La rue de la Râpe (en alsacien : Riebisegass) est une rue du centre de Strasbourg (Bas-Rhin).
Situation et accès Située à proximité de la cathédrale, elle va du , place du Château à la rue des ÉcrivainsMaurice Moszberger (dir.), « Rue de la Râpe », in Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Le Verger, Barr, 2012 (nouvelle éd. révisée), . Les numéros pairs font face aux bâtiments latéraux du lycée Fustel-de-Coulanges, alignés de l'autre côté de la rue.
Historique vignette|upright|gauche|Plaque bilingue. À l'arrière-plan, le lycée Fustel-de-Coulanges. Le nom actuel de la rue fait référence – indirectement – à une maison dite Zum Reibeissen qui appartenait à l'abbaye d'Allerheiligen (Kloster Allerheiligen) à Oppenau, en Forêt-Noire. Les Jésuites l'ont acquise en 1699 pour la réunir à d'autres terrains afin d'y construire leur futur collège. Reibeissen, qui était à l'origine un patronyme, est rendu au par le mot « égrugeoir », puis par celui de « râpe« Râpe (rue de la) : Reibeissengass », Maisons de Strasbourg. Étude historique sur les maisons de Strasbourg entre le XVI et le XX siècle ».
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : Située à l'angle de la rue du Bain-aux-Roses et de l'impasse Stoltz, cette grande demeure Renaissance possède, face au Palais Rohan, dans la rue du Bain-aux-Roses, un oriel rectangulaire sur consoles feuillagées, qui porte la date de 1587. Les fenêtres des étages orientées vers la rue de la Râpe sont dotées de chambranles à crossettes Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, 1995, . L'édifice fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1934. En , une déformation horizontale de la façade a nécessité la mise en place d'un important dispositif de soutènement « 2 Rue de la Râpe (Strasbourg) », ArchiWiki .
: Avant la datation de cette maison patricienne de 1271 par dendrochronologieJean-Marie Pérouse de Montclos et Brigitte Parent, Alsace : Le dictionnaire du patrimoine, Éditions Place des Victoires, Paris, 2011, , on considérait que sa disposition et son élévation dataient du . Il en subsiste un pignon en escalier et une baie géminée en tiers-point, mais les aménagements intérieurs et les ouvertures sont postérieursRoland Recht, Jean-Pierre Klein et Georges Foessel (dir.), « Rue de la Râpe », in Connaître Strasbourg : cathédrales, musées, églises, monuments, palais et maisons, places et rues, Alsatia, 1998 (nouvelle édition remaniée), . : À l'angle de la rue des Écrivains, la grande maison construite à partir de 1747 pour le marchand de cuir Jacques Williame était surnommée « la Lanterne » au , en raison de ses nombreuses fenêtres. On l'appelle aussi « maison Cagliostro », car Joseph Balsamo, comte de Cagliostro, y séjourna de 1780 à 1783. Selon Roland Recht, le portail qui donne sur la rue de la Râpe, s'inspirant du décor intérieur du palais Rohan, est caractéristique du « rococo strasbourgeois » ou « Louis XV strasbourgeois », très en vogue entre 1745 et 1770.L'édifice fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1931.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Élisabeth Loeb-Darcagne, Sept siècles de façades à Strasbourg, I.D. L'Édition, Bernardswiller, 2012, 176 p. Maurice Moszberger (dir.), « Rue de la Râpe », in Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Le Verger, Barr, 2012 (nouvelle éd. révisée), Roland Recht, Jean-Pierre Klein et Georges Foessel (dir.), « Rue de la Râpe », in Connaître Strasbourg : cathédrales, musées, églises, monuments, palais et maisons, places et rues, Alsatia, 1998 (nouvelle édition remaniée),
Articles connexes Liste des voies de Strasbourg
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