est une chanson écrite par l'auteur-compositeur-interprète anglais David Bowie et parue le dans son album Hunky Dory. Comme son titre peu éclairant l'indique, ses paroles forment un huitain. Pièce mineure de l'album, le morceau dégage pourtant un charme mystérieux.

Musique Enregistrée dans la première quinzaine de aux studios Trident à Londres, cette ballade est un morceau court, d'à peine quarante mesures : quinze d'introduction à la guitare, seize pour la partie chantée, et neuf de finale.

Elle est conçue comme une continuité musicale de Oh! You Pretty Things, même s'ils n'ont pas été enregistrés ensemble. Il n'y a pas d'élan rythmique. Le piano de Bowie, au son vacillant, dialogue avec la guitare Les Paul de Mick Ronson, légèrement country, branchée directement sur l'ampli. Quand il ne chante pas, Bowie abandonne à Ronson la ligne mélodique au charme désuet, jugée fade par certains.

Bowie arbore un style vocal différent pour chaque vers, se glissant successivement dans la peau d'un crooner, d'un cowboy, etc.

Paroles Le titre, peu éclairant sur la signification de la chanson, indique qu'ici le texte va primer sur la composition musicale : le poème est en effet truffé de métaphores surréalistes complexes et d'assonances (, etc.).

Les quatre premières lignes sont tournées vers l'intérieur d'un appartement, où se déroule une scène banale : un personnage, Clara semble prostré. Un cactus observe la scène de la fenêtre. Les quatre autres vers s'évadent à l'extérieur, le cactus semblant assurer la jonction entre les deux parties. Le narrateur (le cactus ? Bowie ?) soulève une question sur l'avenir des cactus, puis conclut par une certitude : c'est dans le soleil qu'est la clef pour comprendre la ville.

Les lectures possibles sont nombreuses ; on a pu l’interpréter comme une rupture amoureuse, symbolisée par ce cactus qui se détourne vers le large, laissant Clara à son chagrin. L'arbre dont les branches montent au ciel, qui clôt le poème peut être celui que Bowie et Hermione Farthingale voyaient de leur chambre sur Clareville Grove : Hermione évoque en effet en 2020 .

Une note manuscrite de Bowie datée de à New-York commente :

Accueil William Burroughs, dans un entretien avec l'auteur, voit dans le poème une réminiscence de de T. S. Eliot .

Son biographe Nicholas Pegg estime qu'Eight Line Poem est la chanson de l'album la plus négligée.

Autres versions Le morceau a peu été chanté en public, cependant : on trouve une version différente de Eight Line Poem sur le single qui précède la sortie de Hunky Dory le , la BBC enregistre Bowie et Ronson interprétant la chanson dans l'émission de Bob Harris. Radiodiffusée le , elle reparaitra en 2000 sur l'album .

Crédits David Bowie - chant, piano Mick Ronson - guitare

Références

Catégorie:Chanson écrite par David Bowie Catégorie:Chanson interprétée par David Bowie Catégorie:Chanson de 1971