vignette|La prédominance du diaclasage vertical et le déblayage de l'arène favorisent la formation de modelé en « château fort » (« couronne du roi Gradlon », tor dont la surface d'affleurement est défoncée par des pseudo-lapiés et qui s'observe au niveau de la grève Blanche de Trégastel, sur la Côte de granit rose)Les diaclases essentiellement verticales donnent au rocher l'allure d'une fortification hérissée de créneaux lorsque le ruissellement se produit sur des pentes fortes, cas fréquent dans les domaines méditerranéens et en climat tropical à saison sèche marquée. Cf .

En géomorphologie, un tor désigne un modelé de déchaussement de blocs ou de rochers dégagés par l'érosion. Ce relief ruiniforme correspond généralement à des affleurements rocheux d'échelle décamétrique ou hectométrique, constitués par un empilement géométrique de blocs aux arêtes émoussées ou de forme ovoïde. Enracinés à la base, tantôt perchés sur les interfluves (tors de sommets complètement dégagés de l'arène), tantôt émergeant le long des ruptures de pente (tors de versants plus ou moins démantelés des volumes d'arène), ils .

Ces formes font partie des produits de la météorisation comme les arènes et à une échelle supérieure les inselbergs. Elles constituent un volume rocheux résiduel, enraciné, provenant principalement du dégagement partiel des produits meubles. Elles sont associées à des formes mineures (micromodelés tels les taffoni, les vasques, les cannelures, etc.) dont la datation et l'interprétation sont parfois réalisées mais restent difficiles en raison de la multiplicité des facteurs qui conditionnent leur genèse et la vitesse de leur évolution (la vitesse de la désagrégation pouvant atteindre parfois plusieurs millimètres ou même plusieurs centimètres par millénaire au cours de l'Holocène dans les milieux tempérés océaniques)La première difficulté concerne le choix et l'utilisation des marqueurs chronologiques de la vitesse de l'érosion qui prennent comme point de départ des séquences de météorisation un événement produisant une rupture dans les conditions de la morphogenèse : . Cf Dominique Sellier, , p. 103.

vignette|Roc Cornut, un célèbre tor en granite, situé à côté de la route D619 dans la commune de Campoussy (Pyrénées-Orientales, France).

Les paysages de tors s'expriment sous toutes les latitudes et dans des roches de nature très différentes. Ces blocs sculptés par les agents météoriques selon des systèmes de diaclases subhorizontaux et subverticaux, donnent des reliefs qui surprennent par leurs arrangements défiant les lois de l'équilibre (typiquement les pierres branlantes) et leurs formes qui ont fécondé l'imaginaire populaire, d'où leurs microtoponymes et leur association à des légendes locales. Ils ont de plus en plus une vocation touristique (paysage, escalade) voire à être classés comme géotopes..

Étymologie Le terme dérive du vieux gallois twr ou twrr signifiant tas, empilement.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes Altération (géologie) Arènisation et Arène Chaos Glossaire de géologie

Liens externes Bloc-diagramme montrant les stades successifs de l’altération d’une roche granitique : tors, tabliers et chaos

Catégorie:Formation rocheuse