vignette|redresse=1.2|Des parachutistes allemands se préparent à exécuter des civils à Kondomarí, en Crète.

La forteresse de Crète, en , est le terme utilisé, pendant la Seconde Guerre mondiale, par les forces d'occupation allemandes, pour désigner la garnison et la fortification de la Crète, en Grèce.

Contexte L'île grecque de Crète est prise par l'Axe, après une bataille féroce, à la fin du mois de . Les Allemands occupent les trois nomes occidentaux de l'île, La Canée, Héraklion et Rethymno fixant leur quartier général à La Canée, tandis que les Italiens occupent le nome, le plus à l'est, de Lasithi, jusqu'à la capitulation italienne, en .

Organisation militaire vignette|L'attaque allemande sur la Crète. La première unité de garnison allemande est la 5 division de montagne, qui a combattu, lors de la prise de la Crète. À la fin de l'automne 1941, la division de montagne est remplacée par les 713 et 164 divisions d'infanterie, qui au début de 1942, sont réorganisées en tant que division de forteresse Kreta (en ) (FDK). Au cours de l'été 1942, la FDK est divisée pour former la plus petite brigade de forteresse Kreta (en ) (FBK) et la division Afrika légère (en ) qui est envoyée en Afrique du Nord. La division est remplacée, en 1943-1944, par la 22 division d'infanterie. L'unité de garnison italienne est la , qui se rend aux Allemands, après l'armistice italien, de 1943.

Les effectifs de la garnison augmentent et diminuent considérablement, en fonction de l'évolution des campagnes nord-africaines et russes, et de la menace d'invasion perçue. Son pic est de en 1943 et son plus bas de , lors de sa reddition, le .

Après la retraite générale, de la Grèce, en , les Allemands, ainsi que quelques bataillons italiens, restent en Crète et dans les îles du Dodécanèse. Ils sont coupés du monde, n'ont aucune force aérienne ou navale, et ne disposent que de quelques petits patrouilleurs et de barges de débarquement pour maintenir les liens entre les îles. Le problème alimentaire est grave, tant pour eux que pour les habitants. Les liens sont maintenus (principalement le courrier) avec quelques B-24 capturés, sous les couleurs de la Luftwaffe qui effectuent des vols de nuit, depuis l'Autriche.

La partie orientale de la Crète est évacuée, pendant l'hiver, par les forces de l'Axe et occupée par une très faible garnison mixte britannique et grecque. Une trêve non officielle est donc conclue, entre les deux parties, jusqu'à l'ordre de reddition finale, émis par l'OKW, en , après la reddition inconditionnelle du . Le même ordre de reddition est valable pour Rhodes et les autres îles mineures, encore aux mains de l'Axe.

Commandants des forces allemandes en Crète vignette|Brassards d'un soldat allemand ayant servi en Crète et en Afrique. au : Général des troupes aéroportées Kurt Student. au : Général des troupes aéroportées . au : Lieutenant général Bruno Bräuer (brièvement remplacé, en , par Karl-Erik Köhler). au : Général d'infanterie Friedrich-Wilhelm Müller. au : Lieutenant général . au : Oberst puis commandant en chef .

Jusqu'à l'armistice italien, de 1943, les forces d'occupation italiennes étaient commandées par le général .

Références

Voir aussi Bibliographie

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Articles connexes Résistance crétoise

Source de la traduction

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