Josef Frank, né le à Prostějov (Autriche-Hongrie) et mort le à Prague (Tchécoslovaquie), est un homme politique tchécoslovaque communiste déporté à Buchenwald, puis victime du procès de Prague.
Biographie En 1926, il rejoignit la Jeunesse communiste, puis, quatre ans plus tard, le Parti communiste tchécoslovaque (PCT).
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'engagea dans la résistance communiste à Prostějov (sa ville natale) et fut par conséquent envoyé au camp de concentration de Buchenwald, où il séjourna de 1939 à 1945.
Après la guerre, il intégra le et le bureau politique du PCT. En , il fut démis de ses fonctions de membre du Comité central du PCT et deux mois plus tard, il démissionna de son poste de député à l'Assemblée nationale (il fut remplacé à celui-ci par . Arrêté le ou le , il dut ensuite subir une parodie de procès, les procès de Prague, ou procès Slánský (nom du principal accusé), qui avait pour objectif d'éliminer des cadres du Parti communiste tchécoslovaque présentés de façon mensongère comme des opposants au régime de la République socialiste tchécoslovaque. Ils étaient inspirés des purges staliniennes, notamment des procès de Moscou. La dernière déclaration de Frank devant la cour fut la suivante : . Le , lui et dix autres accusés écopèrent de la peine de mort. Sur les conseils de leurs avocats, aucun ne fit appel et ils furent tous exécutés le avant le lever de l'aube. Frank fut le septième condamné à monter sur la potence, après , , André Simone, , Otto Fischl et . Il fut pendu à (UTC+1) et déclaré mort à (UTC+1). Par la suite, sa dépouille fut incinérée et ses cendres jointes à celles des autres suppliciés dans un sac à patates, avant d'être toutes jetées le long d'une route gelée par deux agents de la Sûreté d'État.
Il fut réhabilité en 1963Open Society Archives : https://web.archive.org/web/20110717201613/http://www.osaarchivum.org/files/holdings/300/8/3/text/16-6-194.shtml. Le , le président Ludvík Svoboda lui décerna à titre posthume le titre de .
Frank inspira à Howard Brenton le personnage d'une de ses pièces, Michael Billington, Weapons of Happiness, The Guardian, 5 février 2008, dans laquelle il est imaginé encore vivant en 1976.
Références
Liens externes
Catégorie:Naissance à Prossnitz Catégorie:Naissance en février 1909 Catégorie:Décès à Prague Catégorie:Décès en décembre 1952 Catégorie:Décès à 43 ans Catégorie:Personnalité morte en prison Catégorie:Condamné à mort exécuté en Tchécoslovaquie Catégorie:Condamné à mort exécuté par pendaison Catégorie:Personnalité tchèque incinérée Catégorie:Personnalité du Parti communiste tchécoslovaque Catégorie:Syndicaliste d'un pays disparu Catégorie:Survivant de Buchenwald Catégorie:Décès en Tchécoslovaquie