La Party () est un film américain de Blake Edwards sorti en 1968. Il s'agit d'une comédie populaire très ancrée dans l'époque Pop et psychédélique des années 1960, caractérisée par la rareté des dialogues et par le traitement burlesque de la mise en scène et du montage, rappelant le cinéma muet hollywoodien de Buster Keaton ou Harold Lloyd.

Synopsis Un studio hollywoodien recrute un acteur indien, nommé Hrundi V. Bakshi, pour jouer un soldat indigène dans un remake de Gunga Din. Au cours du tournage, le comédien, visiblement ingénu, inexpérimenté et maladroit, provoque la destruction d'un des décors les plus coûteux du film.

Très en colère, le producteur renvoie brutalement l'acteur et, par précaution, demande au dirigeant du studio, Fred Clutterbuck, d'inscrire celui-ci sur la liste noire. Cependant, à la suite d'un quiproquo, Hrundi se retrouve au contraire invité à un dîner de gala, très précisément chez les Clutterbuck. Pendant la soirée, le comédien sans emploi accumule les gaffes et, avec l'« aide » d'autres invités, transforme progressivement la « party » en un véritable désastre.

Fiche technique Titre original : The Party Titre français : La Party Réalisation : Blake Edwards Scénario : Blake Edwards, et d'après une histoire originale de Blake Edwards Direction artistique : Fernando Carrere Décors : Reg Allen et Jack Stevens Costumes : Jack Bear Photographie : Lucien Ballard Son : Robert Martin Montage : Ralph E. Winters (image), Ben Smith (son) Musique : Henry Mancini Conseiller musical sitar : Ravi Shankar (non crédité) Production : Blake Edwards ; Ken Wales (associé) ; Walter Mirisch (exécutif) Société de production : The Mirisch Corporation Société de distribution : United Artists, Les Artistes associés (France) Pays d'origine : Langue d'origine : anglais ; italien, russe, français, chinois Budget : Format : couleurs - 35 mm (Panavision) - 2,35:1 (Cinémascope) - Son mono (Westrex Recording System) Genre : comédie Durée : 99 minutes Dates de sortie : États-Unis : Canada : France :

Distribution

Peter Sellers (VF : Michel Roux) : Hrundi V. Bakshi Claudine Longet : Michelle Monet J. Edward McKinley (VF : Claude Bertrand) : Fred Clutterbuck Marge Champion : Rosalind Dunphy Sharron Kimberly : la princesse Helena Denny Miller (VF : Jean-Claude Michel) : Wyoming Bill Kelso Gavin MacLeod : C. S. Divot Buddy Lester : Davey Kane Fay McKenzie : Alice Clutterbuck Kathe Green : Molly Clutterbuck Stephen Liss : Geoffrey Clutterbuck Steve Franken : Levinson, le serviteur saoul Jean Carson : la nounou Al Checco : Bernard Stein Corinne Cole : Janice Kane : Wells Frances Davis : la domestique Danielle De Metz : Stella D'Angelo Herbert Ellis : le réalisateur Paul Ferrara : Ronnie Smith Allen Jung : le cuisinier James Lanphier : Harry Jerry Martin : Bradford Elianne Nadeau : Wiggy Tom Quine : le député Dunphy Timothy Scott : Gore Pontoon Ken Wales : l'assistant réalisateur Carol Wayne : Julie Warren Donald R. Frost : le batteur Helen Kleeb : la secrétaire de Clutterbuck Linda Gaye Scott : la starlette Natalia Borisova : la ballerine Jerry Martin : Bradford Vin Scully : lui-même (voix) (non crédité)

Production

Musique La musique, très présente dans le film, est composée par Henry Mancini. Le musicien qui « double » Peter Sellers au sitar au début du film est Bill Plummer. On peut également entendre le trompettiste Jack Sheldon sur le thème du générique. La chanson Nothing to Lose est interprétée par Claudine Longet elle-même.

Les musiciens qui apparaissent à l'écran lors de la soirée sont en fait « doublés » par Plas Johnson (saxophone ténor), Jimmy Rowles (piano), Ray Brown (contrebasse) et Shelly Manne (batterie).

Lorsque Peter Sellers est aux prises avec la chasse d'eau, on entend en fond sonore la chanson It Had Better Be Tonight (en version instrumentale), extraite du film La Panthère rose, précédente collaboration de Blake Edwards, Peter Sellers et Henry Mancini.

Réception Jacques Lourcelles dans son Dictionnaire du cinéma paru en 1992 juge La Party comme la comédie la plus réussie et la plus drôle des vingt dernières années. Dans ce film, selon lui, Edwards revient aux sources du cinéma muet avec une succession de catastrophes et de maladresses de plus en plus gigantesques mises en relief par sa mise en scène raffinée dans un unique décor closJacques Lourcelles, Dictionnaire du cinéma, vol. « Les Films », , Robert Laffont, 1992, p. 1110..

Analyse filmique et critique Cette comédie américaine est une parodie de La Nuit de Michelangelo Antonionihttps://www.passioncinema.ch/la-party/ La Party. Présentation critique sur passioncinema.ch. Selon certains critiques, le réalisateur reprend l'esthétique du film qualifiée de géométrique et « froide » ainsi que l'ennui qui peut survenir des joies artificielleshttps://www.cinemas-du-grutli.ch/films/40127-party-1968 Critique sur cinemas-du-grutli.ch. Blake Edwards reprendrait également l'un des principes clés de Tati : chaque acteur, figurant ou principal, est une source de gags, observe et est observé ; chacun des personnages est spectateur et acteurhttps://www.iletaitunefoislecinema.com/the-party-1968/ The Party, sur Iletaitunefoislecinema.com. Cet effet est notamment obtenu grâce à la « transparence » du décorhttps://www.artcinema.org/article58.html Playtime (1967) de Jacques Tati & The Party (1968) de Blake Edwards Burlesque : quoi de neuf ? par Emmanuel Dreux sur artcinema.org. . L'acteur principal n'est alors plus qu'un fil conducteurhttps://www.arte.tv/sites/olivierpere/2016/03/08/la-party-de-blake-edwards/ La Party de Blacke Edwards sur Arte.tv.

Autour du film Le groupe de DJ français Birdy Nam Nam tire son nom d'une scène où Peter Sellers essaye de nourrir un oiseau en lui disant « birdy nam nam » (« birdie num num » en réalité). A l'instar de son personnage, l'acteur Peter Sellers se retrouve sur liste noire par les grands studios à la suite de son comportement sur le tournage du pastiche Casino Royale l'année précédente (l'acteur ayant été viré en cours de tournage), et sa carrière connut un passage à vide pendant plusieurs années.

Notes et références

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