L'armistice de Mudanya (en turc : Mudanya Mütarekesi ) est un accord entre la Turquie (la Grande Assemblée nationale de Turquie) d'une part, et l'Italie, la France et la Grande-Bretagne d'autre part, signé dans la ville ottomane de Mudanya, dans la province de Bursa le .

Le royaume de Grèce a adhéré à l'armistice le . Contexte En vertu de l'armistice de Moudros, mettant fin à la Première Guerre mondiale entre les Alliés et l'Empire ottoman, les puissances alliées ont été autorisées à occuper les forts des détroits des Dardanelles et du Bosphore. Par la suite, elles occupent également Constantinople et décident de la partition de l'Empire ottoman. Les nationalistes turcs résistent à cette attaque et forment la Grande Assemblée nationale en 1920. Après avoir remporté des victoires sur les puissances occupantes en Anatolie et en Cilicie, les forces nationalistes turques avancent vers la zone neutre des détroits.

Le , Mustafa Kemal Atatürk proclame la revendication turque sur la Thrace orientale (Trakya). Le , le gouvernement britannique décide que ses forces devaient maintenir leur positions et lance un ultimatum.

Le , la Grande-Bretagne décide de refuser de laisser Constantinople et la Thrace aux nationalistes turcs, mais la France, le royaume des Serbes, Croates et Slovènes (Yougoslavie), l'Italie et les dominions britanniques s'opposent à une nouvelle guerre. Le président du Conseil des ministres français, Raymond Poincaré, tente de persuader les Turcs de respecter la zone neutre. Les alliés demandent une conférence de paix le . Mustafa Kemal donne son accord le , désignant Mudanya comme lieu pour cette conférenceHarry J. Psomiades, The Eastern Question, the Last Phase: a study in Greek-Turkish diplomacy (Pella, New York 2000), 27-35. Entre-temps, le cabinet britannique décide finalement d'abandonner la Thrace orientale aux TurcsA.L. Macfie, 'The Chanak affair (September–October 1922)' Balkan Studies 20(2) (1979), 328.

Des négociations ont eu lieu le et aboutissent à la signature de l'armistice de Mudanya le . Les Grecs ont accepté les termes de l'armistice le .

Stipulations Les troupes grecques devaient se retirer de la Thrace orientale jusqu'à au fleuve Maritsa (rivière Meriç) et d'Andrinople (Edirne) dans un délai de 15 jours. Le pouvoir civil deviendrait turc 30 jours après le départ des troupes grecques. Il ne devait pas y avoir plus de 8 000 gendarmes turcs en Thrace orientale jusqu'à la conclusion d'un traité de paix.

Le règlement final entre les parties fut élaboré lors de la conférence de Lausanne qui se tient du au et du au , aboutissant au traité de Lausanne.

Les troupes alliées ont continué à occuper la zone neutre jusqu’à leur retrait conformément aux termes de ce dernier traité. Voir également

Guerre gréco-turque (1919-1922) Guerre d'indépendance turque

Références

Bibliographie

Catégorie:Traité signé par la Turquie Catégorie:Traité signé en 1922 Catégorie:Traité signé par l'Italie Catégorie:Traité signé par la France Catégorie:Traité entré en application en 1922 Catégorie:Traité de l'entre-deux-guerres Catégorie:Octobre 1922