakhstan a annoncé la création d'un centre de formation à la sécurité nucléaire. La construction a débuté à Almaty en et s'est achevée en . En , les autorités kazakhes ont annoncé que la formation débuterait en . Le centre fournit des programmes de formation et d'entrainement aux scientifiques spécialisés dans l'énergie nucléaire.

Banque d'uranium faiblement enrichi de l'AIEA Détenue et contrôlée par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), la banque d'uranium faiblement enrichi (UFE) est une réserve physique allant jusqu'à 90 tonnes d'UFE. Elle est située à l'usine métallurgique d'Ulba à Oskemen, au Kazakhstan. Cette banque est accessible aux États membres en cas d'interruption de l'approvisionnement en UFE d'une centrale nucléaire, en raison de circonstances exceptionnelles. La cérémonie d'ouverture a eu lieu le à Astana, au Kazakhstan.

La banque est entrée en service le , lorsqu'elle a reçu son premier envoi d'uranium faiblement enrichi par le français Orano Cycle. Les 32 cylindres d'UFE qui ont été envoyés représentent une quantité suffisante pour la recharge en combustible d'un réacteur à eau légère. Relance du secteur

Un référendum est organisé le afin de permettre à la population du Kazakhstan de se prononcer sur la construction d'une centrale nucléaire. Il intervient dans un contexte de réticence de la population vis-à-vis du nucléaire en raison de l'importante pollution radioactive subie par le pays sous la période communiste. Porteur du projet, le gouvernement du président Kassym-Jomart Tokaïev met en avant les besoins énergétiques croissants du pays, doté d'importantes ressources en uranium. Les opposants au projet de centrale pointent le caractère peu démocratique de la campagne, ainsi que la pérennité de sa construction sur la rive du lac Balkhach, sujet à une baisse continue de son niveau......

La proposition est approuvée par une large majorité des votants, avec une participation suffisante pour en valider le résultat. Le succès du référendum ouvre la voie à une bataille entre pays rivaux pour l'obtention du contrat géostratégique de construction de la centrale. Comme attendu, le choix du gouvernement repose sur des considérations avant tout géopolitiques et non économiques. Si les constructeurs chinois, français et sud-coréens se trouvent en bonne lice, le contrat de construction de la centrale est finalement accordé le 14 juin 2025 à l'entreprise d'Etat russe Rosatom, jugée par l'autorité kazakhe de sûreté nucléaire (KAEA).... L'annonce du directeur de la KAEA, Almassadam Satkaliyev, intervient quelques jours avant la visite du président chinois Xi Jinping dans le pays pour le second . Le 3 octobre, Satkaliyev annonce la construction d'une deuxième centrale sur un site situé dans le District de Djamboul, dont le projet est confié à la Compagnie nucléaire nationale chinoise (CNNC)..... Références

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