Yvonne Patrigeon dite Yvonne Maëlec ou MaëlecParfois orthographié Maëllec. L'origine de ce pseudonyme est inconnue. Tout ce que l'on peut dire est que Maëlec (ou Maël) est le nom d'un saint breton du originaire du pays de Galles., née le à Saint-Amand-Montrond (Cher)Acte de naissance n° 156 (vue 55/195) avec mentions marginales des mariages. Archives départementales du Cher en ligne, état-civil de Saint-Amand-Montrond, registre NMD de 1881. et morte le à Lausanne (Suisse), est une artiste lyrique et une actrice de théâtre et de cinéma française.
Biographie En dehors d'articles de presse où son nom apparaît à l'occasion de premières de spectacles où elle se produisait et de sorties de films dans lesquels elle a tourné, on sait assez peu de choses d'Yvonne Maëlec active au théâtre et au cinéma pendant une quinzaine d'années entre 1903 à 1919.
Au cinéma, Yvonne Maëlec tourna dans une quinzaine de films entre 1909 et 1918, exclusivement sous la direction de Georges Monca et, pour l'essentiel, dans la série Rigadin au côté de Charles Prince qui y interprétait le rôle-titre.
Yvonne Maëlec figure encore en 1922 dans l' Annuaire international des Lettres et des ArtsDeuxième partie. Compositeurs et artistes. Dramatiques. Annuaire international des Lettres et des Arts, années 1922-1923, p. 294, . où elle se déclare domiciliée à Neuilly-sur-Seine 8, rue Berteaux-Dumas. C'est effectivement à cette adresse qu'elle est présente lors du recensement de 1921Recensement de Neuilly-sur-Seine, année 1921 (vue 53/418). Archives départementales des Hauts-de-Seine, commune de Neuilly-sur-Seine, recensement de 1921, 1er volume. avec Pierre Lebesgue, un ancien combattant invalide de guerreLebesgue, Pierre Ferdinand Eugène. Matricule 2124. Archives en ligne de la Ville de Paris, états signalétiques et des services militaires, 6e bureau de recrutement de la Seine, classe 1901., qui allait devenir son second mari vingt ans plus tard.
En , elle est signalée en villégiature à l'Hôtel Méditerranée de NiceListe officielle des dernières arrivées de la semaine écoulée. Nice. Hôtels. Maëlec, Mme Y., Paris, h. Méditerranée. L'Éclaireur du dimanche, 24 juillet 1927, p. 21, à ..
Divorcée d'un médecin vétérinaire depuis Acte de mariage n° 772 (vue 6/19) avec mention marginale du divorce. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 16e arrondissement, registre des mariages de 1900., elle épouse en Pierre LebesgueActe de naissance n° 980 ( vue 7/14) avec mentions marginales du mariage et du décès. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 8e arrondissement, registre des naissances de 1881. fils naturel de Pierre d'Orléans, duc de Penthièvre (1845-1919) petit-fils du roi des français Louis-Philippe et de l'empereur du Brésil Pierre .
Carrière au théâtre
1903 : Giroflé-Girofla, opéra-bouffe en 3 actes et 4 tableaux d'Albert Vanloo et Eugène Leterrier, musique de Charles Lecocq, au théâtre de la Gaîté ()Courrier des théâtres. Aujourd'hui à la Gaîté. Le Figaro, 21 avril 1903, p. 4, à . 1903 : La Fille de la mère Michel, opérette en 3 actes de Daniel Riche, musique d'Ernest Gillet, au théâtre des Bouffes-Parisiens () : Mlle JeanneThéâtres. Journal des débats, 14 octobre 1903, p. 4, . 1903 : Péché véniel, opérette-bouffe en 1 acte de Franc-Nohain, musique de Claude Terrasse, au théâtre des Capucines () : Thierry 1904 : Madame la Lune, opérette à grand spectacle en 6 tableaux de Heinz Bolten-Baeckers, adaptation française de Fabrice Lémon et Maurice de Marsan, musique de Paul Lincke, à l'Olympia () : le groom de la LuneThéâtres. Le Temps, 7 mai 1904, p. 3, . 1904 : La Revue du Moulin-Rouge, revue en 2 actes et 10 tableaux de Jules OudotEn dehors de ses activités d'auteur dramatique, Jules Oudot (Paris 1861-Rozay-en-Brie 1925) était un fonctionnaire de l'Assistance publique de Paris. et J.-A. Branger, au Moulin-Rouge () : Mme Simon / Amélie 1905 : Pierrot qui pleure et Pierrot qui rit, comédie en 1 acte d'Edmond Rostand, au théâtre du Grand-Guignol (mars) : Pierrot qui rit 1905 : La Revue de Centrale, revue en 1 acte d'Henri de Koenigswarter, au Folies-Marigny () 1905 : Au revoir... et merci !, revue en 2 actes et 11 tableaux de Henri de Gorsse et Georges Nanteuil, musique d'Alfred Margis, à la Gaîté-Rochechouart () : la commèreEntre cour et Jardin. Gaîté-Rochechouart. Au revoir... et merci. Journal amusant, 27 janvier 1906, p. 11, . 1906 : Mistigris, opérette en 1 acte de Michel Carré, musique d'Eugène Michel au casino d'Enghien-les-Bains () 1906 : Défense d'entrer, opérette en 1 acte de Georges Lihnes, musique de Gabriel Darcy, au Palais de Bellevue à Biarritz () 1906 : La Clé du Paradis, opérette de Michel Carré, musique de Rodolphe Berger, au théâtre des Mathurins () 1907 : Les Rois s'amusent, folie-opérette en 1 acte de Lecomte-ArnoldLe comte Arnold d'Oultremont de Wégimont dit Lecomte-Arnold (1881-1910) est un auteur dramatique belge., musique d'Henri Bresles, au théâtre des Mathurins () 1907 : A la baguette !, fantaisie-revue de Georges et Paul Briquet, au théâtre des Capucines () : le Prince charmant 1907 : Venez ouïr !, revue d'Ernest Grenet-Dancourt et Georges Arnould, à la Cigale () : Miquette 1907 : La Muselière, ou la Ceinture de chasteté, comédie-bouffe en 1 acte d'Auguste AchaumeGabriel Auguste Achaume (Marseille 1874-Paris 1955), chansonnier et auteur dramatique., au théâtre des Capucines () : Gisèle 1907 : Diabolo-Revue, revue en 1 acte de Marc Bonis-Charancle et Dominus, au théâtre des Capucines () : Fraisette 1908 : Le Péché original, fantaisie en 3 tableaux d'Édouard-Paul Lafargue et Jean Robiquet, à la Comédie-Royale (31 mars) : Ève 1908 : Foyer par ci, fouaillez par là !, revue d'Henri Fursy et Hugues Delorme, musique d'Édouard Mathé, à la Boîte à Fursy ()Entre cour et jardin. Boîte à Fursy. Journal amusant, 23 mai 1908, p. 12, à . 1908 : On rentre !, revue d'Hugues Delorme et Henri Fursy, musique d'Édouard Mathé, à la Boîte à Fursy (1er octobre) 1909 : Le Coup de baguette, opérette anglo-romaine en 1 acte de Georges Montignac et Paul Moncousin, musique d'Émile Bonnamy, à la Boîte à Fursy () : Myrtho 1909 : Bas les masques !, revue en 2 actes et 4 tableaux d'Henri Fursy, musique d'Édouard Mathé, au théâtre du Palais-Royal () : le compère 1909 : L'École des Chastes, opérette en 1 acte de Paul Franck, musique d'Édouard Mathé, au Cercle militaire de Paris () : Gaëtan Chaste. Reprise le au Théâtre-Casino-Kursaal de Lyon et le suivant au théâtre Populaire de Paris. 1909 : O.É.O.É.Acronyme pour Ouest-État ! Ouest-État !. La revue se situe sur les quais de la gare Saint-Lazare, alors propriété de la compagnie de chemins de fer Ouest-État, un jour de grands départs., revue d'Hugues Delorme et Jean Deyrmon, musique d'Édouard Mathé, à la Boîte à Fursy ()Dessin de Maurice Lourdey . 1909 : Les Chantiers de la Vertu, revue d'Hugues Delorme et Jean Deyrmon, musique de Paul Monteux-Brisac, à la Boite à Fursy () : la commère 1910 : T'en as du vice !, grande revue d'été en 2 actes et 14 tableaux de Rip et Jacques Bousquet, musique d'Henri José, à la Cigale () : la commère 1910 : 1911 !, revue en 2 actes de Robert Dieudonné et Charles-Alexis Carpentier, à la Boîte à Fursy (décembre) : l'AiglonEntre cour et jardin. Boîte à Fursy. 1911. Journal amusant, 24 décembre 1910, pp. 10-11, . 1911 : Le Train de 8 heures 57, revue d'Henri Enthoven, au théâtre du Palais des Beaux-Arts de Monte-Carlo (février)Théâtres. On nous écrit de Monte-Carlo. La Liberté, 16 février 1911, p. 3, à . 1911 : La Revue de la Boîte, revue en 1 acte et 2 tableaux de Roger Ferréol et Charles-Alexis Abadie, musique d'Édouard Mathé, à la Boîte à Fursy () : Vénus / la présidente de la S.P.C. 1911 : Mademoiselle Josette, ma femme, comédie en 4 actes de Paul Gavault et Robert Charvay, au Casino de la forêt du Touquet (18 juillet) : Myrianne 1911 : Les Maris de Léontine, comédie en 3 actes d'Alfred Capus, au Casino de la forêt du Touquet () : Léontine 1912 : Le Petit Café, pièce en 3 actes de Tristan Bernard, au théâtre du Palais-Royal () puis en tournée : Bérangère d'Aquitaine 1912 : Miss Alice des P.T.T., comédie musicale en 3 actes de Tristan Bernard et Maurice Vaucaire, musique de Claude Terrasse, à la Cigale () : LaurenceLe mystère de la Cigale. Dans l'ombre épaisse de la nuit... Comoedia, 13 décembre 1912, p. 4, . 1913 : En scène, mon Président !, revue à grand spectacle en 2 actes d'Hugues Delorme, à la Cigale () 1914 : Les Deux Canards, pièce en 3 actes de Tristan Bernard et Alfred Athis, au théâtre du Capitole de Toulouse (avril) : Madeleine de Saint-AmourCourrier des théâtres. Théâtre du Capitole. La Dépêche, 29 avril 1914, p. 4, . 1915 : Chez la concierge, sketch-revue en 1 acte de Jean Hallaure, à la Comédie-Royale ()Courrier des théâtres. Le Figaro, 28 juin 1915, p. 4, . 1919 : L'Enlèvement de la Toledad, opérette en 3 actes d'Edmond Audran, livret de Michel Carré, au théâtre des Célestins de Lyon () : la baronne Trippmann
Carrière au cinéma
1909 : Rigadin et la Jolie Manucure de Georges Monca 1912 : Rigadin marchand de gants de Georges Monca 1912 : Rigadin aux Balkans de Georges Monca : la jeune femme 1913 : Rigadin flirte et sa femme fait la même chose de Georges Monca 1913 : Monsieur le directeur de Georges Monca, d'après la pièce d'Alexandre Bisson et Fabrice Carré : Suzanne 1913 : Rigadin marchand de marrons de Georges Monca 1913 : Rigadin trahi par un baiser de Georges Monca 1913 : Trois Femmes pour un mari de et avec Charles Prince, d'après l'opérette d'Ernest Grenet-Dancourt : Juliette Carindol 1913 : La Natte de Rigadin de Georges Monca 1913 : Le Bon juge de Georges Monca d'après la pièce d'Alexandre Bisson : Lucie de Perpignan 1913 : Le Roi Koko de Georges Monca, d'après la comédie d'Alexandre Bisson : la pêcheuse 1914 : Sherlock Holmes roulé par Rigadin de Georges Monca 1914 : Madame Rigadin, modiste de Georges Monca : Madame RigadinPublicité Pathé Frères dans le Ciné-Journal du 25 juillet 1914, pp. 30-31, . 1915 : Rigadin et Miss Margaret (Rigadin et Miss Marguett) de Georges Monca 1915 : Rigadin et la Jolie Manucure de Georges Monca 1917 : Ferdinand le noceur de Georges Monca, d'après la pièce de Léon Gandillot 1918 : Les Leçons de chant de Rigadin de Georges Monca : Madame Gourdinais.
Iconographie Yvonne Maëlec a fait l'objet de nombreux portraits tirés par les grands photographes parisiens de l'époque, Reutlinger, Manuel, Paul Boyer, Walery ou Édouard Stebbing, largement diffusés par l'édition de cartes postales.
Bibliographie Catalogue des films français de fiction de 1908 à 1918 par Raymond Chirat et Éric Le Roy, éditions Cinémathèque française, Paris, 1995.
Notes et références
Liens externes
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