BnF-Partenariats est une filiale de la Bibliothèque nationale de France (BnF) créée en . La société par actions simplifiée détenue intégralement par la BnF a pour objectif d'accélérer le rythme de numérisation des collections de la BnF, et valoriser ses collections numériques. Pour mener à bien ces deux objectifs, la filiale a recours à des partenariats publics-privés.
Historique Le , le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, le commissaire général à l'investissement, René Ricol, et le président de la BnF, Bruno Racine, lancent un appel aux acteurs privés, dans le cadre des Investissements d'avenir, afin de numériser les collections de la bibliothèque.. Cet appel historique au privé de la numérisation des collections de la bibliothèque nationale offre aux acteurs privés des contrats d'exclusivité limités dans le temps. La filiale BnF-Partenariats est créée en et reçoit d'euros du Fonds national pour la société numérique (FSN) via la Caisse des dépôts et consignations.. Cet argent public est complété par des fonds privés. Les premiers partenariats sont annoncés en avec Believe Digital pour la musique et ProQuest pour les publications.
En 2015, avec le lancement des publications de l'édition « Collection », en e-book au format ePub3 et support papier, la filiale BnF Partenariats engrange des polémiques sur le financement et la commercialisation d'œuvres faisant partie du domaine public..
De nombreux acteurs du secteur critiquent ce recours au privé, questionnent les conditions d'accès aux contenus numérisés ou réclament la publication des accords : l'association des bibliothécaires de France (ABF)., l'association des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation (ADBU)., l'inter-association archives bibliothèques documentation (IADB)., l'association des professionnels de l'information et de la documentation (ADBS), la fédération des enseignants documentalistes de l'éducation nationale (FADBEN), la Confédération générale du travail (CGT)., la fédération syndicale unitaire (FSU), ou encore une tribune de Philippe Aigrain, cofondateur de La Quadrature du Net, Mélanie Dulong de Rosnay (juriste et chargée de recherche au CNRS), Daniel Bourrion (écrivain et conservateur de bibliothèques) et Lionel Maurel (juriste et conservateur de bibliothèques).. Le député Marcel Rogemont estime que .. Bruno Racine rétorque qu'il s'agit de numériser cinq fois plus vite en payant moins d'un tiers de l'opération et que la cession sera partielle et temporaire. Ces vives critiques ont amené la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée nationale à auditionner Lionel Maurel et Silvère Mercier, de SavoirsCom1, et Bruno Racine, président de la BnF..
En , BnF-Partenariats lance RetroNews, une plateforme dont la mission est de donner accès aux archives de presse issues des collections de la Bibliothèque nationale. Contrairement à Gallica, une grande partie des fonctionnalités proposées sont payantes, par abonnement.
Réalisations BnF Collection sonore : numérisation de l'intégralité des microsillons (disques vinyles 78 et 33 tours) du dépôt légal entre et avec Believe et Memnon ( soit plus de ).. Numérisation d'ouvrages antérieur à avec ProQuest ( de pages, environ ). RetroNews : numérisation de la presse jusqu'à avec ADOC Solutions, Immanens et Syllabs ( de pages de presse).
Résultats financiers Depuis son lancement en , la filiale n'a été bénéficiaire qu'une seule fois, en . + Année Chiffre d'affaires Résultat net 2012 - 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Bibliothèque nationale de France RetroNews
Liens externes
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