Marie-Antoinette Orcival est une résistante française, née le à Montpezat-de-Quercy dans le Tarn-et-Garonne, déportée à Ravensbrück, et morte des suites d'une tuberculose au Grand Hôpital de Langerhorn, faubourg de Hambourg, le .
Biographie Marie-Antoinette Orcival fait ses études au lycée Jules Michelet de Montauban. Après son baccalauréat, elle devient infirmière bénévole de la Croix-Rouge, durant la Seconde Guerre mondiale, à l'hôpital annexe de Montauban. Elle y reste jusqu'à sa dissolution, avant d'exercer en temps qu'infirmière bénévole dans une crèche du Tarn-et-Garonne. Elle s'occupe également d'enfants de famille de réfugiés. En 1944, alors assistante cantonale du Secours national, elle candidate au service automobile de la Croix-Rouge, mais doit renoncer pour s'occuper de son père, chef d'escadron à la retraite, alors handicapé.
Le , la 2e division SS Das Reich mène une série de représailles et d'arrestations dans la commune de Montpezat-de-Quercy, après l'explosion d'une voie de chemin de fer à proximité de la commune. Marie-Antoinette Orcival fait partie des montpezatais arrêtés. Les SS les transportent à Caussade, avant de les emmener auprès de la Gestapo, à Montauban. Là, Marie-Antoinette Orcival va subir plusieurs interrogatoires sous la torture, la Gestapo voulant obtenir des informations sur les responsables de l'explosion. Selon le témoignage de Pierre Guiral, président du comité départemental de la libération de Tarn-et-Garonne, Marie-Antoinette Orcival ne dévoile aucune information, malgré la violence des interrogatoires.
Marie-Antoinette Orcival est transférée à la Prison Saint-Michel de Toulouse. Elle y écrit une lettre à destination de sa famille le , avant d'être déplacée au Fort de Romainville le lendemain.
Elle est par la suite déportée en Allemagne, dans le camp de Ravensbrück, par le convoi parti de Paris le (convoi I.225).. La résistante fait le récit de sa déportation dans un courrier reçu par sa famille en . Marie-Antoinette Orcival travaille à la plonge, avant d'être affectée quelques semaines plus tard aux mines de sel d'Eisfeeben -Beendorf. Elle y est exploitée dans des conditions effroyables, jusqu'à l'évacuation du camp en 1945, à l'arrivée de l'armée américaine. Le commandant SS du camp évacue les prisonniers par train, en direction de Hambourg. Le trajet est un calvaire pour les prisonniers, privés d'eau, de nourriture, et battus par les nazis. D'après sa lettre, n'ont pas survécu au trajet. Au mois de , l'armée américaine libère les prisonniers. Marie-Antoinette Orcival est conduite à l'hôpital de Hambourg, où les médecins lui diagnostiquent une tuberculose.
Malgré son hospitalisation, Marie-Antoinette Orcival décède le des suites de sa tuberculose, au Grand Hôpital de Langerhorn, faubourg de Hambourg, à l'âge de 25 ans. Elle est inhumée sur place le .
La famille Orcival dépose une demande d'exhumation et de rapatriement du corps de Marie-Antoinette à Montpezat-de-Quercy, le . Ce n'est que le que sa dépouille parviendra dans la commune française. Elle est enterrée dans le cimetière de Montpezat-de-Quercy le lendemain.
Distinctions , à titre posthume (décret du ) Croix du combattant, à titre posthume , à titre posthume
Hommages Une rue de son village natal, Montpezat-de-Quercy, porte son nom Une plaque commémorative est apposée sur sa maison à Montpezat-de-Quercy Elle figure aux côtés de Adèle Kurzweil sur une plaque commémorative au lycée Jules Michelet de Montauban
Notes et références
Bibliographie .
Liens externes
Biographie sur le site de la Résistance en Tarn-et-Garonne dans ses parties 1 et 2.
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