Jean de Codt, né à Ixelles le , est un magistrat belge avec le titre de chevalier.

Biographie

Après avoir fait ses humanités à l'Institut Saint-Boniface Parnasse à Ixelles, il obtient une licence en droit à l’Université catholique de Louvain.

Carrière Il entame sa carrière judiciaire en 1983 durant laquelle il occupera différents postes. D'abord stagiaire au parquet du procureur du Roi près le tribunal de première instance de Tournai, il devient ensuite substitut du procureur du Roi près le Tribunal de première instance de Bruxelles. Quelques années plus tard il devient substitut du procureur général près la cour d’appel de Bruxelles pour ensuite travailler à la Cour de cassation où il prête serment en qualité de conseiller à la Cour de cassation le .

Le , après sa prestation de serment devant le roi Philippe, il devient le premier-président de la Cour de cassation, magistrature judiciaire suprême, fonction qu'il occupera jusqu'au où sera remplacé par Beatrijs Deconinck.

À l'inverse de ses prédécesseurs qui évitaient de s'exprimer dans les médias, Jean de Codt s'est fait connaître en défrayant régulièrement la chronique dans les principaux médias belges de part et d'autre de la frontière linguistique, même après la fin de sa magistrature, notamment en plaidant pour la sauvegarde de l'indépendance de la justice et pour réclamer davantage de moyens. Cela lui a valu des critiques tant sur le fondement de ses positions que sur la légitimité d'un haut magistrat à publiquement exprimer des opinions personnelles.

Prises de position

Sur le budget attribué à la justice En 2016, il déplore que .

En , il prend publiquement position dans les médias pour inciter le gouvernement en place à allouer plus de moyens à la justice qui, selon lui, manquerait de financements. Il affirme notamment : .

Sur l'indépendance du pouvoir judiciaire En 2016, il accuse le gouvernement de ne pas respecter la séparation des pouvoirs. .

Le Premier ministre Charles Michel réplique alors en contestant la véracité de ses accusations en déclarant à la Chambre des représentants : .

En 2018, dans un entretien au journal flamand De Standaard, il déclare également que le pouvoir exécutif empiéterait régulière sur les compétences du pouvoir judiciaire, n'hésitant pas à faire un rapprochement avec la Pologne ou la Hongrie.

Sur l'état du bâtiment du Palais de justice de Bruxelles vignette|La coupole du palais de justice avec ses échafaudages bien visibles. À la suite de l'effondrement d'une partie du plafond du greffe du palais en raison d'une infiltration d'eau, Jean de Codt exprime alors à La Première son inquiétude quant à la dégradation du Palais de justice de Bruxelles en travaux depuis des années : . Il dénonce par ailleurs dans le même entretien la lenteur des travaux qui durent depuis plusieurs décennies : .

Sur le droit à l'avortement En , il commente publiquement l’arrêt Dobbs rendu par la Cour suprême des États-Unis, qui infirme les arrêts Roe v. Wade et Casey imposant la légalisation de l’avortement jusqu’à à la viabilité, et restitue la compétence de légiférer en la matière aux États. Il approuve la décision de cet arrêt en déclarant qu', estimant notamment qu'il n'est pas du ressort des juges d'édicter des lois au détriment des organes législatifs.

Sur la restitution d'œuvres d'art au Palais de justice de Bruxelles En 2022, il s'exprime publiquement dans les médias pour réclamer la restitution d'œuvres d'art déplacées au Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique en 2010. S'il ne conteste pas la légitimité du transfert pour des fins de préservation, il estime toutefois que l'amélioration substantielle de la sécurité ainsi que des conditions de conservation au sein de l'édifice justifie leur rapatriement.

Le directeur du musée, Michel Draguet, ne se déclare pas opposé à la restitution des œuvres, mais exprime néanmoins ses réserves quant à la capacité du Palais à préserver son patrimoine, citant notamment plusieurs exemples de dégradation dans le passé.

Décorations

sans_cadre|50x50px Commandeur de l'ordre de Léopold

Publications 2006 : Des nullites de l'instruction et du jugement, Larcier 2013 : Faut-il s'inspirer de la justice américaine ?, Bruxelles, Académie Royale de Belgique, éditions l'Académie en poche, 138 pages

Notes et références

Liens externes

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