Jean-Baptiste Meeûs (1672-1734) est un banquier et négociant bruxellois.

Vie privée

Fils de Jean-Baptiste Meeûs (1647-1694), négociant en vins, et d'Eléonore de Touron (1652-1696), et aîné d'une famille de 12 enfants (dont six garçons et six filles), il est né le , sous le règne du roi Charles II d'Espagne et souverain des Pays-Bas espagnols mort en 1700. Sa mère était la sœur d'Adrien, le prélat de l'abbaye du Coudenberg de Bruxelles. Elle avait également une sœur, Anne, qui mourut béguine au Grand Béguinage de Bruxelles. L'acte de partage de sa succession est signé par le notaire H. Baugniet de BruxellesJ. J. Thonissen, Vie du comte Ferdinand de Meeûs.

Jean-Baptiste Meeûs épouse Catherine van Cutsem (1680-1755) en 1699Catherine Van Cutsem, avait hérité de ses parents la brasserie France située près de l'église de l'hôpital Saint-Jean situé vers le haut du Marché au Fromage. Celle-ci, après avoir été complètement détruite par le bombardement de Bruxelles de 1695 a été rebâtie en 1708 avec l'autorisation de la Chambre des Comptes. Voir également Domonymie de Bruxelles. Le premier , à Bruxelles (Coudenberg), leur fille Marie-Josèphe se marie avec Jean Joseph Symons (1695-1751), maître-brasseur bruxelloisChibert et Colin, le peintre bruxellois Quentin Simons et sa famille, Indicateur généalogique,, volume 1, 1911-1912..

Il hérita de la propriété du Marly en pleine rénovation où, désormais, Alphonse Wauters,Histoire des environs de Bruxelles, tome II, page 407 et 408.. Il devint échevin-juré de la Chef-Chambre des Tonlieux et Domaines de Sa Majesté et traitait sur un pied d'égalité avec les plus nobles seigneurs de Bruxelles : un jour, il paie cent mille livres au marquis de Rossy, ministre de Sa Majesté très chrétienne ; un autre jour, il prête une forte somme au comte Eugène Hyacinthe de Lannoy de la MotterieMaison de Lannoy, qui constitue en garantie la terre seigneuriale de Sombreffe. Quand il a besoin d'argent liquide pour ses affaires, il peut remettre des pierreries et des bijoux somptueux entre les mains des Juifs de HollandeHenri Liebrecht, Histoire du Théâtre.

Il avança des fonds considérables à Gio Paolo Bombarda, trésorier particulier de l'Électeur, conseiller des Finances, fermier des impôts et finances, pour pouvoir continuer et achever la construction du Grand Théâtre de Bruxelles. Ancien architecte et aimant le faste, il avait découvert que, muni de tous ses pouvoirs, il pourrait tenir, grâce à cet opéra, Bruxelles et sa noblesse avide de spectacles sous sa coupe. Mais tout allait basculer. La guerre de succession d'Espagne allait commencer.

Fermier général des monnaies Fermier général des monnaiesConseil des Finances (papiers sauvés de l'incendie de 1731, liasse 167) à l'époque du règne du duc d'Anjou (un petit-fils de Louis XIV roi de France), devenu Philippe V (roi d'Espagne) et souverain des Pays-Bas espagnols en 1700 par héritage du roi Charles II d'Espagne. ou maître général des Monnaies, selon les sourcesVoir Van Belle, lettre où l'on cite Meeûs et la Ferme générale dans Meeûs à de Meeûs..

Propriétaire et directeur de La Monnaie Il acheta avec son épouse le théâtre de la Monnaie (ou Munt) de Gio Paolo Bombarda, en vente publique, par-devant le notaire De Potter le pour Archives Générales du Royaume, Greffes scabinaux de Bruxelles, .. Et le de l'année suivante, il acquit le grand bâtiment ayant façade sur la Place. Ils devaient les conserver et, après eux, leurs trois filles célibataires jusqu'en 1763, date à laquelle le théâtre passa entre les mains de Guillaume Charliers de Borchgravenbroeck, le surintendant du Rivage.

Il possédait de nombreuses propriétés de rapport.

Propriétés En 1713, il achète avec son épouse plusieurs propriétés à Bruxelles, rue Haute, près de l'hôpital Saint-Pierre et rue des Pigeons, près de l'église Notre-Dame de la Chapelle, par actes notariés passés devant le notaire P. Van Cutsem.

Industriel Le , Jean-Baptiste demande à la Chambre des Comptes la concession accordée le à Théodore de Ghistelles pour l'exploitation d'une très ancienne mine de plomb à Court-Saint-Étienne ; il réitère sa demande en , auprès du Souverain ; elle ne sera accordée que vers 1726Blaise d'Ostende-à-Arlon, Noblesse belge d'aujourd'hui, Supplément et corrections, Les Cahiers nobles 33, Paris, 1968. Il obtient également la même année un octroi pour créer le second établissement bruxellois de teinture et d'imprimerie de toiles de cotonLouis Verniers, Un millénaire d'histoire de Bruxelles, Editions A. De Rouck, Bruxelles, 1965, page 404..

Bibliographie Jean-Joseph Thonissen, Vie du comte Ferdinand de Meeûs, Louvain, 1863. Frédéric Faber, Histoire du Théâtre Français en Belgique depuis son origine jusqu'à nos jours (Paris-Bruxelles), 1878, 5 vol. Jacques Isnardon, Le Théâtre de la Monnaie depuis sa fondation jusqu'à nos jours, Scott, Bruxelles, 1890. Armand de Behault de Dornon, Une coupe de 1660 de la corporation des brasseurs, Annales de la société royale d'archéologie de Bruxelles, tome XXII, Bruxelles, 1909. Chibert et Colin, « Le peintre bruxellois Quentin Simons et sa famille », L'Indicateur généalogique, volume 1, Bruxelles, 1911-1912. Henri Liebrecht, Histoire du théâtre français à Bruxelles aux , Société des bibliophiles et iconophiles de Belgique (tiré à 155 exemplaires), 1923. Henri Liebrecht, Comédiens français d'autrefois à Bruxelles, éditions Labor, 1923. Théâtre royal de la Monnaie. Deux cent cinquantième anniversaire, Bruxelles, 1949. Pierre Bautier, Léon Geerts, Nelson Le Kime & Charles Mertens, Au temps d'un prince qui créa le Théâtre de la Monnaie en 1700, Imprimerie Lesigne, Bruxelles, 1950. De la Muette au Sacre (TRM), Crédit communal de Belgique, 1979 (à l'occasion du millénaire de Bruxelles). Jean-Louis Van Belle, Meeûs à de Meeûs, Bruxelles. La Foi. Le Feu'', éditions de la Taille d'aulme, Braine-le-Château, 1997, ch. III.

Notes et références

Catégorie:Personnalité bruxelloise Catégorie:Homme d'affaires belge Catégorie:Naissance en décembre 1672 Catégorie:Décès en août 1734 Catégorie:Décès à Bruxelles Catégorie:Décès à 61 ans Catégorie:Famille de Meeûs d'Argenteuil