L’équipe de France féminine de basket-ball est l'équipe nationale qui représente la France lors des compétitions internationales féminines de basket-ball. Elle est placée sous l’égide de la Fédération française de basket-ball depuis 1936.

L’équipe de France possède deux titres de championne d'Europe à son palmarès, en 2001 en France et en 2009 en Lettonie. Aux Jeux olympiques, elle remporte la médaille d'argent à Londres en 2012 et Paris en 2024 ainsi qu'une médaille de bronze aux Jeux de Tokyo 2020.

Histoire Avant la FFBB

Le premier match de l'équipe de France date du où la sélection avait affronté la Suisse, mais ce n'est vrai qu'au sens de la Fédération française de basket-ball. En effet, une équipe de France existait bien avant celle-ci, placée sous l'égide de la Fédération française du sport féminin. On retrouve par exemple la sélection française de basket-ball championne d'Europe face à la Pologne à Strasbourg le 13 juillet 1930. Ce titre européen permet aux Françaises de concourir pour le titre mondial lors des Jeux mondiaux féminins quelques mois plus tard à Prague. Le titre se joue alors sur un seul match face au Canada qui l'emporte 18 à 14. Le principal fait d'armes de cette sélection de basket-ball FFSF des années 1930 reste la victoire aux Jeux mondiaux féminins de 1934 organisés à Londres. La plupart des joueuses de cette « équipe de France » pratiquaient également l'athlétisme, issues pour la plupart du club des Linnet's Saint-Maur et emmenées par Lucienne Velu, l'équipe compte aussi dans son sein Simone Richalot de Reims, et Jeanine Garnier de Strasbourg.. Le , l'équipe de France affronte en finale les États-Unis et l'emporte sur le score de 34 à 23La grande histoire du basket français, Pierre-Marie Descamp, L'Équipe 2007, ..

Pendant ce temps, durant l'été 1933, la section basket-ball de la fédération française d'athlétisme et de basket-ball s'extirpe peu à peu (et avec grand tumulte) de cette fédération qui reste une fédération d'athlétisme, et souhaite fonder la FFBB. En octobre, la FFBB est reconnue comme « fédération d'application » par le Conseil national des sports. Le , le CNS entérine la séparation des deux fédérations, et officialise donc la création de la Fédération française de basket-ball. En 1936, la fédération accueille alors le basket-ball féminin, mais aucun match n'est organisé.

Il faut donc attendre 1938 et le premier championnat d'Europe organisé à Rome pour que la sélection française officielle dispute son premier match. La France, privée de Lucienne Velu remporte quand même son premier match face à la Suisse (43-18). La suite sera un peu moins brillante, puisque, en s'inclinant ensuite contre la Lituanie (20-14), la Pologne (24-19) et le royaume d'Italie (34-18), la France ne termine que quatrième sur les cinq équipes présentes. Loin de l'Italie, la Lituanie et la Pologne qui, dans cet ordre, composent ce premier podium de l'histoire, simplement départagés à la différence de points avec un bilan de trois victoires pour une défaite. Cependant, la France s'illustre lors de la compétition en alignant dans ses rangs Sokela Mangoubel, la première internationale de couleur.

En raison de la Seconde Guerre mondiale, la France ne participe à aucun match entre 1938 et 1946, engendrant donc un renouvellement total dans les sélections françaises.

L’après-guerre, les nouveaux succès

La sélection de 1946 et celle de 1947 ne disputeront que trois matches sur deux ans, tous trois contre la Belgique. Ils se soldent par une défaite (38-41) à Bruxelles en , puis par une victoire (28-24) à Paris en , et une nouvelle défaite (22-35) en septembre, de retour à Bruxelles. L'équipe est alors emmenée par Arlette Reni, et surtout par la jeune Anne-Marie Colchen (21 ans en 1946) venue du Havre.

Alors qu'un nouveau championnat d'Europe est prévu en 1950 en Hongrie, la France se prépare les deux années suivantes, et de la plus belle des manières avec un bilan de quatre victoires, un nul et une défaite (à nouveau face à la Belgique) entre 1948 et 1949. En préparation à l'Euro, la sélection 1950 dispute deux nouveaux matches amicaux à la fin de l'hiver. Après une défaite en janvier contre l'Italie (21-18, à Nice), la sélection se reprend en février contre la Yougoslavie (victoire 36-30 à Paris). Ginette Merle s'illustre lors de ces deux rencontres comme étant la leader offensive. Mais l'Euro sera plus difficile que ces préparations et les affrontements contre les pays de l'Est se solderont par des défaites (56-49 contre la Hongrie, 50-22 contre la Tchécoslovaquie et surtout 72-20 contre l'URSS). Mais des victoires contre la Roumanie (39-26), la Belgique (50-45), la Pologne (43-26) et l'Italie (63-51) permettent à la France de conquérir une quatrième place.

Cette performance n'est pas rééditée lors de l'Euro suivant (septième) mais, à la suite de plusieurs désistements, la France accompagne la Suisse pour le périple en direction de l'Amérique du Sud. En effet, en 1953, le Chili organise le premier championnat du monde, regroupant dix sélections nationales. L'équipe, composée entre autres de Édith Tavert-Kloeckner, Anne-Marie Colchen et Jacqueline Biny réalise une performance assez exceptionnelle. Après avoir défait le Pérou en tour préliminaire (62-22), les Françaises se qualifient directement pour le tour final. Après avoir échoué logiquement contre les États-Unis (37-41), la France s'impose face au Brésil (49-37) et au Paraguay (58-27). La rencontre contre le Chili, qui évolue à domicile, est plus mouvementée. Bien avantagée par l'arbitre et poussée par un public surchauffé, la sélection sud-américaine l'emporte 45 à 35. Mais une nouvelle victoire face à l'Argentine (48-26) permet aux Bleues de décrocher une médaille de bronze, départagée à la différence de points contre le Chili (finalement deuxième) et le Brésil (quatrième).

La descente européenne gauche|vignette|alt=équipe de France de 1957|L'équipe de France en 1957. Lors du championnat d'Europe suivant, disputé à Belgrade, la France débute par deux victoires avant de perdre ses rencontres suivantes, toutes disputées contre des pays de l'Est. La France termine finalement à la sixième place.

Pour le championnat d'Europe 1956 à Prague, la France, malgré quatre succès lors de ses huit rencontres, termine à la septième place.

La France connaît un nouveau sélectionneur, Georgette Coste-Venitien, qui succède à Robert Busnel qui dirigeait l'équipe de France depuis 1946. Pour sa première compétition officielle, elle ne peut empêcher l'équipe de subir six défaites sur les sept rencontres disputées et de terminer à la sixième place. Lors du championnat d'Europe 1962, la France remporte une seule des cinq rencontres disputées pour finir à la huitième place. En 1964, elle dispute le mondial de 1964 au Pérou où elle termine à la dixième place. Puis, la même saison, elle dispute le championnat d'Europe de 1964 où elle termine à la dixième place après avoir connu la défaite lors de ses cinq rencontres. Cette épreuve voit les débuts en compétition officielle de Jacky Chazalon.

Les résultats ne sont guère meilleurs au championnat d'Europe de 1966 : deux victoires en sept rencontres pour une onzième place. Puis au championnat d'Europe de 1968, une nouvelle onzième place, avec deux victoires et six défaites. Élisabeth Riffiod, future joueuse cadre de la sélection française, honore sa première sélection internationale.

Une équipe de Clermontoises

La fin des années 1960, malgré les mauvais résultats, voit l'arrivée d'une nouvelle génération : Jacqueline Delachet en 1963, Jacky Chazalon, puis Colette Passemard, Irène Guidotti et Élisabeth Riffiod.

S'appuyant sur Jacky Chazalon, qui termine troisième marqueuse du championnat d'Europe de 1970 avec 20,4 points de moyenne, Élisabeth Riffiod et Irène Guidotti, la France défait la Pologne, l'Italie, et les Pays-Bas, subit une défaite face à l'URSS, puis assure sa place en demi-finale en battant la Hongrie. Lors de celle-ci, les Françaises sont opposées à la Bulgarie et remportent la rencontre sur le score de 69 à 64. La finale, disputée face à l'ogre soviétique, se conclut par une défaite sans appel sur le score de 94 à 33.

Le Clermont UC, qui possède déjà trois médaillées d'argent dans son effectif, avec Chazalon, Guidotti et Passemard, voit les meilleures Françaises rejoindre ses rangs. Le lien entre le club et l'équipe de France se renforce : les deux entités partagent le même entraîneur, Joë Jaunay. La France bénéficie également du regroupement des meilleurs éléments sous le maillot noir des Clermontoises : celles-ci acquièrent de l'expérience dans les grandes joutes européennes du CUC. De plus, cela facilite la cohésion de l'équipe de France.

La France dispute le Championnat du monde 1971 au Brésil : après deux victoires face à l'Équateur et les États-Unis, les Françaises sont battues par les Sud-Coréennes. Qualifiées pour le tour final, elles échouent face aux Brésiliennes puis de nouveau face aux Sud-Coréennes, et perdent face aux Japonaises. Après une victoire face à Cuba, elles terminent sur deux défaites, face à la Tchécoslovaquie et à l'URSS. Les Françaises terminent finalement à la sixième place.

Lors de l'Euro 1972 disputé en Bulgarie, la France termine au pied du podium, seulement précédée par trois grosses nations de l'Est, la Bulgarie, la Tchécoslovaquie et l'URSS.

Chazalon a décidé de ne pas participer à l'édition suivante, en Italie. Lors de celle-ci, la France remporte trois victoires pour huit rencontres et termine à la septième place.

Le championnat d'Europe 1976 se dispute en France. La France échoue face à la Tchécoslovaquie puis à l'URSS, avant de manquer l'occasion de monter sur le podium sur une nouvelle défaite face à la Bulgarie. La France termine quatrième. Chazalon, avec 15,5 points de moyenne, termine deuxième marqueuse de la compétition tandis que Guidotti termine quatrième. Riffiod termine elle meilleure rebondeuse. La saison se termine par les pré-olympiques : la France, avec deux défaites face aux États-Unis et la Pologne, manque l'occasion de disputer le premier tournoi olympique ouvert aux femmes. C'est également la fin d'une génération : Chazalon, Delachet et Passemart quittent la sélection, tandis que Jaunay laisse la sélection à Jean-Paul Cormy.

S'appuyant sur Riffiod, Guidotti et Malfois, la France termine de nouveau quatrième lors du championnat d'Europe 1978, avec cinq victoires en huit rencontres. Cathy Malfois est élue dans le top 5 du championnat.

Le mondial 1979, disputé avec Cathy Malfois mais sans Guidotti et Riffiod, voit la France terminer à la septième place.

1980 – 1996 : le creux La France échoue de nouveau dans sa tentative de participer aux Jeux olympiques lors du tournoi pré-olympique disputé en Bulgarie. Riffiod y dispute sa dernière compétition sous les couleurs françaises.

Plus tard dans la saison, la France dispute le championnat d'Europe 1980 en Yougoslavie. La France y termine à la onzième place. Absente du championnat d'Europe 1981, elle ne retrouve le championnat d'Europe 1985 qu'à l'issue d'un forfait. Elle est désormais entraînée par une ancienne internationale Jacqueline Delachet. S'appuyant sur Paoline Ekambi et Halima Soussi, la France termine à la huitième place.

C'est de nouveau à la huitième place que termine la France lors du championnat d'Europe 1987, compétition où débute Odile Santaniello.

La saison suivante, la France s'assure de la participation au championnat d'Europe suivant, mais échoue de nouveau dans sa quête olympique. Lors du championnat d'Europe 1989 disputé en Bulgarie, elle termine à la huitième et dernière place.