est un drame américano-britannico-hongrois coécrit et réalisé par Brady Corbet, sorti en 2024.
Le film reçoit plus de pour plus de .. Il est classé comme étant l'un des dix meilleurs films de 2024 par l’American Film Institute.
Synopsis Le film raconte l’histoire, sur près de trente ans, d'un architecte juif né en Hongrie, László Tóth. Revenu d'un camp de concentration, il émigre aux États-Unis après la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour connaître son « rêve américain ». Le titre du film vient du style d’architecture, le brutalisme.
Ouverture László Tóth, Juif hongrois survivant de la Shoah, séparé de force de son épouse, Erzsébet, et de sa nièce orpheline, Zsófia, après avoir été envoyé au camp de concentration de Buchenwald, émigre aux États-Unis. Alors que son navire entre dans le port de New York, il aperçoit la statue de la Liberté. Architecte formé au Bauhaus, László se rend en bus à Philadelphie, où il est accueilli par son cousin Attila et son épouse catholique, Audrey. Attila apprend à László que son épouse et sa nièce sont toujours en vie, mais bloquées en Europe en raison de la difficulté administrative à justifier leur lien familial.
Partie 1 : L'Énigme de l'arrivée (1947-1952) 1947. Attila propose à László de travailler dans son magasin de meubles. Il est logé dans une chambre de fortune, située dans une remise derrière la salle d'exposition du magasin, et doit utiliser une salle de bain de service à l'arrière du bâtiment. Il découvre qu'Attila a abandonné ses origines juives et s'est assimilé à la culture américaine en nommant son business « Miller & Sons » (alors qu'il n'a pas d'enfants), car c'est plus vendeur.
Ils sont bientôt chargés de rénover la bibliothèque d'un immense manoir appartenant au riche industriel Harrison Lee Van Buren, à la demande de son fils Harry, pendant que son père est absent. Harry leur propose pour la rénovation, mais László le convainc que les travaux nécessiteront le double, ce que Harry accepte. Après une soirée arrosée dans l'appartement d'Attila et Audrey pour fêter cela, celle-ci exprime son dédain pour László alors que son mari a obligé celui-ci à danser avec elle.
Les travaux sont à peine finis qu'Harrison rentre chez lui plus tôt que prévu avec sa mère mourante. Hors de lui en découvrant cette « rénovation surprise », il renvoie tout le monde sur le champ, et son fils Harry refuse de payer les honoraires. Attila exige que László quitte leur maison, le blâmant pour l'échec du projet et l'accusant d'avoir dragué son épouse.
Trois ans plus tard, László, devenu héroïnomane à cause des blessures non soignées qu'il a gardées depuis la guerre, travaille comme ouvrier dans un port et vit dans un centre d'hébergement tenu par des religieuses à côté de Gordon, un père célibataire afro-américain avec lequel László s'est lié d'amitié lorsqu'ils faisaient la queue à une soupe populaire. Harrison réapparaît sur le lieu de travail de László afin de lui présenter des excuses, et lui apprendre que la rénovation de sa bibliothèque a été publiée dans un magazine d'architecture et de décoration. Entre-temps, il a découvert que László était un architecte accompli en Europe et que certains de ses travaux ont survécu à la guerre.
Harrison paie à László les d'honoraires que son fils avait refusé de régler – que Gordon et László dépenseront en héroïne – et l'invite à une fête en son honneur, où il lui demande de construire un grand projet en hommage à sa défunte mère, qu'il vénérait : un centre communautaire comprenant une bibliothèque, un théâtre, un gymnase et une chapelle, le tout dans un seul et même bâtiment. Les travaux commencent aussitôt, László vivant et travaillant sur place et employant Gordon. Harrison présente László à son avocat, afin d'accélèrer les procédures d'immigration d'Erzsébet et de Zsófia.
Partie 2 : La Quintessence du beau (1953-1960) Après un entracte de 15 minutes, le film reprend.
En 1953, László accueille Erzsébet et Zsófia à la gare et découvre qu'en raison de la guerre Erzsébet, atteinte d'ostéoporose causée par les privations, est en chaise roulante, et que Zsófia est incapable de parler. Lors d'un déjeuner d'accueil chez Harrison, celui-ci est étonné d'apprendre qu'Erzsébet a étudié à Oxford en Angleterre, et a un bien meilleur accent anglais que son mari qui vit pourtant depuis 5 ans aux États-Unis, accent qu'Harrison qualifie d'accent de « cireur de chaussures ».
Le soir, dans leur lit, Erzsébet confie à László l'amour qui ne l'a jamais quittée et veut qu'il la prenne. Celui-ci, toujours sous le choc de la découverte de l'état de son épouse, résiste mais Erzsébet se met à le masturber violemment.
Pendant la construction du centre, László se heurte au conducteur des travaux et au consultant embauché par Harrison afin de réduire les coûts, ce qui modifie le projet. Harry l'insulte en lui disant que lui et sa famille sont uniquement « tolérés », et fait des remarques obscènes sur Zsófia. László avertit Zsófia d'éviter Harry bien que celui-ci l'ait apparemment déjà agressée. Après le déraillement d'un train transportant des matériaux pour le chantier, causant deux blessés graves, et du fait des procédures juridiques qui vont en resulter, Harrison arrive en fureur sur le chantier. Il déclare que le projet est abandonné et licencie tout le monde sur le champ.
En 1958, László et Erzsébet s'installent à New York. Il travaille comme dessinateur dans un cabinet d'architectes, elle pour un journal en tant que rédactrice de la section cosmétique. Zsófia, qui a recouvré la capacité de parler, attend un enfant de son mari, Binyamin. Lors d'un dîner, ils annoncent qu'ils vont faire leur alya et déménager à Jérusalem. László annonce qu'Harrison, qui a touché l'indemnisation des assurances, l'a contacté pour relancer le projet de construction et qu'il l'invite à se rendre en Italie, à Carrare, afin de choisir le marbre de l'autel de la chapelle. Ces deux nouvelles attristent Erzsébet, qui se sent seule et abandonnée.
Après avoir parcouru les carrières de Carrare, László et Harrison sont invités à une soirée qui finit très arrosée. Harrison viole László qui est ivre et vient de se faire une injection d'héroïne, le traitant de sangsue sociale qui ne demande qu'à être persécutée. De retour aux États-Unis, László, encore traumatisé, devient de plus en plus hargneux. À la suite d'un incident sur le chantier, il licencie Gordon. Il se lamente auprès d'Erzsébet qu'ils ne sont pas les bienvenus en Amérique, lui expliquant le mépris qu'il a subi de la part d'Harrison, Harry et Audrey.
Après que László a failli tuer Erzsébet en lui donnant de l'héroïne afin de soulager ses douleurs récurrentes, elle lui propose d'aller vivre à Jérusalem avec Zsófia et sa famille, ce qu'il accepte.
Peu après, Erzsébet, qui marche désormais avec un déambulateur, rend visite un soir à Harrison. Elle le traite de violeur devant sa famille et ses associés, l'accusant d'avoir violé son mari. Harry, enragé, la pousse violemment dehors, avant que Maggie n'intervienne et ne l'aide à rejoindre son taxi. Harry et Maggie se rendent compte que, dans l'affolement, leur père a disparu. Harry organise une battue dans le parc afin de le chercher puis se dirigent vers le chantier, où ils découvrent les systèmes de fermeture du centre.
Harrison ne sera jamais retrouvé.
Épilogue : Première Biennale d'architecture à Venise (1980) En 1980, une rétrospective des œuvres de László est organisée à Venise. Il est désormais veuf, aphasique et en fauteuil roulant. L’exposition présente le centre communautaire, achevé en 1973. Zsófia, accompagnée de sa fille maintenant adulte, prononce un discours soulignant la façon dont László a conçu le centre communautaire Van Buren pour le faire ressembler aux camps de concentration où ont été emprisonnés les Tóth, lui conférant un rôle de catharsis pour ses propres traumatismes. Elle termine en affirmant que László lui a dit un jour :
Fiche technique
Titre original et francophone : The Brutalist Réalisation : Brady Corbet Scénario : Brady Corbet et Mona Fastvold Musique : Daniel Blumberg Décors : Costumes : Kate Forbes Photographie : Lol Crawley Montage : Production : Brady Corbet, Nick Gordon, D. J. Gugenheim, Andrew Lauren, Trevor Matthews, Andrew Morrison, Brian Young Production exécutive : David Hinojosa, Pamela Koffler, Christine Vachon Production associée : Maddie Browning, Alexa Goldberg, Joseph King Salwen Sociétés de production : Andrew Lauren Productions, Protagonist Pictures, Brookstreet Pictures, Killer Films, Three Six Zero Group, Intake Films, Proton Cinema Sociétés de distribution : A24 (États-Unis), Universal Pictures (France) Budget : environ 10 millions de dollars Pays de production : , , Langue originale : anglais, yiddish, hongrois, italien Format : couleur – 1,85:1 - 35mm (VistaVision) – Dolby Digital Genre : drame Durée : 215 minutes Dates de sortie : Italie : (Mostra de Venise) Canada : (Festival de Toronto) ; (sortie limitée) ; (sortie nationale) États-Unis : (Festival de New York) ; (sortie limitée) France : (Festival d'Angers) ; (sortie nationale) Belgique : Suisse romande :
Distribution
Adrien Brody : László Toth Felicity Jones : Erzsébet Toth Guy Pearce : Harrison Lee Van Buren Joe Alwyn : Harry Lee Van Buren, le fils d'Harrison Stacy Martin : Maggie Van Buren, la fille d'Harrison Raffey Cassidy : Zsófia / la fille de Zsófia en 1980 Ariane Labed : Zsófia en 1980 Alessandro Nivola : Attila, le cousin de László Emma Laird : Audrey, l'épouse d'Attila Isaach de Bankolé : Gordon Jonathan Hyde : Leslie Woodrow Michael Epp : Jim Simpson Peter Polycarpou : Michael Hoffman Maria Sand : Michelle Hoffman Salvatore Sansone : Orazio, l'ami de László à Carrare Hermina Fátyol : Madame .
Production Genèse et développement Le 2018, le site américain Deadline annonce que le réalisateur Brady Corbet a choisi le drame d'époque The Brutalist comme son prochain projet après la première mondiale de Vox Lux. L'histoire commence en 1947, alors qu'un architecte juif d'origine hongroise émigre aux États-Unis. D'abord contraint de travailler dans la misère, il décroche bientôt un contrat qui va changer le cours de sa vie. Andrew Lauren Productions (ALP) développe le scénario avec Corbet et finance le long-métrage. Corbet coécrit le scénario avec sa compagne Mona Fastvold. Le film est produit par Andrew Lauren et D.J. Gugenheim pour les sociétés américaines ALP et Three Six Zero de Brian Young, les britanniques Brookstreet et Intake Films et la hongroise Proton Cinema. Protagonist Pictures gère les ventes internationales et CAA Media Finance gère les ventes aux États-Unis.
Dès la conception du scénario, Corbet inclut un entracte d'un quart d'heure dans le film, une tradition quasiment disparue dans le cinéma américain moderne. L'équipe du film a diverses suggestions pour passer le temps.
Attribution des rôles Le , Joel Edgerton, Marion Cotillard et Mark Rylance sont annoncés dans les rôles principaux. Sebastian Stan, Vanessa Kirby, Isaach De Bankolé, Alessandro Nivola, Raffey Cassidy et Stacy Martin ont également été annoncés dans des rôles non précisés. Le tournage devait commencer en Pologne en . Le film est tourné en anglais, yiddish, hongrois avec quelques dialogues en italien. Protagonist Pictures présente le projet aux acheteurs lors du Festival du film de Toronto 2020.
Le directeur de la photographie Lol Crawley, le monteur Dávid Jancsó et la costumière Kate Forbes sont annoncés le . Daniel Blumberg composera la bande originale du film.
En , Joel Edgerton, Marion Cotillard et Mark Rylance sont respectivement remplacés par Adrien Brody, Felicity Jones et Guy Pearce. Sebastian Stan et Vanessa Kirby sont également remplacés. Joe Alwyn, Jonathan Hyde, Emma Laird et Peter Polycarpou sont annoncés dans la distribution le .
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