vignette|Aspergillose causée par des champignons filamenteux, de type moisissure, du genre Aspergillus (coloration à l'hématoxyline et à l'éosine). vignette|Ulcérations nécrotiques (flèches noires) sur un Gourami nain infecté par des zoospores de l'espèce fongique épizootique . vignette|Fraise atteinte par la pourriture grise (due à un champignon ascomycète, Botrytis cinerea). vignette|Les arbres attaqués par des champignons pathogènes (ici un Sapin géant infecté par une armillaire doivent être abattus et constituent une menace pour l'industrie du bois.
Un champignon pathogène est un mycète responsable d'infections fongiques. Les agents pathogènes fongiques, essentiellement des espèces de microchampignons, sont des parasites obligatoires ou facultatifs (parasite primaire ou parasite secondaire de faiblesse ou de blessure) qui peuvent causer des maladies chez les animaux (champignons zoopathogènes notamment chez les humains), chez les plantes (champignons phytopathogènes) ou chez d'autres organismes.
L'intensification de l'élevage et des pratiques agricoles, la capacité microbienne à se propager via le commerce international et les mouvements accrus de population (à des fins touristiques ou migratoires), et le réchauffement climatique favorisent la dissémination de ces pathogènes et de leurs vecteurs. L'impact de ces facteurs biotiques et abiotiques dans le développement de maladies fongiques est largement sous-estimé alors qu'il contribue sensiblement depuis la fin du à la propagation des maladies infectieuses émergentes ou résurgentes qui constituent une menace pour les plantes, les animaux et la santé des écosystèmes..
Chez les animaux Les insectes sont attaqués par des milliers d'espèces de champignons entomopathogènes, les poissons par des agents ichtyopathogènes. Les champignons zoopathogènes menacent de nombreuses espèces animales en danger d'extinction : les chauves-souris (infectées notamment par Geomyces destructans), les amphibiens (Batrachochytrium dendrobatidis, responsables de la chytridiomycose) et les reptiles ( responsable de l'ophidiomycose, maladie fongique du serpent).…
Les champignons du genre Nematocida sont des parasites des nématodes, et notamment, Nematocida parisii est un pathogène du ver rond et animal modèle Caenorhabditis elegans.
Succès évolutif des mammifères ? L'extinction Crétacé-Paléogène à l'origine de la disparition de nombreux animaux (dont les dinosaures non aviens et les grands reptiles) et de 65 % des espèces végétales, a entraîné de grandes accumulations de nécromasse qui a, comme les autres extinctions et radiations évolutives, favorisé la prolifération de champignons décomposeurs. À la suite de cette extinction massive, le développement de champignons pathogènes aurait entravé l'émergence d'un deuxième âge reptilien et contribué au succès évolutif des mammifères, vertébrés endothermes. et au système immunitaire complexe les rendant plus résistants aux infections fongiques.
Chez l'homme Les pathologies fongiques chez l'homme (souvent subdivisées en infections appelées mycoses superficielles, mycoses sous-cutanées et mycoses systémiques) sont étudiées par la mycologie médicale et combattues par les antimycosiques. .
Près de 300 espèces fongiques connues sont impliquées dans les mycoses humaines.. Les maladies opportunistes systémiques dues à ces agents infectieux sont rarement contagieuses, contrairement aux maladies virales et bactériennes. Elles sont à l'origine de 1,6 million de morts par an à l'échelle mondiale., soit plus que celles dues aux animaux les plus mortels pour l'homme et . Les principales infections fongiques sont les cryptococcoses avec une mortalité associée de 20 à 70 %, suivies par les candidoses (mortalité associée de 46 à 75 %), les pneumocystoses (20 à 80 %), les aspergilloses (30 à 95 %) et les histoplasmoses (28 à 50 %).
Chez les plantes
L'étude des champignons phytopathogènes relève de la phytopathologie ou pathologie végétale. Des antifongiques à action fongicide ou fongistatique sont utilisés contre ces organismes nuisibles aux végétaux. fongiques sont considérées comme phytopathogènes. Principale cause de maladies chez les plantes, ces bioagresseurs sont responsables d'environ 70 % des maladies des plantes cultivées et réduisent les rendements agricoles de plus de 20 %..
Chez les autres organismes
Les mycoparasites infectent une autre espèce fongique.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie . .
Articles connexes Dynamique hôtes parasites Liste des maladies infectieuses Motif moléculaire associé aux pathogènes
Liens externes « Champignons, mycose toujours », La Science, CQFD, France Culture, .
Carte montrant l'évolution des MIE dans le monde entre 1995 et 2010 : explosion des maladies infectieuses émergentes (MIE) chez les plantes et les animaux (tirée de la revue Nature, « », Vol. 484, n° 7393, )
Catégorie:Infection mycosique Catégorie:Mycologie médicale