La (en occitan : plaça Domenge Martin Dupuy), la rue Madeleine-Malraux et la rue Michel-Guy sont trois voies de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Situation et accès Description La place Dominique-Martin-Dupuy la rue Madeleine-Malraux et la rue Michel-Guy sont trois voies publiques. Elles se situent au cœur du quartier du même nom.
Au nord et au sud de la place Dominique-Martin-Dupuy, la chaussée compte deux voies de circulation automobile, dont une est réservée à la circulation des transports en commun. À l'est, la rue Madeleine-Malraux, et à l'ouest, la rue Michel-Guy ne comptent qu'une seule voie de circulation automobile en sens unique. La première appartient à une zone de rencontre, où la vitesse est limitée à 20 km/h, la seconde à une zone 30, où la vitesse est limitée à 30 km/h.
Voies rencontrées La place Dominique-Martin-Dupuy rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
Rue des Frères-Lion Rue Pierre-Paul-Riquet Rue du Pont-Guilheméry Rue de la Charité Rue du Pont-Montaudran Rue des Potiers
Transports La place Dominique-Martin-Dupuy est traversée et desservie directement par les lignes de bus de la ville, particulièrement les Linéo . Elle se trouve par ailleurs à proximité immédiate de la station François-Verdier de la ligne de métro , près de laquelle marquent également l'arrêt les Linéo .
La place Dominique-Martin-Dupuy possède une station de vélos en libre-service VélôToulouse, la station ( place Dominique-Martin-Dupuy).
Odonymie vignette|gauche|Buste de Dominique Dupuy (Salle des Illustres, Capitole). Le nom de la place rend hommage à Dominique Dupuy. Ce Toulousain, né dans la maison familiale, rue des Arts, est le fils de Jean, maître-boulanger, et de son épouse, Paule Bertrand. Entré au régiment d'Artois en 1784 comme simple soldat, il revient par la suite s'établir à Toulouse comme commerçant. À la Révolution française, il devient membre de la Société des Amis de la Révolution. Il s'engage en 1791 dans le premier bataillon de volontaires de la Haute-Garonne, amalgamé en 1793 à la , puis en 1796 à la – devenue par la suite d'infanterie –, où il est lieutenant-colonel. En 1798, il est de l'expédition en Égypte aux côtés de Napoléon Bonaparte, se bat à la bataille des Pyramides, puis est chargé de gouverner la ville du Caire. Il est mortellement blessé lors d'une révolte de la ville et meurt le Salies 1989, vol. 1, ..
En 1781, on lui avait donné le nom de place Dauphine, pour célébrer la naissance, le , de Louis-Joseph, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, et dauphin de France. En 1794, pendant la Révolution française, on changea le nom des rues et des places de la ville, et la place Dauphine devint place Beauvais, en souvenir de Charles Nicolas Beauvais de Préau. Député à l'Assemblée législative en 1791, puis à la Convention nationale en 1792, envoyé en mission dans le Var, il est dépassé par la situation insurrectionnelle que connaît Toulon. Emprisonné par les royalistes, il est libéré en 1793. Il est déclaré « martyr de la liberté » après sa mort d'épuisement à Montpellier en 1794. À la Restauration, en 1814, la place reprend son premier nom de place Dauphine. En 1830, après les Trois Glorieuses, qui ont vu renverser Charles X et monter sur le trône Louis-Philippe, « roi-citoyen », naître la monarchie de Juillet, la place prend le nom de Pierre-Paul-Riquet. C'est finalement, le , le conseil municipal mené par Joseph Viguerie décide de lui attribuer le nom du général DupuySalies 1989, vol. 1, ..
Le 6 février 2026, la voie qui contourne la Halle aux grains à l'est est nommée en hommage à Madeleine Malraux (1914-2014)Léna Saoui, « Artistes, scientifiques, politiques… Ces personnalités dont les noms vont rejoindre les rues de Toulouse », L'Opinion indépendante, 15 février 2026.. Pianiste concertiste, originaire de Toulouse, professeure au conservatoire de Toulouse, elle rencontre son premier mari, Roland Malraux, journaliste et demi-frère d'André Malraux, en 1943, lors de l'occupation de la ville par les Allemands, avant d'épouser, en 1948, André Malraux, dont elle partage la vie jusqu'en 1966.
Histoire
Patrimoine et lieux d'intérêt Colonne Dupuy La colonne Dupuy se dresse à l'ouest de la place, dans l'axe de la rue des Frères-Lion et de la rue Pierre-Paul-Riquet. En 1832, le projet d'une colonne en l'honneur du général Dominique Dupuy est confié par le conseil municipal à l'architecte de la ville, Urbain Vitry, qui utilise plusieurs éléments qui avaient été prévus pour une fontaine à construire place Saint-Georges. L'érection de la colonne est achevée en 1834.
Le bassin rond, en pierre de Carcassonne, reçoit l'eau de la fontaine. Le piédestal est composé d'un double socle carré. Le premier, en pierre, est encadré de quatre griffons assis en bronze, qui rejettent l'eau par leurs gueules dans le bassin. Le deuxième socle, qui surmonte le premier, est en marbre de Saint-Béat. Il porte sur le côté ouest le bas-relief du général Dominique Dupuy, réalisé par le sculpteur Bernard Griffoul-Dorval. Le buste du général est inscrit dans un oculus entouré de guirlandes qui débordent sur les deux obusiers qui encadrent le bas-relief. Les trois autres faces portent des inscriptions. L'une d'entre elles ( ) est un hommage spontané que Napoléon Bonaparte aurait rendu au général Dupuy en apprenant sa mort. Le piédestal est surmonté d'une colonne en fer fondu, décorée de cannelures dans les deux tiers de sa partie supérieure. Elle est surmontée d'une sculpture en bronze de la Renommée. Sculptée au par Jean Rancy, elle représentait « Dame Tholose », et coiffait la tour des Archives du Capitole. Le torse nu, drapée à l'antique, elle se tient sur un pied, tendant son bras pour décerner la couronne de la victoire..
Halle aux grains La Halle aux grains est construite entre 1862 et 1864 sur les plans de l'architecte de la ville, André DenatAndré Denat, architecte de la ville, est également responsable de l'ancienne halle de la place Étienne-Esquirol., au centre de la place Dupuy. Elle possède un plan hexagonal, flanqué de quatre petits pavillons aux angles et de deux avant-corps latéraux au niveau de l'entrée. Les deux pavillons de l'entrée sont par la suite, en 1884 et 1885, surélevés d'un étage. Le bâtiment est maçonné en brique et galets de Garonne, originellement couverts d'enduit, mais dont l'appareillage a été découvert lors de la rénovation en 1985. En 1946, l'architecte Jean Montariol transforme la halle en salle de sports et de spectacles, et l'ossature métallique est remplacée par du béton, seul le lanternon conservant une couverture métallique. La décoration se concentre sur les avant-corps de l'entrée..
Immeubles 1 : immeuble. L'immeuble, de style néo-classique, est construit dans la deuxième moitié du . La façade, symétrique, sur la place s'élève sur trois niveaux. Au rez-de-chaussée, enduit, la porte est encadrée de deux ouvertures de boutique. Elle est mise en valeur par un bossage et possède une agrafe surmontée de guirlandes. Les étages sont encadrés par deux pilastres colossaux. Les fenêtres ont des balconnets en pierre ornés de garde-corps en fer forgé à motifs géométriques. Au , elles sont de plus surmontées de mascarons à têtes d'ovins et de guirlandes..
2-2 bis : immeuble. L'immeuble, de style classique, est construit dans la deuxième moitié du . Au , les fenêtres ont des garde-corps en fer forgé à motifs géométriques. Un cordon de brique court au niveau des fines corniches qui surmontent les fenêtres..
7 : immeuble. L'immeuble, de style néo-classique, est construit vers 1782 le compte du négociant Antoine Siadoux. Elle s'élève sur deux étages décroissants et un niveau de comble à surcroît. Le rez-de-chaussée est ouvert par une grande arcade de boutique segmentaire et une porte piétonne en plein cintre, qui a conservé une imposte en fer forgé. Aux étages, les fenêtres ont des chambranles moulurés. Celles du sont surmontées d'une corniche et ont un garde-corps en fer forgé où des motifs géométriques et de grecques encadrent le monogramme du propriétaire, « AS ». L'élévation est surmontée d'une importante corniche moulurée..
8 : immeuble.. 12 : immeuble.. 13 : immeuble.. 18 : hôtel de Mazères..
25 : immeuble. L'immeuble, de style néo-classique, est construit dans la deuxième moitié du . La porte, latérale, est surmontée d'un mascaron en terre cuite, figurant un homme barbu couronné d'un bandeau. Aux étages, la façade est couverte d'un enduit simulant un appareillage de pierre. Les fenêtres ont un chambranle imitant un bossage rustique et des crossettes pendantes en pointe de diamant. De plus, les larges appuis des fenêtres ont des garde-corps en fer forgé. L'élévation est couronnée d'une corniche à denticules, surmontée d'un attique.. Le rez-de-chaussée est occupé par le bar Authié.
27 : immeuble. L'immeuble, construit dans la deuxième moitié du , est remarquable par sa façade, en pierre de taille, et l'originalité de ses baies – porte et fenêtres. Il s'élève sur quatre niveaux – rez-de-chaussée, entresol et deux étages. Le rez-de-chaussée est ouvert par deux ouvertures de boutique rectangulaires qui encadrent la porte cochère qui, par un passage couvert, donne accès à la cour intérieure. L'entresol est percé de grandes baies dont l'arc, mouluré, est composé de cinq segments. Aux étages, la travée centrale est encadrée de deux pilastres cannelés colossaux à chapiteaux corinthiens, tandis que les fenêtres ont des balconnets dotés de garde-corps en fonte. Dans les travées latérales, les fenêtres ont des garde-corps similaires. De plus, les fenêtres du se signalent par un chambranle au dessin complexe. Les fenêtres du sont segmentaires. L'élévation est couronnée par une corniche à modillons..
Personnalité Jacques Labatut (1851-1935) : le sculpteur et dessinateur Jacques Labatut, fils d'un cloutier du faubourg Saint-Étienne, Raymond Labatut, est né dans l'immeuble du Salies 1989, vol. 2, ..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 . Nicolas Marqué, Toulouse et le Canal du Midi, éd. Empreinte, Portet-sur-Garonne, 2007 . Nicolas Marqué, « Résider dans le faubourg Saint-Étienne, de l'ouverture du Canal du Midi à la chute du rempart (fin -début ) », Toulouse, une métropole méridionale. Vingt siècles de vie urbaine, Presses universitaires du Midi, Toulouse, 2009, . Dominique Amouroux, Un siècle d'architecture métallique à Toulouse (1828-1923), Centre d'étude et de documentation sur l'architecture métallique, 1982.
Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des monuments historiques de Toulouse Liste des œuvres publiques de Toulouse
Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la région Occitanie (consulté le ).
Catégorie:Place à Toulouse Voie de Toulouse se référant à un nom d'homme