Julie Jeanne Bouillane, née le à Sourcieux-les-Mines et morte le à Toulouse, est une résistante française, membre du groupe Sabot et du réseau Alliance.
Biographie
Elle se marie le à Casablanca avec Jean Marius Philippe et adopte une petite fille, Regina.
À l'automne 1940, son mari occupe un poste de commissaire de police à Lourdes. En , il est nommé commissaire du arrondissement de Toulouse.
En , le couple demeure au rue Leyde à Toulouse (devenue la rue du Commissaire-Philippe en 1947).
Résistance et expérience de la Déportation En , après l'occupation par les Allemands de la zone libre, Jean Marius Philippe démissionne de son poste lorsque les autorités de Vichy lui demandent d'établir la liste des juifs de l'arrondissement dont il a la charge. Le , Jeanne Bouillane est interrogée à Lourdes par la police qui est à la recherche de son mari. Elle dit ne pas savoir où il est. Son mari est finalement interpellé par la Gestapo le à Beaumont-de-Lomagne. Malgré cette arrestation, Julie-Jeanne Bouillane poursuit ses activités dans la Résistance qui consistent à participer activement aux filières d'évasion mises en place par le groupe de résistance belge Sabot, en coopération avec le Réseau Alliance. En effet, Julie-Jeanne Bouillane et son mari accompagnaient fugitifs et réfractaires au STO vers l'Espagne ou l'Algérie, en passant par les Pyrénées.
Arrêtée à son tour par la Gestapo de Toulouse le et emprisonnée dans les prisons Furgole et Saint-Michel, Julie Jeanne Bouillane est déportée successivement à Ravensbrück, au Kommando du KL Neuengamme à Hanovre, puis à Bergen-Belsen.
Elle est libérée en 1945. Son mari ne survit pas à la guerre car il est fusillé à Karlsruhe en 1944.
Après guerre Elle participe de 1952 à 1955 à la guerre d'Indochine dans les transmissions.
Décorations Elle est titulaire de onze décorations françaises et étrangères, dont :
avec palme et étoile d'argent (décret du )
Hommage En 2019, une plaque rendant hommage à Jeanne et son mari est apposée au de la rue du Commissaire-Philippe à Toulouse. En 2022, son nom est attribué à une petite place voisine, au carrefour des rues Alexandre-Falguière et Saint-PapoulSilvana Grasso, « Chalets : la placette portera le nom d’une résistante », La Dépêche du Midi, 21 avril 2022.. En 2025, un collège à Toulouse est nommé Jeanne et Jean Phillipe.
Notes et références
Bibliographie
Jean-Louis Ponnavoy, notice PHILIPPE Jean, Marius, Louis. PHILLIPE à l'état civil, sur le site du Maitron en ligne, version mise en ligne le , dernière modification le .
Articles connexes Jean Philippe (commissaire)
Liens externes
Catégorie:Naissance en février 1909 Catégorie:Naissance dans le département du Rhône Catégorie:Résistante française Catégorie:Résistance à Toulouse Catégorie:Réseau Alliance Catégorie:Déporté résistant Catégorie:Déporté à Ravensbrück Catégorie:Survivant de Ravensbrück Catégorie:Déporté au camp de concentration de Neuengamme Catégorie:Survivant du camp de concentration de Neuengamme Catégorie:Déporté à Bergen-Belsen Catégorie:Survivant de Bergen-Belsen Catégorie:Femme dans l'armée française Catégorie:Militaire français de la guerre d'Indochine Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Titulaire de la médaille militaire Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Décès en juin 1979 Catégorie:Décès à Toulouse Catégorie:Décès à 70 ans