Les Droits de l'Homme est le titre distinctif d'une loge maçonnique française fondée en 1882 sous les auspices du Grand Orient de France.

Histoire Fondée par le journaliste Edmond Lepelletier le Revue mensuelle religieuse, politique, scientifique, avril 1895, ., la loge Les Droits de l'Homme est solennellement installée à l'hôtel du Grand Orient de France le suivant.. Plusieurs de ses premiers membres sont des radicaux proches des frères Simond, magnats de la presse républicaineRycx, et 134..

Selon l'historien Julien Rycx, Les Droits de l'homme et cinq autres loges parisiennes (L'Avant-garde maçonnique, La Constante Amitié, Les Disciples du progrès, La Justice et L'Amitié) constituent « le fer de lance du radicalisme » des années 1880Rycx, ..

Le , la loge adopte, à l'unanimité moins une voix, un ordre du jour protestant contre le « mouvement plébiscitaire », c'est-à-dire contre le boulangisme. Cet exemple est bientôt suivi par la loge La Fédération universelle, dont Camille Dreyfus est le vénérableLa Nation, 12 avril 1888, .. La loge des Droits de l'Homme participe ensuite à la mobilisation anti-boulangiste de nombreuses autres loges du Grand Orient de France, à l'origine de la Société des droits de l'homme et du citoyen.. En 1889, en vue de l'élection législative partielle du dans la Seine, elle appelle tous les francs-maçons du département à voter contre le général BoulangerLa Justice, 8 janvier 1889, ..

L'engagement antiboulangiste de la loge entraîne une augmentation de ses effectifs : composée de 29 membres actifs à sa fondation, elle en compte 76 en 1887 puis 90 en 1889. En 1894, elle atteint 106 membresRycx, ..

En 1900, les membres de la loge reprochent à leur fondateur, Lepelletier, de ne pas soutenir la politique dreyfusarde du gouvernement Waldeck-Rousseau. Lepelletier donne alors sa démission en reprochant à ses anciens confrères d'être devenus sectaires et d'avoir livré la loge à ce qu'il appelle « la coterie judaïco-ministérielle ».. Son exclusion du Grand Orient est décidée le Rycx, ..

Officiers et membres notables Abréviations des titres des officiers : A pour architecte ; ad. pour adjoint ; C pour couvreur ; d.c. pour délégué au convent ; d.j. pour délégué judiciaire ; E pour expert ou grand expert ; H pour hospitalier ; M pour maître ou chef des cérémonies ; O pour orateur ; SE pour secrétaire ; SV1 pour premier surveillant ; SV2 pour deuxième surveillant ; T pour trésorier ; V pour vénérable.

Notes et références

Bibliographie Julien Rycx, La Franc-maçonnerie et la crise boulangiste (1886-1891), Villeneuve-d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2019, -24, 35, 59, 106, 109, 134, 138-139, 192 et passim.

Catégorie:Loge maçonnique Catégorie:Organisme fondé en 1882