Le régiment d'artillerie est une unité de l’armée française, formée le , à partir de trois groupes de canons de 75.
Création et différentes dénominations : constitution de l'artillerie divisionnaire 133 (AD 133) : prend le nom de régiment d'artillerie
Colonels et chefs de corps : Lieutenant-colonel Pujos : Chef d'escadron de Boissoudy : lieutenant-colonel Roux
Historique des garnisons, campagnes et batailles Première Guerre mondiale Le d'artillerie de campagne () a été constitué par Les 5e et 6e groupes du régiment d'artillerie de campagne Le 8e groupe du campagne d'artillerie de campagne
Le 5e groupe du RAC, formé de trois batteries de six pièces de 90, le , à Besançon, fut dirigé sur la région fortifiée de Belfort, où il participa, du au , à la défense du secteur nord de Cernay à Burnhaupt-le-Haut. Le 6e groupe du RAC a été formé le avec les 50e et 52e batteries de 90 qui occupaient le secteur sud de la région fortifiée de Belfort de Dannemarie à la Suisse depuis le mois d'. Le 8e groupe du RAC armé en 95, à Lorient, le , se composait de trois batteries de quatre pièces et fut affecté à la défense du secteur sud de la même région.
1916 Les actions de et du Schonholtz, en février, et des coups de main de faible envergure, pont d'Aspach le , Entre-Largues et Haut-Largin, le , ont été les faits saillants d'une période d'occupation de ces secteurs qui prend fin au .
Les trois groupes ont été réunis le , sous le commandement du lieutenant-colonel Pujos et forment l'artillerie de campagne de la 133e division. Ils échangent en juillet-août leur matériel contre des canons de 75 et participent aux manœuvres d'ensemble du camp de l'Arches, du au . La 133e division est acheminée dans la région de Verdun, du 15 au . Les groupes prennent position au sud du Cabaret Rouge Le Cabaret Rouge et sur les pentes nord du fort Saint-Michel. La zone qu'ils ont, à défendre va de Fleury au ravin des Fontaines Le ravin des Fontaines . Les combats acharnés qui viennent de se livrer autour de Fleury et Vaux-Chapitre et du bois Fumin ont laissé au secteur une physionomie agitée. Des harcèlements très nourris, des barrages fréquents interdisent tout mouvement à l'ennemi, dont l'attitude devient peu à peu défensive, pendant qu'ils permettent aux troupes françaises l'aménagement d'un réseau de tranchées. Des positions sont construites en vue d'une attaque à proximité des premières lignes, dans le bois de Fleury, le ravin de la Mort, le bois de l'Hôpital. Le , la 133e division, placée à la droite du groupement Mangin, s'élance à l'assaut des positions ennemies de Fleury, Vaux-Chapitre et du Nez de Souville. Les garnisons de tranchées allemandes, immobilisées par les barrages roulants de l'artillerie de campagne sont surprises et faites prisonnières. Le fort de Douaumont, le ravin de la Fausse-Côte, le village de Vaux sont brillamment enlevés en moins de deux heures. Les batteries de campagne sont aussitôt portées sur leurs positions avancées. Ce mouvement s'effectue sur un terrain bouleversé, au prix des plus grandes difficultés. Retirés du front le , les groupes de l'AD 133 (Artillerie Divisionnaire de la 133e DI) sont ramenés au nord-est de Verdun, le . Ils préparent et occupent les positions avancées dans les ravins des Vignes, dé Chambouillat, de l'Hôpital et appuient le une nouvelle attaque du groupement Mangin, où la 133e division enlève de haute lutte le village de Bezonvaux, les ouvrages d'Hardaumont et du Muguet, capturant de nombreux prisonniers et un important matériel. Ces deux opérations ont entraîné d'énormes consommations de munitions. Le service des pièces et l'aménagement des positions ont exigé de la part du personnel, des efforts considérables de jour et de nuit. La cavalerie des groupes est épuisée par des ravitaillements incessants sur des terrains difficiles.
1917 L'AD 133 est mise au repos dans la région de Bar-le-Duc le .
Acheminés dans le secteur de Berzieux, au nord de Sainte-Menehould en fin , les groupes de l'AD 133 sont ensuite mis à la disposition de la 24e division d'infanterie pour les attaques locales de Maisons-de-Champagne des 8 et Où situer exactement Maison de Champagne ?.
Retiré du front le , le groupement de campagne est amené devant le Chemin des Dames et devient, le , le 265e RAC, sous le commandement du chef d'escadron de Boissoudy.Mis à la disposition de la 56e division, le , le régiment occupe les positions de Bourg-et-Comin, Viel-Arcy, Saint-Mard.En vue d'appuyer, le , la marche en avant de l'infanterie, les deux groupes de la rive sud viennent, le 15 au soir, se mettre en batterie au sud de la crête de Moussy. Le 3e groupe devait se porter en avant à l'heure H et suivre la progression de l'infanterie. Le , le 3e groupe, arrêté dans la région de Moussy, a été mis en batterie par une initiative heureuse, à côté des 1er et 2e groupes. Le 265e RAC tout entier, installé sur des positions précaires, à peine défilées, soumis à un bombardement violent qui lui a causé de lourdes pertes, a contribué brillamment par des tirs ininterrompus, à l'appui de l'infanterie. Les 17 et , il a exécuté des tirs précis sur des ouvrages ennemis qui ont facilité la reprise du mouvement en avant de l'infanterie et il a pris sous un feu, dont l'efficacité a été contrôlée, des colonnes d'artillerie qui se repliaient.Les batteries du 265e RAC sont passées sous les ordres de la 12e division le . Elles ont pris part à la préparation et à l'exécution de l'attaque du sur la crête du Chemin-des-Dames (position Siegfried). Elles avaient pour mission d'appuyer le 67e régiment d'infanterie, dont la tâche était particulièrement difficile. Grâce aux destructions réalisées et à la perfection des tirs d'accompagnement du 265e RAC, il réussit à atteindre d'un bond le plateau au nord de Froidmont, presque sans pertes. Il put se maintenir sur le terrain conquis malgré les contre-attaques les plus violentes.
Transporté dans la région de Dunkerque, le , le 265e RAC prête son 2e groupe à la 29e division pour la défense du secteur de Nieuport et laisse ses autres éléments au repos jusqu'au , date à laquelle il prend position à la gauche de la 1re armée, dans la région de Reninghe-Noordschote (au nord d'Ypres) pour les attaques anglaises des Flandres. Cette série d'attaques à objectifs limités prend surtout la physionomie d'une lutte d'artillerie. Le réseau compliqué des positions ennemies est puissamment défendu par des lignes de fortins bétonnés que l'artillerie lourde bouleverse et détruit. L'artillerie de campagne harcèle, sans arrêt, les cheminements de l'ennemi, qui a échelonné son système de défense sur une grande profondeur. Par une destruction minutieuse des défenses accessoires, elle prépare, le 15 juillet, des passages aux troupes d'assaut qui s'avancent sur un terrain rendu intenable à l'ennemi.Mais celui-ci dispose d'une contre-batterie fortement organisée. En outre, ses observatoires de la crête de Klerken dominent de 40 mètres la plaine de l'Yser. Les 42e, 44e, 46e batteries, sur leurs positions de Mohlenhock, la 48e sur ses positions de la rive droite du Mardjewaart et de la ferme de Ravelaere, la 45e sur sa position du moulin de Lizerne subissent des tirs de destruction par obus de gros calibre. En dépit des pertes occasionnées par ces tirs et par des bombardements à obus toxiques, toutes les batteries du 265e RAC remplissent leur mission aux jours d'attaque et ne cessent d'apporter un appui vigilant à nos troupes, en lutte contre un ennemi très mordant. Elles appuient le 1er corps le 31 juillet, aidant au passage de l'Yser et à l'attaque de Bixschoote, prêtent leur concours au bataillon de fusiliers marins pour le nettoyage de la presqu'île de Poesèle le . Échelonnées sur de nouvelles positions, en bordure de l'Yser, de la Maison du Passeur à Steenstraat, elles favorisent à nouveau la progression du 1er corps en direction du Draïbank et des lisières de la forêt d'Houthulst, le , puis les attaques de la 133e division, sur Merckem, les 26 et . Poussées sur la rive droite de l'Yser, en fin d'octobre, les batteries du 265e RAC sont relevées par l'artillerie belge, et occupent le secteur de Nieuport, du au .
1918 Le 21 mars 1918, l'ennemi attaque le front anglais au sud de Saint-Quentin. Embarquée les 25 et , dans la région de Dunkerque - Bourbourg, la 133e division est engagée dans la Somme, à l'est de Moreuil. Le 265e RAC entre en ligne dans la nuit du 27 au , sur le front Beaucourt-en-Santerre, Le Plessier-Rozainvillers, La Neuville-Sire-Bernard. La 133e division a pour mission de s'opposer, sur un front de plus de dix kilomètres, à la progression de l'ennemi. Le , vers 15 heures, la pression d'un ennemi très supérieur en nombre, oblige notre infanterie à se replier sur la ligne Caix, Le Quesnel, Hangest-en-Santerre, Le Plessier-Rozainvillers. Vers 18 heures, un nouveau front Beaucourt-en-Santerre, Fresnoy-en-Chaussée, Le Plessier-Rozainvillers est, à son tour, abandonné. Les groupes suivent ces mouvements de recul par échelons, amenant les avant-trains à petite distance de l'ennemi dont ils s'efforcent d'atteindre les points sensibles, par des concentrations de feux rapides. Le 2e groupe exécute ce repli à 500 mètres, des mitrailleuses ennemies, qui lui infligent des pertes sensibles. Le , les positions de l'artillerie se développent de la cote 104 (nord-est de Moreuil) aux lisières est des bois de Moreuil et à Sauvillers. Une première attaque débouchant du Plessier, vers 10 heures, est arrêtée par des feux déclenchés en temps opportun sur les cheminements de l'ennemi et sur les emplacements de ses réserves. Vers 15 heures, l'ennemi attaque sur tout le front. Il atteint Villers-aux-Erables et progresse vers Moreuil. Le 1er groupe vide ses coffres sur les lignes ennemies et se retire sur la rive gauche de l'Avre, aux environs de Morisel, où il épuise un dépôt de munitions en tirant à vue sur les vagues allemandes qui tentent de descendre vers la ville. Le 3e groupe, fortement éprouvé dans l'après-midi, par le feu ennemi, se maintient sur la rive droite et continue à protéger l'infanterie jusqu'à la nuit. Il soutient, le au matin, une contre-attaque menée par une poignée d'hommes du 401e régiment d'infanterie, qui fait des prisonniers à la cote 104, tandis que l'intervention brillante d'une brigade de cavalerie canadienne maintient momentanément l'assaillant aux lisières est des bois de Moreuil. Le , toute l'artillerie est réunie sur la rive gauche de l'Avre de Castel à Hailles. Le , le 265e RAC appuie la 2e division de cavalerie à pied, qui a pris le secteur de la 133e division. Le , une puissante attaque se d'éclanche de Moreuil à Montdidier et progresse jusqu'à la ferme Anchin et au bois Sénécat. Pendant que le 1er groupe quitte ses emplacements, les 2e et 3e groupes, en position à Hailles, quittent leur zone normale d'action pour intervenir efficacement sur la ferme Anchin, malgré les pertes très lourdes que leur a occasionnées la préparation ennemie. La prise de Castel, vers 15 heures, les oblige à se replier à leur tour à la cote 83, est de Dommartin. Le , les trois groupes appuient une contre-attaque de la 2e DCP qui reprend une partie du bois Sénécat. Désormais, la situation se stabilise. La prise de Bailleul par les Allemands et leurs préparatifs d'attaque contre la région des Monts provoquent le glissement vers le Nord des troupes françaises et des batteries du 265e RAC. Le , elles s'établissent du Mont-Rouge au Mont-des-Cats, puis sont resserrées le 24 autour de Berthen. Les attaques du sur le mont Kemmel, du 29 sur Locre-Dranoutre, prolongent leur préparation sur le secteur de la 133e division, face à Bailleul. Les batteries subissent de violents bombardements à obus toxiques et des tirs de destruction. Les pertes s'accumulent. Le déficit du régiment en hommes atteint 350 et 550 chevaux ont été tués ou blessés depuis cinq semaines.