André Marie de Gouzillon de Bélizal, né le à Brest et mort en 1795, est issu d'une ancienne famille de la noblesse d'extraction bretonne, famille originaire de la province de pays de LéonGuy Leborgne, Armorial de Bretagne, Rennes, chez Pierre Garnier, 1681. Il est chef de division des armées navales du roi Louis XVI, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.

Biographie André Marie de Gouzillon de Bélizal est né à Brest, le . Il est le fils de Charles Yves de Gouzillon de Kermeno et de Perrine de la Jaille (fille du marquis de la Jaille A.N Lettre du 2/12/1771, capitaine de vaisseau, connu pour les services qu'il a rendu au royaume). Son épouse est Marie-Hyacinthe Gogibus de Ménimande Henri de La Messelière, Filiations bretonnes, René Prudhomme, Saint-Brieuc, 1913, T.II, .

Le , à quatorze ans, il entre comme garde-marine dans la Marine royale.

Au lendemain de la déclaration de la guerre de Sept Ans, il expérimente les premiers feux des canons ennemis à bord de la , frégate de 32 canons commandée par monsieur de Breugnon, à la hauteur de Louisbourg contre deux vaisseaux anglais et une corvette Jean Meyer et Martine Acerra, Histoire de la marine française : des origines à nos jours, Rennes, Ouest-France, 1994, 427 p. , ; puis se trouve dans plusieurs combats très virulents sur la où il fait fonction d'enseigne et la corvette Duc de Hanovre (commandée par M. de Keranstoet) sur laquelle il essuie . Il est blessé et fait prisonnier pendant cinq mois en Angleterre à l'âge de 15 ans La mémoire de Quiberon de X. de Bélizal .

Le , André de Bélizal est à nouveau fait prisonnier. Il se trouve que le , commandé par Louis de Saint-André du Verger, comme sous-brigadier des gardes marines. Ils rencontrent la flotte anglaise de l'amiral Edward Hawke et un combat meurtrier s'engage entre les Français et les Anglais. Ils se battent tous avec courage jusqu'à la dernière extrémité. André de Bélizal, après deux heures de combat sur la dunette arrière, est blessé et emmené prisonnier avec seize autres officiers Rivière 1855, p. 419-421..

En , sur le vaisseau commandé par M. de Breugnon, en partance vers Saint-Domingue, il combat courageusement à la hauteur des îles des Glénan et sera blessé à la tête et aux bras.

En 1762, il reçoit son brevet d'enseigne de vaisseau.

En 1765, Il fait partie des expéditions contre les barbaresques au commandement de l'Écluse, flûte de 20 canons : une escadre composée de vaisseaux de ligne était partie de la Baie le pour aller châtier les pirates marocains. Salé, fut bombardé pendant plusieurs jours. On alla ensuite devant Larache qu'on commença par bombarderLa cour-Gayet LXV- P.436.

En 1770, c'est en second qu'il est embrigadé sur la flûte de 12 canon La Barbue pour sa dix-septième campagne depuis qu'il a Lettre du comte de Bélizal archives familiales. Mais la flûte n'atteindra pas Saint-Domingue, elle .

En 1772, en récompense de ses blessures et de son zèle pour le service de Sa Majesté, la croix de chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-LouisRecueil de tous les membres composant l'ordre royal et militaire de Saint Louis depuis l'année 1693, époque de sa fondation. Ouvrage de Jean-François Louis comte d'Hozier BNF. Cette même année il reçoit son brevet de lieutenant de vaisseau.

En , il prend le commandement de la Curieuse, corvette de 12 canons, pour aller en reconnaissance le long de la côte. Le , alors qu'il est à hauteur de l'île de Ré, un vaisseau anglais le HMS Foudroyant fort de ses quatre-vingts canons le somme de se laisser visiter. Le comte de Bélizal, . Courant octobre, il appuie plusieurs chasses contre le brick du corsaire Grenezey mais, dit-il, A.N.B/4/129 -fol.233

En 1778, il prend le commandement de la frégate de 32 canons, la Licorne. Il a pour mission de protéger et veiller à la sûreté du commerce. Il est choisi au mois de juin par le comte d'Orvilliers pour son escadre qui doit faire respecter les navires français en Manche. Il appareille le et rejoint la division de monsieur de la Clocheterie avec sa frégate. Il fait partie du combat du et va se distinguer pendant ce combat. Le , il se tient à la hauteur de l'île de Batz Le journal d'un émigré du Comte de Bélizal, édité chez La Folye lorsque la division se trouve aux prises avec l'escadre du vice admiral Augustus Keppel. Après de longues heures pendant lesquelles il rend coup par coup aux boulets anglais qu'il reçoit, il se retrouve à tenir tête, seul, à toute la flotte de Keppel. Il se retrouve entouré de quatre vaisseaux. L'un d'eux, le HMS Hector, lui envoie . Il y répond par sa volée de tribord et bâbord pour l'honneur du pavillon avant de se résoudre à l'amener. Ayant tenu seul face à la flotte anglaise, il ne se rendit qu'à la dernière extrémité et fut prisonnier pendant un an et demi en Angleterre. Ce fut un combat sanglant Pierre-Jean-Baptiste Nougaret, Anecdotes du règne de Louis XVI, vol. 4, Paris, 1791 (lire en ligne [archive]). Transféré dans le Hampshire, il sera détenu pendant dix-neuf mois : en effet, il refusa de signer comme prisonnier de guerre malgré .

Ce combat sanglant, dans lequel André de Bélizal commanda l'un des quatre vaisseaux et fut fait prisonnier, suscite un souffle patriotique. Le roi Louis XVI sort de sa réserve et cite le vaisseau du comte de Bélizal : A.N Carton 1348 N°19 (déclaration des hostilités). Lettre signée par Louis XVI à son cousin le duc de Penthièvre, amiral de France, le ..

André de Bélizal revient de captivité au début de 1780. Le , il reçoit le commandement de la frégate de 34 canons la Vénus.

Le , le roi Louis XVI par lettre signée, désigne André Marie de Gouzillon de Bélizal pour commander la marine du port de Brest, comme chef de division. Archives familiale Gouzillon de Bélizal. Lettres écrite et signée par Louis XVI. Le ministre de la Marine, Bertrand de Molleville, lui écrit ces mots également : Archives familiale Gouzillon de Belizal, lettre écrite et signée par le ministre de la Marine, Bertrand de Molleville..

Émigré durant la Révolution française, Il fait partie de l'expédition de Quiberon. Il Manote. Archives nationales 296 AP1. Contrôle nominatif de messieurs les officiers dudit Régiment à son départ pour Quiberon. Complété d'éléments pris dans le contrôle du 26 juin au .

Armoiries et devise

Armoiries : d'or à la fasce d'azur, accompagnée de 3 colombes de même, becquées et membrées de gueules. Couronne de comte. Devise de la famille : Sans Fiel. Devise du comte André de Bélizal : « Fidèle à Dieu et au Roy. »

Publications Le Journal d'un émigré du comte de Bélizal, édité chez La Folye

Bibliographie La Cour-Gayet Guy Le Borgne, Armorial de Bretagne, Chez Pierre Garnier, Rennes, 1681. Henri Frotier de La Messelière, Filiations Bretonnes, René Prudhomme, Saint-Brieuc, 1913. Xavier de Bélizal, La Mémoire de Quiberon, Éditions régionales de l'Ouest, Yves Le Floch, Mayenne, 1996. Régis Valette, Catalogue de la Noblesse française, Robert Laffont, Paris, 2007.

Voir aussi Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K) Louis-Adolphe de Gouzillon de Bélizal (1834-1888), conseiller général puis député

Notes et références

Catégorie:Naissance en mai 1741 Catégorie:Naissance à Brest Catégorie:Décès en juillet 1795 Catégorie:Décès à Quiberon Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Militaire français de la bataille des Cardinaux Catégorie:Tué durant la Révolution française Catégorie:Décès à 54 ans