La manifestation d'Athènes du est une manifestation massive qui a eu lieu à Athènes en Grèce, occupée par l'Axe, contre les plans allemands d'expansion de la zone d'occupation bulgare en Macédoine grecque.

Contexte Après la chute de la Grèce, en , le pays est passé sous une occupation tripartite, étant divisé entre l'Allemagne, l'Italie et la Bulgarie. La Bulgarie se voit confier le contrôle des îles de Thasos et de Samothrace, ainsi que d'une zone située entre le Strymon et la Mesta, qui s'étendra plus tard à Alexandroúpoli. Les Allemands conservent les deux tiers de l'Evros, la Macédoine-Centrale et Occidentale, quelques îles de la mer Égée, l'Attique et la plus grande partie de la Crète. Les territoires grecs restants sont aux mains des Italiens.

Le , la Bulgarie annexe officiellement les territoires occupés, qui ont longtemps été la cible de l'irrédentisme bulgare. Une campagne massive de bulgarisation est lancée, qui voit tous les fonctionnaires grecs (maires, instituteurs, juges, avocats, prêtres, gendarmes) déportés. L'utilisation de la langue grecque est interdite et les noms des villes et des lieux sont changés en bulgare. En outre, le gouvernement bulgare tente de modifier la composition ethnique de la région, en expropriant les terres et les maisons des Grecs au profit des colons bulgares, et en introduisant le travail forcé et des restrictions économiques pour les Grecs afin de les forcer à émigrer.

Manifestation et suites Durant l'été 1943, la sortie imminente de l'Italie de la guerre et le retrait consécutif des troupes italiennes des Balkans vont obliger les Allemands à engager davantage de troupes de l'Axe dans des tâches de garnison en remplacement des Italiens. Ainsi, au début du mois de , Adolf Hitler demande au gouvernement bulgare d'étendre sa zone d'occupation pour englober des territoires supplémentaires en Serbie et en Macédoine. En recevant ces nouvelles, les Grecs deviennent furieux. Une grève de protestation est lancée le à Athènes et s'avère très efficace, paralysant presque complètement la ville pendant 24 heures. Des manifestations similaires sont organisées à Thessalonique et dans des villes plus petites du nord de la Grèce. Une deuxième grève générale est organisée par l'EAM, le , qui rassemble entre et (voire selon certaines sources) personnes dans le centre d'Athènes. Une foule massive tente de marcher de la place Omónia vers la place Sýntagma, le long de la rue Panepistimíou, mais elle tombe sur une barricade dressée par les forces armées allemandes mécanisées, la cavalerie italienne et la police collaborationniste grecque. Les manifestants essuient des tirs lors de leur tentative de franchir la barricade et sont contraints de se retirer, laissant derrière eux et plusieurs centaines de blessés. Les travailleurs et les étudiants universitaires participent en grand nombre à la manifestation. Plusieurs d'entre eux sont tués, soit écrasés par des véhicules blindés, soit par des tirs. Parmi eux, Panagióta Stathopoúlou et Koúla Líli sont deux des plus connus aujourd'hui. Peu après la manifestation, les projets d'extension de la zone d'occupation bulgare sont reportés indéfiniment et ne seront jamais concrétisés.

vignette|centre|Tract communiste grec avec le motif de la manifestation.

Références

Voir aussi Bibliographie

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Source de la traduction

Catégorie:1943 en Grèce Catégorie:Histoire de la Grèce pendant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Histoire d'Athènes