Derval est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie vignette|droite|300px|Situation de la commune de Derval dans le département de la Loire-Atlantique

Situation et communes limitrophes La commune de Derval est située dans la partie nord de la Loire-Atlantique, étant limitrophe de l'Ille-et-Vilaine (commune du Grand-Fougeray).

Le bourg se trouve à environ au nord de Nantes et au sud de Rennes, à à l'ouest de Châteaubriant et à l'est de Redon.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Don, la Chère, le Pas Guillaume, la Renoulière, l'Etang de Fondeluen, la Mare Guinet, le ruisseau de la Bodinais, le ruisseau de la Mare de Nillac, les Couères et divers autres petits cours d'eau..

Le Don, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Ombrée d'Anjou et se jette dans la Vilaine à Avessac..

La Chère, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Soudan et se jette dans la Vilaine à Pierric.. Les caractéristiques hydrologiques du la Chère sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 11:05 TU à partir des 473 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1983 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

Le Pas Guillaume, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Chère à Grand-Fougeray..

vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de DervalLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Noë-Blanche à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Derval est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de DervalUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. La commune est en outre hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,2 %), zones agricoles hétérogènes (15,6 %), forêts (5,6 %), prairies (4,5 %), zones urbanisées (3,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication La commune est traversée par la RN 137, voie express à 2x2 voies entre Nantes et Rennes. Elle fait partie de la « route des Estuaires » (Bray-Dunes-Hendaye par Dunkerque, Caen, Rennes, Nantes et Bordeaux).

Cette voie express remplace depuis quelques décennies l'ancienne RN 137 (Saint-Malo-Bordeaux), route à deux voies qui traversait en général les bourgs et dont il subsiste quelques tronçons. À Derval, ces tronçons, la rue de Nantes et la rue de Rennes, forment la RD 537.

Une route notable, perpendiculaire à la 137, est la RD 775, qui relie Redon (Ille-et-Vilaine) à Châteaubriant en traversant le bourg de Derval. Elle rejoint la RD 771 (ancienne RN 771 Le Croisic-Laval) quelques kilomètres avant Châteaubriant.

La RD 46 double au sud la RD 775 : elle relie Derval à Saint-Vincent-des-Landes et à Louisfert, au sud-ouest de Châteaubriant.

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Derwalinse, condita en 819, Darual, plebs en 864, Derval en 1239 et 1287, Dervaul en 1245, Dervau en 1258, Derwall en 1334, Dervallum en 1371.

Durant la Révolution française (1789-1799), la commune porte pendant un moment le nom de « Montagne-sur-Kurel ».

« Derval » semble avoir pour origine un mot gaulois, dervos qui signifie « chêne », pourvu d'un suffixe latin -alis..

Le mot dervos est fréquent en toponymie française, par exemple : le pays et la forêt du Der (Haute-Marne : in foreste Dervo) ; Drevant (Cher, Derventum, de *derventon « chênaie »). On le trouve aussi en ancien français sous la forme dervée (« forêt de chênes »). On le retrouve en vieux-breton : daeru et en moyen breton : deru (« chêne »)Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Paris, Errance, 2003, ..

En gallo, la langue d'oïl locale, Derval se dit Derva, prononcé ..

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Derwal. La langue bretonne n'est plus une langue vernaculaire à Derval depuis le .

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 14,5 % des toponymes de la commune sont bretons.

Ses habitants sont appelés DervalaisNom des habitants de la commune sur habitants.fr..

Histoire Protohistoire et Antiquité Les traces d'occupations et d'activités prémédiévales sont rares sur le territoire de la commune : un statère d'or gaulois (peut-être vénète) ; un aureus augustinien ; le potentiel tracé d'une voie romaine aux villages de la Tirardière et de la Cochaudais.

Moyen Âge Durant le haut Moyen Âge, des populations d'origine bretonne s'installent sur le territoire de Derval et laissent une trace dans la micro-toponymie locale. Jean-Yves Le Moing estime à 14,5 % le taux de toponymes d'origine bretonne sur la commune.

Le château de Derval est connu depuis le et est au Moyen-âge une des forteresses les plus puissantes des Marches de Bretagne.

En 1373, le connétable Du Guesclin assiège sans succès le château pour le compte du Roi de France.

En 1451, la seigneurie est érigée en baronnie pour honorer Jean de Derval, grand chambellan du Duc de Bretagne.

A la fin des guerres de religion, le château se trouve aux mains des Calvinistes lorsqu'il fut assiégé et repris par le Duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne et membre de la Ligue. Son obstination à combattre Henri IV précipite la chute et la destruction du château en 1593.

En , Jean de Laval, baron de Châteaubriant obtient du roi l’union de la seigneurie de Derval à la baronnie de Châteaubriant. Dès lors il n’y eut plus de baron de Derval, mais la terre seigneuriale de ce nom devint la propriété des ducs de Montmorency, puis des princes de Condé, successivement barons de ChâteaubriantLéon Maître, Archives départementales de la Loire-Atlantique, série X.

D'après Ogée : Extraits du Dictionnaire de Bretagne de Ogée..vignette|left|275px|La Tour Saint-Clair, vestige du donjon de l'ancien château de Derval Le château Une enluminure de la première grande histoire de Bretagne de Pierre Le BaudPierre Le Baud, Compilation des Chroniques et histoires des Bretons, 1480-1482, Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 8266 fol. 281 représente le château de Derval.

Politique et administration

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Population et société Démographie

Selon le classement établi par l'Insee, Derval est une commune multipolarisée. Elle est le centre d'un bassin de vie. Elle fait partie de la zone d'emploi de Nantes et n'est intégrée dans aucune unité urbaine. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme : 87 % des habitants résidaient dans des zones et 13 % dans des zones , données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel..

Évolution démographique

Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 38,7 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 23,2 % la même année, alors qu'il est de 23,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 50,89 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,58 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Économie vignette|droite|redresse=0.7|Deux des éoliennes du parc éolien de Derval-Lusanger Entre 2006 et 2007, les communes de Lusanger et Derval ont fait construire d'une hauteur de (140 avec les pales).

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments L'église Saint-Pierre et Saint-Paul () La chapelle Saint-Michel () La Tour Saint-Clair - Château de Derval Le château de la Garrelaye () Le château du Fond-des-Bois Le manoir de Richebourg Le manoir de la Porte Le manoir de Camardin Le manoir du Coudray Le manoir de Guinret Le manoir du Boschet Le manoir Bon-Accueil Le manoir de la Haye Le manoir de Bellevue L'ancienne Gare de Derval

Personnalités liées à la commune François-Marie Le Maistre de La Garlaye, religieux catholique, évêque de Clermont, Bonabes IV, sire de Rougé et de Derval, homme de guerre au Moyen Âge, durant la guerre de Succession de Bretagne.

Héraldique, logotype et devise Héraldique

Devise La devise de Derval est celle des anciens seigneurs de Derval : Sans plus.

Voir aussi

Bibliographie Malo Lemée, « Le château de Derval : état des connaissances et premiers apports de l’archéologie à l’étude du site castra l», Bulletin de la Société Archéologique et Historique de Nantes et de Loire-Atlantique, n° 154, Nantes, 2019, p. 75-106. .

Articles connexes Liste des seigneurs de Derval Liste des communes de la Loire-Atlantique

Liens externes