Marie Alexandrine d'Agon de la Contrie ou Marie Alexandrine d'Agon de Lacontrie, de son nom d'épouse Marie Brunot, est une femme de lettres française, auteure de livres pour la jeunesse. Elle est née Site des archives départementales du Var, état civil, ville de Toulon, naissances année 1848 réf. 7E 146/193 page 507/535 acte . À lire avec le permalien. le à Toulon, département du Var en Provence-Alpes-Côte d'Azur et décédée le à Périgueux dans le département de la Dordogne dans la région de la Nouvelle-Aquitaine.

Biographie Famille Sa lignée agnatique est issue de Coutances en Normandie depuis la fin du Les éléments biographiques ci-après sont issus en grande partie de l'article rédigé sur le site internet désormais fermé de la Bibliothèque de Suzette et traduit en anglais sur le site Letteraturadimenticata. Lire en ligne http://www.letteraturadimenticata.it/BIBLdeSUZETTE/agon.htm.

Son père, François Guillaume d'Agon de LacontrieEn 1841, celui-ci rédige Vocabulaire Noukaïva, Iles Marquises 52 feuillets papier manuscrits, , reliure brochée, cote 1017, Bibliothèque municipale de Colmar, Haut-Rhin Portrait photographique de François Guillaume d’Agon de la Contrie sur le site Gallica de la BNF, est né le à Spire, ville rattachée à l'époque au Royaume de Bavière. Militaire, il se distingue en 1823 lors du Combat de Campillo de ArenasVoir l'article du journal La Patrie du 24 octobre 1893, page 1 en Espagne dans le 1er régiment d'infanterie de ligne et finit sa carrière comme Chef de bataillon. Il est fait Chevalier de la Légion d'honneurSource: Base Léonore, cote LH/10/41. en 1845.

Sa mère, Pierre Louise Marie Fanélie Couppé du Portblanc, née le à Petit-Canal (Grande-Terre - Guadeloupe), est issue d'une ancienne famille bretonne dont un membre, René Couppé de Keroual, son quadrisaïeul, a émigré à la Guadeloupe dans la seconde moitié du et y a fait souche.

Ils se marient le à Petit-Canal.

Son grand-père Louis Bernard Antoine d'Agon de Lacontrie, juriste, est l'auteur d'ouvrages juridiquesAncien statutaire d'Alsace, ou recueil des actes de notoriété fournis en 1738 et 1739 à M. de Corberon, premier président du conseil souverain d'Alsace, sur les statuts, us et coutumes locales de cette province, suivi d'une notice sur les emphytéoses, les colonges, les locatairies perpétuelles, dites Schaufel-Recht, les cens, rentes et redevances foncières, imprimerie J.H. Decker, Colmar 1825..

Ses frères, Hippolyte Alexandre Frédéric (1840-avant 1869) et Edmond Joseph (1842-1901Voir l'article nécrologique paru dans le journal La Dépêche du 29 juillet 1901, page 3.), sont dans l'infanterie de marine: le premier comme sous-lieutenant et le second comme commissaire de la marine.. En 1877-1879, ce dernier fera partie d'une expédition militaire au Sénégal, en tant qu'aide-commissaire de la marine, en compagnie de l'explorateur Parfait-Louis Monteil et de Joseph Gallieni avec qui il se liera d'amitié. Il servira notamment en Martinique, Guadeloupe, Guyane, Sénégal, à l'Ile de la RéunionVoir l'article du journal Le Sémaphore de Marseille du 20 septembre 1890, page 2, dans lequel est relaté son débarquement à Marseille le 19 septembre, de retour de la Réunion., en Indochine et au Tonkin. Il sera promu sous-commissaire de la marine par décret présidentiel le Article du journal Le XIXe siècle du 20 mars 1880, page 3. Il sera fait officier de l'ordre du Cambodge, de l'Ordre du Dragon d'Annam puis chevalier de la Légion d'honneur en 1885Source : Base Léonore, cote LH/10/42..

En 1842, le couple retourne s'installer à Brest, dans le département du Finistère en Bretagne.

Son père décède« Le commandant d'Agon de Lacontrie attendait le passage du prochain paquebot anglais pour rentrer en France avec sa famille. Il s'entendit avec son ami F., auquel il céda la maison qu'il avait encore plusieurs mois à occuper. Mais, l'avant-veille du jour fixé pour le départ, le pauvre commandant mourut subitement: le départ de la famille fut retardé par cet évènement, et F., pressé de mettre sa lune de miel dans ses meubles, pria la veuve d'aller s'installer ailleurs, ce qu'elle fit en se lamentant de l'impatience de son ami. Mais l'ami, pour l'empire du Grand Mogol, n'aurait pas voulu condamner sa jeune fiancée à passer la première nuit de ses noces à la belle étoile, ni retarder d'une heure son réengagement dans l'armée des maris » in L'Inde française, deux années sur la côte de Coromandel, par Pierre-Louis-Honoré Chauvet, Edition Challamel, 1877. le Par décret impérial du 13 novembre 1853, son fils cadet Edmond Joseph, âgé de 11 ans, élève au collège de Lorient, bénéficie d'une concession de 1/2 bourse pour l'année scolaire, à la suite du décès de son père sept mois auparavant. Voir Le Moniteur Universel du 18 novembre 1853 alors qu'il est stationné avec sa famille à Pondichéry en Indein L'Inde française, deux années sur la côte de Coromandel, par Pierre-Louis-Honoré Chauvet, Édition Challamel, 1877, ..

Études Après la mort de son père, Marie d'Agon de la Contrie suit ses études à la Maison d'éducation de la Légion d'honneur à Saint-Denis (département de la Seine-Saint-Denis, région de l'Île-de-France) de 1854 à 1868 puis devient Dame postulante au noviciat. Après le décès de sa mère le à Paris, elle reste à Saint-Denis. En 1871, elle devient Dame novice avec des appointements de 400 francs par an.

Epouse et mère Son futur mari, le commandant d'infanterie de marine Napoléon François Ernest Brunot (1839-1908), fils de Jacques Brunot, intègre le RIMa (2e régiment d'infanterie de marine). Il prend part à deux campagnes au Sénégal (1858-1862), deux en Cochinchine (1863-1865) et à la guerre franco-allemande de 1870 dans l'Armée du Rhin. Il se distingue à la Bataille de Bazeilles et est fait prisonnier à Sedan. Il reste en captivité du 3 au . Le de la même année, il est nommé chevalier de la Légion d'honneurSource Base Léonore.. En , il se trouve à la tête du bataillon du régiment de marche lors du siègeLire l'extrait du rapport que le lieutenant-colonel rédige au sujet de ce siège Investissement et bombardement de Péronne (1870) par Jules Poirier dans le journal La Petite République du 3 avril 1918, page 4 de Péronne ( - ) dans le département de la SommeArticle détaillé de Raymond Guilbert dans le journal Le Progrès de la Somme du 10 janvier 1890, pages 1 et 2.. Il accèdeJournal officiel de la République française du 25 juin 1876, page 19 au grade de Lieutenant-colonel le Et chef de bataillon au régiment.

Le , il épouseSite des archives départementales de la Seine-Saint-Denis, état civil, ville de Saint-Denis, mariages année 1872 réf. E199 page 220/269 acte avec le permalien Marie à Saint-Denis dans le département de la Seine-Saint-Denis dans la région de l'Île-de-FranceAyant pour témoins les généraux de division Joseph Faron et Izéchiel Barolet de Puligni. Ils auront 5 enfants: Georges Léon JacquesVoir sa fiche de matricule militaire avec le permalien sur le site "grand memorial archives de la guadeloupe". (1873-1907Contrairement à ce qui figure dans sa fiche militaire des archives de la Guadeloupe, Georges Brunot est bien décédé en 1907 aux colonies, "victime du climat fiévreux des colonies" (et non après 1921). Dans l'article nécrologique à propos de Madame Brunot (bulletin mensuel Lou Bournat de l'école Félibréenne du Périgord de mars 1908 tome III livraison, imprimerie de la Dordogne, Périgueux), ceci est clairement indiqué par son auteure Marie d'Hauterive.) qui deviendra administrateur colonial (secrétaire particulier du gouverneur général de l'Afrique occidentale française), qui se mariera à Versailles en 1900 avec Louise DumontVoir annonce dans le journal Le Figaro du 15 octobre 1900, page 2, Jacques Edmond Paul Henri (1876-1876), Marie Madeleine Juliette Fanélie (1878-1976) qui se mariera en 1901 avec Marie Jean Auguste CornetIl sera titulaire de la Médaille coloniale du Sénégal (1894) et du Soudan (1897) et sera nommé Chevalier de la Légion d'honneur en 1914 et promu Officier de la Légion d'honneur en 1924 (PV de réception de la Grande Chancellerie de la LH, de Chevalier du 14 juillet 1914 et d'Officier du 14 juillet 1924). (1872-1960) qui deviendra commissaire colonial (1893-1906) puis sous-intendant militaire (1906-1923), Paul André Louis Frédéric, qui sera lieutenant dans l'infanterie colonialeEn décembre 1908, il est sous-lieutenant de réserve au 1er régiment d'infanterie coloniale Annonce du journal L’Ouest-Éclair du 27 décembre 1908, page 2En février 1910, il est muté du 3e régiment du Tonkin vers le 6e régiment de métropole Annonce du journal L’Écho de Paris du 26 février 1910, page 2 En novembre 1910, il est muté dans les troupes de l'Afrique occidentale française Annonce de la Revue des troupes coloniales du 1er juillet 1910, page 628 Le 30 décembre 1910, il embarque à Bordeaux pour être affecté au bataillon de tirailleurs sénégalais à Zinder Annonce du journal L'Ouest-Eclair du 13 décembre 1910, page 2En novembre 1912, de retour de Zinder (3e bataillon du Niger), il est affecté en métropole au 1e régiment d'infanterie coloniale Annonce du journal L’Écho de Paris 25 novembre 1912, page 3En octobre 1913, il est muté du 1er vers le 23e régiment en métropole Annonce du journal Le Matin du 25 octobre 1913, page 7Devant partir en Afrique occidentale française en juin 1914, il permute avec un autre officier et est maintenu au 3e régiment en métropole Annonce du journal L’Éclair du 15 mai 1914, page 7En juillet 1914, il est réaffecté en Afrique occidentale française Annonce du journal L’Écho de Paris du 25 juillet 1914, page 4 (1881-1914 « mort pour la FranceIl est « tué à l'ennemi » le 22 août 1914 en Belgique avec le 23e régiment d'infanterie coloniale Voir le permalien sur le site "Mémoire des Hommes". ») et Richard Edmond Maurice Edouard (1883-1958) qui deviendra gouverneur général des colonies puis sénateur.

Après leur mariage, le couple s'installe à CherbourgNapoléon Brunot est alors chef de bataillon du régiment d'infanterie de marinedans le département de la Manche, puis en à BrestNapoléon Brunot est alors chef de bataillon du régiment d'infanterie de marine dans le département du Finistère dans la région de BretagneAnnonce du journal Les Tablettes des Deux-Charentes du 3 novembre 1878, page 3.

En novembre 1879, Napoléon Brunot est envoyé à Saïgon en CochinchineIl embarque à Toulon sur l'Annamite le 20 novembre 1879 Article du journal Les Tablettes des deux Charentes du 15 octobre 1879, page 3. Le , son régiment embarque aussi à Toulon pour la Cochinchine sur le navire Le TarnAnnonce du journal Les Tablettes des Deux-Charentes du 10 janvier 1880, page 4.

En février 1881, il rentre en France par le navire Le Mytho. Il retourne à Brest dans le département du Finistère et fait valoir ses droits à la retraiteAnnonce du journal Les Tablettes des Deux-Charentes du 23 février 1881, page 2 pour raisons de santé en août de la même annéeAnnonce du Journal des débats politiques et littéraires du 25 août 1881, page 2.

La famille s'installe ensuite successivement à Marseille (1881) puis à Paris (1882).