Le d'instruction des transmissions ( RIT) est un régiment de l'Armée de terre française crée en 1923 sous le nom de régiment du génie puis régiment de transmissions. C'est aujourd'hui un régiment d'instruction basé à Dieuze
Historique L'entre-deux-guerres, le régiment du génie : naissance du régiment du génie constitué de 2 bataillons à Nancy.
Fin de l'année 1923 : le Régiment du Génie passe à 4 bataillons : le et le stationnent à Nancy, le bataillon se trouve à Lille, le bataillon stationne à Grenoble.
: Le Général Rollin, son premier chef de corps reçoit son drapeau. : dissolution du bataillon du Régiment du Génie et création du Régiment du Génie par fusionnement du : bataillon du Régiment du Génie, stationné à Grenoble, bataillon du Régiment du Génie, stationné à Toulouse.
: le Bataillon de Génie, unité des sapeurs télégraphistes, devient le Bataillon du Régiment du Génie à Mayence.
: le bataillon du Régiment du Génie rejoint les deux bataillons à Nancy. Les et bataillons deviennent des bataillons de campagne (normaux) et le devient un bataillon de région fortifiée.
En 1935 : le bataillon est créé à Metz.
De 1935 à 1940, la ligne Maginot s’appuyait en grande partie sur l’efficacité de son système de transmissions. Celui-ci, principalement axé sur le téléphone nécessitait une infrastructure unique couvrant l’intégralité du front fortifié. La construction, l’entretien et l’exploitation de ce réseau sont confiés dès le temps de paix aux compagnies de sapeurs télégraphistes dans le secteur qu'elles ont chacune en charge. Le commandant de compagnie ou le chef de détachement est le Chef du chantier transmissions de la Chefferie des Travaux du Génie.
Dans le Nord-Est, c’est au régiment du génie qu’échoit cette mission : le quatrième bataillon formé de quatre compagnies est basé à Metz, caserne Féraudy. Ce bataillon couvrira les quatre secteurs composant la région fortifiée de Metz. Le troisième bataillon cantonné à Nancy est composé de trois compagnies affectées chacune à un secteur fortifié couvrant la région fortifiée de la Lauter.
Du fait de l’importance des effectifs et de la spécificité de la tâche, il était prévu que ces deux bataillons fusionnent en 1939 pour ne former qu’un seul régiment. La mobilisation rendra impossible cette mise sur pied.
Jusqu'au second conflit mondial, le régiment va former des générations de sapeurs télégraphistes.
La Seconde Guerre mondiale thumb|290px|Emblème du de transmissions sur les murs d'un fort de la ligne Maginot (ouvrage de Denting) : le Régiment du Génie est dissous pour former les compagnies télégraphiste et radio télégraphiste de Division et Corps d'Armée le long de la frontière qui vont assurer les communications des grandes unités des armées : la Armée, 3 corps d'armée, 9 divisions d'infanterie et 1 division de cavalerie.
En temps de paix, c'est le Bataillon du Régiment du Génie qui assure la gestion, l'entretien et les travaux relatifs au réseau de transmission de la Région Fortifiée de Metz.
La guerre nécessitant un effectif bien plus important que celui du temps de paix entraîne dès la mobilisation la dissolution des régiments du génie. Les effectifs de ces régiments sont alors regroupés en bataillons du Génie de Forteresse, chaque bataillon couvrant un secteur fortifié. Ces bataillons sont composés de deux compagnies d’ouvriers du Génie et de deux compagnies chargées de l’exploitation et de l’entretien du matériel téléphonique (Cies 20x/81) et du matériel de radiotélégraphie (Cies 20x/82). Elles sont placées sous le commandement de l’officier placé à la tête de la compagnie du temps de paix devenu Commandant des transmissions du secteur fortifié dès la mobilisation et basé au PC du secteur.
Les sous-officiers en place dès le temps de paix et les sapeurs ayant pris une part active à la construction du réseau (dits sapeurs anciens) qui constituaient l’effectif de la compagnie du temps de paix forment dès la mobilisation l’encadrement des nouvelles compagnies constituées.
Secteur de Crusnes Bon du Génie de Forteresse 204/1 Cie et 204/2 Cie 204/81 Cie de Sapeurs Télégraphistes 204/82 Cie de Sapeurs Radio Télégraphistes
Secteur de Thionville Bon du Génie de Forteresse 203/1 Cie et 203/2 Cie 203/81 Cie de Sapeurs Télégraphistes 203/82 Cie de Sapeurs Radio Télégraphistes
Secteur de Boulay Bon du Génie de Forteresse 202/1 Cie et 202/2 Cie 202/81 Cie de Sapeurs Télégraphistes 202/82 Cie de Sapeurs Radio Télégraphistes
Secteur de Faulquemont Bon du Génie de Forteresse 201/1 Cie et 201/2 Cie 201/81 Cie de Sapeurs Télégraphistes 201/82 Cie de Sapeurs Radio Télégraphistes
Secteur de la Sarre Bon du Génie de Forteresse 208 /1 Cie et 208/2 Cie 208/81 Cie de Sapeurs Télégraphistes 208/82 Cie de Sapeurs Radio Télégraphistes
La compagnie mixte des transmissions 48/84 est affectée à la Division Légère de Cavalerie, chargée sous les ordres du Général BERNIQUET de barrer devant Saint-Valery-en-Caux la route de la mer, . Elle est citée à l'ordre de l'Armée. La compagnie en est l'héritière.
Avril 1940 dans les Ardennes - RG DLC - Sgt RENAUD Sgt ROIRET
Les difficultés pour communiquer éprouvées en mettent en évidence une insuffisance de moyens et la nécessité de soustraire les transmissions à la tutelle du génie.
: la subdivision « Sapeur Télégraphistes » du Génie devient l’Arme des Transmissions, par décret ministériel /EMA/1 du , les transmissions deviennent une arme distincte du génie, au sein de l’armée d’armistice.
Moins de six mois après la création de l’Arme des Transmissions, le débarquement allié en Afrique du Nord entraîne l’invasion de la zone libre par l’armée allemande, et la fin de l’armée d’armistice. Néanmoins, le général Merlin prend à Alger la destinée de l’arme en main. Les transmetteurs reprennent le combat dans les campagnes de Tunisie, d’Italie, de France et d’Allemagne. Afin de privilégier l’engagement des hommes au combat, le général Merlin ouvre l’accès des transmissions aux femmes pour occuper des postes de centralistes téléphoniques et télégraphiques, et d’exploitants radio. Naît ainsi le corps féminin des transmissions. Ces spécialistes seront communément appelées « les Merlinettes ». Certaines participeront aux campagnes d’Italie, de France et d’Allemagne.
thumb|Camp Stehelin le 8 mars 1945. : création de 4 Centre d'Instruction et d'Organisation des Transmissions.Le C.I.O.T. 618 est stationné au camp STEHELIN à Caudéran près de Bordeaux.
L'après-Seconde-Guerre-mondiale : le régiment des transmissions est créé à Grenoble, à partir du CIOT 618 et reçoit pour drapeau l’ancien emblème du Régiment du Génie démarqué « TRANSMISSIONS ». La plupart des unités entrant dans sa composition, issues des détachements des corps, corps, division, division blindée, division d'infanterie, ont fait campagne en Afrique du Nord, en Italie, en France et en Allemagne avec la Armée.
Parmi ces unités, la Compagnie de transmissions 807 est citée à l'ordre du corps d'armée avec attribution de la croix de guerre et étoile de vermeil. Ses faits d'armes reconnus vaudront au drapeau du régiment de porter l'inscription "Allemagne 1945" dans ses plis.
Les compagnies 806/1 et 806/3 dont les et compagnies sont héritières, ont été citées, elles aussi, à l'ordre du corps d'armée.
Dissous le (DM n°3102/EMA/I du ), il est reconstitué le de la même année en Autriche à partir des réserves de la Armée. Cependant, la tradition voulant que le « 18 » soit un régiment de Lorraine, un second régiment de transmissions est créé le à Metz (caserne Grandmaison à Metz pour le bataillon et caserne Molitor à Nancy pour le second). Les deux « 18 » vont coexister pendant trois mois avant que le « 18 » d’Autriche ne prenne le numéro « 42 » le .
, le régiment de transmissions de Metz est dissous. Les 2 bataillons autonomes deviennent le Bataillon stationné à Metz et le 118 Bataillon stationné à Nancy et assurent la garde du drapeau.
Le régiment de transmissions en 1950 à Metz.
118 bataillon de transmissions
: le régiment est reconstitué à Metz à partir du 118 bataillon de transmissions.
: le régiment des transmissions rejoint Épinal, dans les quartiers de la Vierge.
De 1951 à 1977 : régiment d'instruction Pendant cette période il reçoit l’ordre d’instruire, sur le plan national, les recrues dans la technique de l’arme des transmissions.
: le bataillon est créé, il comprend 3 unités de monteur de lignes fixes.
Du à 1964 : le bataillon arrive en Afrique du Nord.
: le bataillon est dissous pour donner naissance à trois bataillons de transmissions : bataillon de transmissions rattaché à la division d’Alger bataillon de transmissions rattaché à la division d'Oran bataillon de transmissions rattaché à la division de Constantine
: le RT change d’appellation et devient le régiment d’instruction des transmissions ( RIT) dans le quartier Varaigne d’Épinal.
: la compagnie du bataillon s'installe à Montmédy.
: à Montmédy, se trouvent 2 compagnies : la compagnie (instruction ligne) et la compagnie (exploitant radio).
: le détachement de Montmédy prend l'appellation du bataillon du RIT.
: le RIT devient régiment de transmissions (DM n°13821 / EMAT du ).
: dissolution de la compagnie du bataillon.
: la compagnie du bataillon est transférée à Metz.
: le bataillon du RT est dissous. Il donne naissance au régiment de transmissions, stationné à Nancy.
Le régiment de transmissions redevient régiment d'instruction des transmissions.
: création de la compagnie de guerre électronique, rattaché au RIT à Épinal.
: dissolution des et bataillons. Dissolution de la compagnie.
La compagnie devient la compagnie.
: création d’un détachement expérimental du Réseau intégré des transmissions automatiques (RITA).
: dissolution des et compagnies.
De 1977 à 1997 - Le régiment de transmissions à Épinal : dans le cadre de la restructuration de l’armée de terre, le RIT retrouve son appellation d’origine régiment de transmissions.
Il assure les liaisons du général commandant le Corps d’Armée. right|150px|thumb|Insigne de béret des transmissions : dissolution de la compagnie de guerre électronique.
: restructuration de l'unité expérimentale RITA à deux unités ( et compagnie).
: création de la compagnie (centres nodaux - raccordement).
: présentation des matériels RITA à des officiers généraux de l'Armée indienne.
: dissolution de la compagnie.
: vente du système RITA aux États-Unis.
: le RT défile sur l'avenue des Champs-Élysées sous les ordres du colonel Kuntz (chef de corps).
: le RT devient un élément organique de la FAR (Force d'action rapide).
: inauguration du square du régiment de transmissions à Épinal.
à : il participe à l’opération Daguet.
: après trois années au sein de la FAR, le RT rejoint le corps d’armée puis la brigade de transmissions créée le .
: le RT est dissous à Épinal.
De 2003 à 2011 - Le régiment de transmissions à Bretteville-sur-Odon : le régiment de transmissions est recrée à Bretteville-sur-Odon (près de Caen) dans le quartier Kœnig.
: il reçoit son drapeau sur la place d'armes de Caen par le général Thorette, chef d’état-major de l’armée de terre.
À l'été 2008, le régiment apprend qu'il est dissous en 2010. Une partie des unités "SIC" (, , et Cie) seront « déplacées » pour la montée en puissance du nouveau régiment de transmissions de Douai.
Depuis 2017, régiment d'instruction à Dieuze Le centre de formation initiale des militaires du rang de Dieuze est créé le et relève le régiment de dragons parachutistes transféré au camp de Souge. Son rôle est de former les nouvelles recrues des différents régiments de la brigade mécanisée et de la brigade de transmissions et d'appui au commandement.
En 2016, dans le cadre de la réorganisation de l'Armée de terre, il rejoint le commandement des systèmes d'information et de communication (devenu commandement de l'appui terrestre numérique et cyber en 2024).