La haine anti-bamiléké est la discrimination et l'hostilité manifestées à l'encontre des Bamilékés en tant que groupe ethnique au Cameroun. Genèse Née et mise en forme durant l'époque coloniale, elle s'est développée et continue d'exister au Cameroun........
Actes et propos de haine anti-Bamiléké L'édition du du journal en ligne Libération.fr publie un article ayant pour titre Au Cameroun, la sortie antisémite d'un ministre rappelle le spectre de la haine ethnique dans lequel il est déclaré que :
En son numéro 22, de , le journal 'Le Bamiléké' titrait «La chasse aux Bamilékés va t-elle durer encore longtemps?».En , Jean-Marie Lamberton colonel dans l'armée coloniale au Cameroun, écrit l'article Les Bamiléké dans le Cameroun d’aujourd’hui dans lequel il essentialise les Bamiléké. Au premier paragraphe de ses écrits, on lit :
Le , au quartier Congo à Douala, un incendie criminel décime le quartier, détruisant 1000 cases en bois et faisant entre 19 et 3000 morts selon les sources.
Le , des milices attaquent plusieurs villages et procèdent à une extermination méthodique des villageois bamilékés. Officiellement, les massacres ont fait 236 morts et un millier de blessés.En 1991, lors des contestations politiques, des élites Sawa demandent aux commerçants et propriétaires d'immeubles Bamiléké de restituer les terrains volés. En , des milices locales brulent et pillent des maisons, boutiques et autres lieux de commerces des ressortissants des Grassfields (Bamiléké) dans un contexte de crise postélectorale.
En 1987, après la nomination de Gabriel Simo comme évêque auxiliaire à Douala, 51 des 80 prêtres « autochtones » de l’archidiocèse de Douala adressent au Vatican un mémorandum dénonçant la « bamilékisation » de la hiérarchie de l’Église.
Régulièrement dans les médias, sur les plateaux de télévision, les bamilékés sont indexés.
Le 2 aout 2024, Maurice Kamto dénonce le tribalisme d'état et la haine anti-Bamiléké.
À l'ère de la libéralisation de la parole sur les réseaux sociaux, des ressortissants et influenceurs participent à cette haine entre les tribus.
Le , le député Mathurin Germain Bindoua adresse une lettre à la présidence du Cameroun, à l'attention de Paul Biya, pour dénoncer la politique managériale de l'entreprise Eneo, distributrice d'électricité. Il liste les cadres de la succursale du sud, région où il est député, et critique la majorité des noms de cadres ayant des origines Bamiléké.
En , lors d'une discussion en ligne sur un compte TikTok, devant une audience déclarée de plus de 270 personnes, un intervenant disant vivre en Europe depuis plus de 16 ans, s'exprimant en langue française et en Bassa, appelle explicitement au génocide des populations Bamiléké:
Le , Jeanne Nsoga Sone Ekolo, ancienne secrétaire du FSNC, de Issa Tchiroma Bakari est expulsée du parti pour des propos hostiles envers des Bamiléké supposés avoir arraché des terres aux autochtones. Elle publie une lettre de démission le .
En , dans la foulée de l'élimination de la candidature de Maurice Kamto à la candidature pour l'Élection présidentielle camerounaise de 2025, Achille Mbembe déclare :
Bibliographie Moukoko Priso et Elenga Mbuyenga, Tribalisme et problème national en Afrique noire. Jacques Kago, Tribalisme et exclusions au Cameroun, le cas des Bamiléké, Yaoundé, CRAC, 1995. Martin Kuete, Songoung Noel, Joachim, Tsakou, David, Lontchi Des origines de la haine anti-Bamiléké aux génocides. Des origines de la haine anti-Bamiléké aux génocides Broché, de Martin Kuété, Noel Klébert Songoung, Joachim Tsakou, David Lontchi
Notes et références
Catégorie:Discrimination au Cameroun Catégorie:Bamilékés