Michael Harry Repacholi plus connu sous le nom de Michael Repacholi ou de Mike Repacholi (australien, né le à Taree) est un biophysicien (professeur) et expert en radioprotection, qui a notamment co-fondé le Comité international des rayonnements non ionisants (qu'il a présidé de 1988 à 1992), et qui deviendra l'ICNIRP (Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants) qu'il présidera de 1992 à 1996, et dont il reste depuis « Président d'honneur ».

Biographie Études Le professeur Repacholi a étudié la physique et la radiobiologie à l'Université d'Australie-Occidentale (1965), à l'Université de Londres (1969) avant d'obtenir son PhD à l'Université d'Ottawa (en 1980).

Carrière Lors de ses études de physique, il effectue un stage étudiant au sein de la Commission australienne de l'énergie atomique (été austral 1964-1965).

De 1965 à 1968, il devient physicien spécialisé en radioprotection dans le laboratoire des rayons X de Perth. Puis les années suivantes, il réalise des enquêtes sur les utilisateurs d'appareils à rayons X (ou utilisant des radioisotopes dans des installations médicales et industrielles), pour divers hôpitaux australiens et canadiens.

Il émigre ensuite au Canada et y travaille trois ans pour la Commission du cancer du Saskatchewan, à Régina (de 1969 à 1971). En tant que physicien hospitalier, il contribue à planifier les radiothérapies. Il est aussi consultant en radioprotection pour les équipements de radiologie médicale de l'hôpital des Sœurs Grises ; et consultant au service de médecine nucléaire de la clinique Allan Blair (qui est un centre de traitement des cancers).

Il travaille ensuite pour le Bureau de la radioprotection de Santé et Bien-être social Canada (1971—1982) ; de 1971 à 1974 comme Chef du programme de radiographie médicale ; de 1975 à 1982 comme Chef du Programme des rayonnements non ionisants. Il coordonne des programmes impliqués dans la recherche, la mesure et les effets biologiques et sanitaires des rayonnements, il contribue à créer ou mettre à jour les normes de protection congre les rayonnements ionisants et non ionisants. À ce titre, il participe au groupe de travail de la réunion de l'OMS sur l'échographie (à Londres, en 1976).

En , de retour en Australie, il travaille à l'Hôpital Royal Adelaide, à Adélaïde, en Australie du Sud, jusqu'en . Nommé scientifique en chef, il est chargé de la recherche sur les rayonnements, du développement de thérapies utilisant les rayonnements. Responsable de la radioprotection dans l'hôpital, il y conduit des projets de recherche sur les rayonnements non ionisants.

Son hôpital le détache à lAustralian Radiation Laboratory, alors notamment chargé d'évaluer les séquelles radiologiques (plutonium-239, uranium-235, beryllium…) laissés par les travaux de développement de la bombe atomique anglaise sur 7 sites d'essais nucléaires en Australie du Sud par le United Kingdom Atomic weapons Research Establishment durant la décennie (1953-1963)auteur=Keith H. Lokan|titre=|Residual Radioactive Contamination at Maralinga and Emu|date=1985|édité par Australian Radiation Laboratory/Commonwealth Department of Health|rapport archivé sur le site de l'AIEA ; URL=https://inis.iaea.org/collection/NCLCollectionStore/_Public/16/077/16077309.pdf?r=1&r=1 |Consulté le 03 octobre 2020.`

Il est ensuite employé par le Département fédéral de la santé, du logement et des services communautaires de l'État de Victoria ; de à , en tant que « chercheur principal », il dirige des programmes de recherche sur l'épidémiologie du cancer de l'enfant, et une étude animale sur les effets éventuellement cancérigènes d'une exposition à des champs de . Il prend en charge la direction d'un programme de recherche pluriannuel sur les éventuels dommages à la santé des enfants causés par les rayonnements non ionisants, tout en continuant à s'impliquer dans les Autorités de radioprotection australiennes, canadiennes et italiennes, notamment via le Comité international des rayonnements non ionisants dont il a été membre fondateur, et qu'il a présidé durant 4 ans (de 1988 à 1992), Comité qui deviendra l'ONG ICNIRP qu'il présidera aussi durant quatre ans (de 1992 à 1996, et dont il reste depuis « Président d'honneur ».

D' à 2006, l'OMS l'embauche comme expert en radiation, à Genève. Il y est principalement chargé du projet international CEM (champs électromagnétiques) (CEM = champs électromagnétiques) et dès 1995 responsable du projet mondial sur les rayonnements ultraviolets (INTERSUN)Site Web du projet, qu'il suivra jusqu'à sa retraite en 2006. Michael Repacholi est alors coordinateur de l'Unité Rayonnement et hygiène du milieu à l'OMS et membre du Departement de la protection de l'environnement humain, après avoir été fonctionnaire responsable, de la section Protection radiologique et évaluation des risques mondiaux, au Bureau de l’hygiène du milieu mondial et intégré de L'OMS à GenèveSon titre exact en 1998 était : .. Travaillant à Genève, il habite alors en France (à Divonne-les-Bains).

En 2006, il a officiellement pris sa retraite à l'OMS, mais mène encore diverses activités en lien avec son domaine d'expertise.

Travaux de recherche De 1968 à 1969 : à l'Université de Londres, il travaille notamment sur des cultures de lignées cellulaires d'organismes marins et sur des appareils exposant des suspensions de cultures de cellulaires aux ultrasons ;

De 1973 à 1980 : à l'Université d'Ottawa, dans le cadre de son doctorat, il travaille sur des lymphocytes humains en culture, exposés à des mitogènes (dont radioisotopes ou précurseurs radioactifs) introduits dans les cellules, et suivis par immunofluorescence, autoradiographie, analyse de fluorescence de l'ADN déroulé ;

De 1983 à 1991 : à l'Hôpital Royal Adelaide, il contribue à développer des lasers médicaux (essais cliniques d'amygdalectomies par laser ; élimination des taches de vin, tests de laser cliniques sur le modèle animal, programme d'évaluation et d'enseignement de l'usage du laser clinique.

Il travaille ensuite sur les effets des champs électromagnétiques sur la santé, sur le modèle murin notamment (voir ci-dessous).

Financements En 1988, il bénéficie de crédits de recherche de l'Hôpital Royal Adelaide (, pour améliorer l'amygdalectomie via le laser).

En 1989, il touche de subvention de la Commission de la santé de l'Australie du Sud, pour étudier l'efficacité clinique du traitement des taches de vin et des télangiectasies par laser au bromure de cuivre.

En 1990, la Commission de l'électricité de Nouvelle-Galles du Sud lui verse pour préparer une étude sur le cancer infantile en Australie, afin d'étudier une éventuelle relation causale des champs magnétiques de .

En 1991, l'Association australienne de l'approvisionnement en électricité (privée) lui verse pour étudier la faisabilité d'une étude sur vaste étude d'éventuels effets carcinogenèse de l'exposition d'animaux à des champs magnétiques de .

En 1992, cette même association lui apporte pour étudier d'éventuels effets cancérogènes d'un champ magnétique de sur des souris génétiquement modifiées El-PIM-1 ; Et en 1992 toujours, les « Telecom Research Laboratories » lui apportent pour compléter cette étude en exposant cette fois des souris à des radiofréquences de , toujours pour détecter un effet carcinogène éventuel .

Financements sources de conflit d'intérêts ? Selon le journaliste technique Louis Slesin (fondateur et rédacteur en chef de « Microwave News » à New-York), , et toujours selon Slesin le Repacholi recevait par an, indirectement de l’industrie de la téléphonie mobile (outre des frais de déplacement). Retraité de l’OMS en 2006, M Repacholi (selon sa biographie sur le site de l'ICNIRP) est encore "membre émérite" avec accès à l'organisation, sur le site internet de l’ICNIRP, dont il est encore président émérite de l'ICNIRP, ce qui lui donne un statut d’observateur des réunions sans droit de vote, et sans qu'il ait besoin de remplir une déclaration de conflits d'intérêts) tout en étant à nouveau consultant pour l'industrie (ex : la Connecticut Light and Power Co. (CL&P), filiale de Northeast Utilities, et la United Illuminating Co. (UI) l'ont engagé pour aider le Connecticut Siting Council à éviter l'application d'une norme stricte d'exposition aux CEM"). Selon une enquête du journal The Nation (2018) Motorola a versé par an à l'un de ses anciens employeurs (l'hôpital Royal Adelaide), lequel transférait ensuite cet argent au programme de l'OMS qu'il pilotait. À la suite de la mise au jour ces liens financiers indirects, M Repacholi a estimé qu'il n'y avait pas de conflit d'intérêts puisque Motorola ne l'avait pas payé personnellement ; (piloté par Michael Ripacholi). Ce mode de financement n'est pas inhabituel à l'OMS qui manque d'argent public : Ainsi deux associations industrielles de téléphonie sans fil ont versé pour l'étude Interphone du Centre international de recherche sur le cancer de l'OMS en 2000 (soit 20% du budget de 24 millions de dollars devant permettre à 21 chercheurs de 13 pays d'évaluer si les téléphones portables favorisent le gliome et/ou le méningiome). Dans ces cas, l'argent passe par une caisse commune supposée « pare-feu » contre l'influence directe des entreprises sur les conclusions de l’IARC, mais commente Dariusz Leszczynski de l'Université d'Helsinki. À de nombreuses reprises, "Microwave News a demandé à M. Repacholi de révéler toutes les sources de financement du projet CEM de l’OMS, ce qu’il a toujours refusé selon "Microwave News ; Repacholi ré-interrogé un an plus tard, en dans le cadre du projet « RF Gateway » (sur les radiofréquences) à propos des financements du projet CEM de l’OMS a admis avoir été indirectement financé par l'industrie, qui selon lui représentait moins de la moitié du montant total (mais selon un Rapport intérimaire de l’OMS pour la période -2007, le CEM a touché des gouvernements et d’« autres sources », pour un total de ) ; M Repacholi, ajoute que « de plus, il fut ressenti au début du Projet (CEM) que l’industrie donnait l’impression qu’elle portait un intérêt pour la santé publique avec ses appareils à CEM et ainsi nous croyions qu’ils contribuaient aux financements du Projet dont le but était d’obtenir une meilleure information sur les risques pour la santé »http://www.next-up.org/pdf/GatewayInterview2MichaelRepacholiWhoEmfChief20070726.pdf interview par Janet Lathrop, Susan Tikalsky et Sara Wolfgram de « RF Gateway » ; et traduction en français par Next-Up, 2007.Ce système de financement indirect a été résilié début 2007, après le départ récent de M Repacholi de l’OMS. Depuis, le projet CEM n’est plus financé que par des contributions extrabudgétaires (périodiques ou ponctuelles) au projet CEM, venant de pays participants et d'autres agences, avec vérification des fonds par l’OMS qui a annoncé rechercher « de nouvelles sources de financement ».

Notoriété, implications dans divers groupes professionnels Il a été membre de : l'Australian Radiation Protection Association (Association australienne de radioprotection) depuis 1984, puis vice-président (1986-1988), puis président (1988—1990) la Health Physics Society ou HPS (à partir de 1970) ; il est délégué de la HPS au Congrès de l'association International Radiation Protection Association (à Paris en 1977, puis à Jérusalem en 1980). l'Australasian College of Physical Scientists and Engineers in Medicine (membre depuis 1984, président (S.A. Branch) de 1984 à 1986, vice-président de 1987 à 1989, puis président de 1989 à 1991 et "ancien président" de 1991 à 1993 l'Australian Institute of Physics (membre titulaire à partir de 1974) l'Association canadienne de radioprotection (membre titulaire de 1969 à 1981) l'Association canadienne de physique ; il est ancien président de sa Division Physique médicale et biologique (1978) et a été président du programme de la réunion annuelle des divisions en 1977