FranceSoir est un site d'actualité français reprenant, depuis 2019, la marque et l'adresse web francesoir.fr du journal quotidien France-Soir. Il est dirigé par l'entrepreneur Xavier Azalbert.

Ce site est critiqué par la presse et divers observateurs pour sa diffusion fréquente de fausses informations et de contenus trompeurs, notamment en lien avec la pandémie de Covid-19 et l'opposition à la politique anti-Covid-19, ainsi que pour le relais répété d'éléments relevant du complotisme.

2012-2019 : relance de France-Soir en version numérique et départ des derniers journalistes

Après la liquidation judiciaire du journal France-Soir prononcée le , l'offre de Cards Off SA, présidée par Philippe Mendil, est retenue : la société devient propriétaire de la marque, du site, des applications et de la base de données. En 2013, FranceSoir.fr est relancé en version tablette numérique payante mais rencontre un succès mitigé.

En 2014, à la suite d'une nouvelle capitalisation et nouvelle gouvernance, la société Cards Off devient Mutualize corporation SA, présidée par Xavier Azalbert. Hugues Perrier, alors directeur général de Mutualize Corporation, devient président-directeur général de la filiale France Soir et est chargé du lancement de francesoir.fr, un site web d'information entièrement gratuit alimenté principalement par des dépêches de l'Agence France-Presse. Fin 2016 et à la suite du départ de Hugues Perrier, Xavier Azalbert reprend la présidence de francesoir.fr.

Fin , le personnel de la rédaction du site, qui ne compte plus que quatre employés, est en grève en raison d'une forte dégradation des conditions de travail et de la menace qui pèse sur leur mission de diffusion de l'information. ; les journalistes craignent notamment un mélange des genres entre journalisme et communication.. L'ingérence de Xavier Azalbert contre l'indépendance des journalistes accroît également les tensions. , raconte l'un des journalistes à l'Agence France-Presse, décrivant le président du titre comme ..

Le , il est annoncé que les quatre journalistes restants de la rédaction de France-Soir seront licenciés pour motif économique... Malgré ces licenciements, FranceSoir continue d'intégrer des contenus à son site web.. Le , les licenciements sont confirmés. L'appellation « site d'information » de FranceSoir est alors publiquement dénoncée comme fallacieuse par la journaliste Sonia Devillers sur France Inter..

Le statut de l'entreprise plonge alors dans le flou : le gardien de l'immeuble où elle est domiciliée déclare à des huissiers que , et sur l'extrait Kbis l'entreprise , menant le tribunal à estimer la domiciliation du journal comme ..

Pour l'avocat Pierre Cappe de Baillon, .

Depuis 2020 : un site pourvoyeur de fausses informations Fausses informations relatives à la pandémie de Covid-19

Dès le début de la pandémie de Covid-19 en France, le site web de FranceSoir relaie de nombreux billets exclusivement en faveur de l'hypothèse de l'efficacité de l'hydroxychloroquine, traitement promu par Didier Raoult, en dépit de la grande faiblesse des études scientifiques associées. Peu connu du public, le site est l’un des premiers à contester une étude sur les conséquences sanitaires de l'usage de chloroquine et hydroxychloroquine, publiée par The Lancet, rétractée quelques jours plus tard. Seuls quelques autres médias français (Sciences et Avenir, Libération et France Culture) soulignent, à cette date, les limites de la publication, les autres reprenant les dépêches de l'AFP.. Selon Le Monde cet épisode, qui vaut au site son par Didier Raoult, est à l'origine d'un gain de notoriété auprès d'une partie du public.

Toutefois, durant toute la durée de la crise, FranceSoir se distingue surtout par la diffusion fréquente de fausses informations. et par ses thèses complotistes., ce qui lui vaut d'être régulièrement mentionné à ce titre par les rubriques de vérification des faits.. Par exemple, en , la rubrique Les Décodeurs du Monde a ainsi critiqué le site pour sa fausse démonstration de l'effet du confinement sur la mortalité de la pandémie.. En , une annonce de FranceSoir sur l'épidémie en Mayenne est démontrée fausse par le service CheckNews de Libération (l'auteur de la chronique de FranceSoir reconnaît consécutivement son erreur).. L'AFP rappelle quant à elle en que FranceSoir a prétendu, de façon mensongère, que 90 % des tests PCR positifs seraient en fait des , et a relayé dès la thèse et selon laquelle une bactérie du genre Prevotella serait la cause de la Covid-19..

FranceSoir émet également des hypothèses et spéculations qui se révèlent fausses à la vérification, comme c'est le cas à propos de la démission du directeur de l'Agence nationale de sécurité du médicament, que FranceSoir supposait faussement liée à des scandales alors qu'il était arrivé à la fin de ses mandats..

Mi-, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dénonce un article où son nom est cité à l’appui d’une prétendue démonstration minimisant l'ampleur de l’épidémie.

En , Arte dénonce l'interprétation erronée que FranceSoir fait de données israéliennes sur la vaccination. Le Monde relève une énième fausse information colportée par le titre, relative à la contagiosité des malades asymptomatiques de la covid-19.

Le mois suivant, plusieurs titres de presse dénoncent le relais par FranceSoir d'un protocole anti-Covid-19 jugé « criminel » par de nombreux médecins.

La diffusion de fausses informations se poursuit au fil des mois. Ainsi, en , le titre relaie la thèse selon laquelle la protéine « spike » engendrée par les vaccins à ARN messager serait « toxique et dangereuse pour l'homme ». Après enquête, l'affirmation se révèle basée sur une manipulation de données publiques, et sur l'interprétation abusive de différentes études, dénoncée par leurs auteurs..

En , toujours, le site met en avant les résultats d'une étude affirmant que « pour trois décès évités par la vaccination, la vaccination en cause deux », résultats dont le caractère frauduleux est dénoncé par de nombreux experts, et qui font l'objet de vives réactions de la part des collaborateurs de la revue scientifique à l'origine de la publication... L'article a été par la suite dépubliéRetraction: Walach et al. The Safety of COVID-19 Vaccinations—We Should Rethink the Policy. Vaccines 2021, 9, 693 .. La diffusion de fausses informations sur la vaccination reste une constante au fil des mois. En , le site affirme que sur la base d'une interprétation fallacieuse d'une étude, contre laquelle les auteurs des travaux avaient explicitement mis en garde.

Autres dérives complotistes Les fausses informations diffusées par le site ne concernent pas uniquement la pandémie. Selon le site Conspiracy Watch, un article d' sur les soupçons de collusion entre la Russie et des membres de la campagne présidentielle 2016 de Donald Trump constitue un qui .. En , L'Express fait le même diagnostic, en notant que .. Le même mois, Le Canard enchaîné relève que l'une des « personnalités de l'année 2020 » identifiée par FranceSoir, André Bercoff, a volontiers partagé les thèses complotistes de Donald Trump sur la fraude électorale lors de l'élection présidentielle américaine de 2020.

Violences verbales et menaces de mort Le , FranceSoir publie un billet signé « médecin résistant » et intitulé Covid 19 (diagnostic, traitements, vaccin) : panorama d'une escroquerie. Le texte reprend de nombreux éléments de désinformation médicale, affirme son soutien à des sites web de réinformation et cite nommément des personnes physiques et morales engagées contre la désinformation. Il s'achève par une allusion à l'usage de la « Veuve » (le terme « veuve » étant un surnom ancien, d'abord de la potence puis de la guillotine).... Le 24, depuis son compte Twitter, le professeur Didier Raoult relaye cette tribune qui vante son traitement à l'hydroxychloroquine.. Des collectifs, des personnalités, scientifiques et des professionnels de la santé mis en accusation par l'article de FranceSoir répondent sept jours plus tard dans l'hebdomadaire L'Express par une tribune. dénonçant ce qu'elles considèrent être des menaces de mort et un « appel aux crimes ».

Face à une polémique qui enfle et la possibilité d'un dépôt de plainte, Xavier Azalbert, propriétaire de FranceSoir, publie un éditorial dans lequel il rejette toute accusation d'appel à la violence. Le , lors d'une conférence de presse intitulée « Stop Menaces » à Paris coorganisée par l'association Citizen4Science, le collectif Fakemed et le syndicat médical UFML.., les porteurs du discours scientifique sur la Covid-19 dans les médias visés dans la tribune de FranceSoir alertent à propos de la multiplication des injures et des menaces qu'ils reçoivent depuis le début la crise sanitaire et appellent les responsables politiques à réagir.. Le collectif informel « Stop Menaces » publie à cet effet une tribune dans le journal Le Parisien le intitulée : « Nous demandons à l'État de nous protéger »..

Le , FranceSoir est condamné à verser de dommages et intérêts au professeur Eric Caumes pour atteinte à la vie privée, Le Canard Enchaîné, . Cette condamnation fait suite à un article publié le dans lequel on pouvait lire que le professeur avait été , information immédiatement démentie par l'AP-HP. Selon le Canard Enchaîné, FranceSoir n'a pas fait appel de la décision .

Le , Xavier Azalbert est débouté de sa plainte pour diffamation contre le médecin urgentiste Mathias Wargon qui avait eu des propos virulents sur BFMTV contre FranceSoir à propos de sa tribune faisant allusion à la guillotine pour des personnes nommément désignées dont il faisait partie. Le Tribunal de Paris a considéré que son jugement de valeur ne relevait pas de la diffamation...

Wikipédia En 2020, la page Wikipédia francophone consacrée au site FranceSoir subit des tentatives de passage en force qui conduisent à sa protection temporaire : des contributeurs de FranceSoir, notamment son directeur, Xavier Azalbert, essaient d'imposer un point de vue favorable au site et d'effacer la page, distincte de celle du journal France-Soir..

Procès pour diffamation envers le fondateur du site Fact & Furious

En , Libération révèle que Xavier Azalbert et Idriss Aberkane ont déclenché une offensive contre le site « Fact & Furious », et son fondateur, Antoine Daoust, allant jusqu'à tenter de faire chanter ce dernier pour racheter son site, lui promettant l’arrêt des « procédures » à son encontre dans le cadre de son divorce.. L'affaire survient au moment où la Commission paritaire des publications et des agences de presse envisage de retirer son agrément de service de presse en ligne à FranceSoir., alors que « Fact & Furious » en bénéficie toujours, ce qui aurait pu permettre au site de continuer à en bénéficier.

Xavier Azalbert achète finalement le domaine internet FactandSerious.fr après la perte d'agrément CPPAP de FranceSoir ; dont le premier sujet vise Rudy Reichstadt, le fondateur de ConspiracyWatch, victime de propos antisémites..

Le , Xavier Azalbert est cité à comparaître devant le tribunal correctionnel de Versailles pour diffamation après avoir affirmé sur France Soir qu'Antoine Daoust fabriquait et vendait de fausses ordonnances et de faux tests PCR. Lors du procès, Xavier Azalbert confirme avoir été contacté par la femme d'Antoine Daoust qui affirme avoir réalisé et vendu des faux test avec son ex-mari afin de réduire les dettes de la famille. Celle-ci affirme également avoir également avoir été violentée et menacée de mort par son ex-conjoint. Selon l'avocat d'Antoine Daoust, Xavier Azalbert a tenté d’exercer un chantage sur lui pour qu'il lui vende le site Fact & Furious afin de profiter des avantages fiscaux du site, le diffamant ensuite uniquement par vengeance après son refus. L'avocat relève également l'absence expertise qui confirme la création que des faux tests PCR avaient été créés par Antoine Daoust.