thumb|300px|Le Trône du Dragon de l'Empereur de Chine du Palais de la Pureté céleste. Historiquement, ce trône a été érigé au centre de la Cité interdite, qui était elle-même considérée comme étant le centre du monde. La série de portes et de passages qu'un visiteur devait franchir avant d'atteindre l'empereur était destinée à inspirer l'admiration.
Le Trône du Dragon () est le trône de l'empereur de Chine. Comme le dragon est l'emblème de la puissance impériale divine, le trône de l'empereur, qui est considéré comme un dieu vivant, est connu sous le nom de Arnold, Julean Herbert. (1920). Commercial Handbook of China, p. 446.. Ce terme peut désigner des sièges/trônes très spécifiques, comme ceux installés dans diverses structures de la Cité interdite de Pékin ou dans les palais de l'Ancien Palais d'Été. Métonymement, peut également faire référence au chef de l'État et à la monarchie elle-mêmeWilliams, David. (1858). The preceptor's assistant, or, Miscellaneous questions in general history, literature, and science, p. 153.. L'empereur Daoguang aurait désigné son trône comme étant .
Siège de l'état Le dragon est un des symboles de la Chine impériale, qui est présent sur le drapeau impérial et d'autres objets liés a l'empereur, y compris le trône"A Chineze Puzzle." New York Times. April 6, 1875.. Selon les légendes, le dragon a le pouvoir de devenir visible ou invisible suivant la situation ou ses envies. Ce pouvoir fait de lui un factotum dans les des empereurs chinois, ces derniers étant supposé être les fils du ciel, tirant leur pouvoir de la volonté divine. Le dragon est donc un symbole du pouvoir impérial, présent sur les monuments érigés sur ordre de l'empereur, sur les vêtements de ce dernier et le trône impérial, le Ricalton, James. (1901). China Through the Stereoscope: A Journey Through the Dragon Empire at the Time of the Boxer Uprising, p. 103..
Ce terme peut être utilisé pour désigner un trône très spécifique, comme celui en bois de santal rouge présent dans le ; qui est un objet unique destiné a l'usage exclusif de l'empereurRicalton, p. 308..
Lorsque les troupes européennes et américaines pénètrent dans Pékin à la fin de la révolte des Boxers en , leurs soldats sont les premiers occidentaux à se retrouver en présence du trône du dragon, depuis l'ambassade néerlandaise d'Isaac Titsingh, Chrétien-Louis-Joseph de Guignes et Andreas Everardus van Braam Houckgeest auprès de l'empereur Qianlong en 1795Ricalton, p. 309.. William Elliot Griffis fait partie de ceux qui se sont retrouvés devant le trône du dragon en cette occasion, avec des appareils photo et des carnets. Ils décrit ainsi ce qu'il a vus :
Historique du terme
Dans la Chine impériale, le siège du pouvoir était appelé le ou le Griffis, William Elliot. (1911). China's Story in Myth, Legend, Art and Annals, p. 57.. Le fait d’accéder au pouvoir, les cérémonies d'intronisation proprement dite et l'acte de s'asseoir sur le Trône du Dragon étaient à peu près interchangeables en termes de revendication du titre d'empereur"Chinese Coronation: Coronation of Taou-Kwang, the new Emperor of China," pp. 332-335 in The Asiatic Journal and Monthly Miscellany.] (East India Company). Vol. 13 (1822 January–June)..
Avec le temps, le terme devient un concept métonymique abstrait, utilisé pour désigner le monarque et le pouvoir impérial dans sa globalité; de la même manière que le terme en est venu a désigner la monarchie britannique elle-même et non juste le diadème des rois et reines de Grande-Bretagne.
Usage rhétorique
Avec le temps, l'expression est donc devenu un trope, une figure de style, dont le sens exact varie selon le contexte dans lequel on l'utilise. Comme indiqué au chapitre précédent, elle peut être interprété comme une métonymie, comme, par exemple, on fait référence a telle ou telle pour parler d'une décision prise par l'Empereur.
Mais cette expression peut également être utilisée comme une synecdoque, lorsque l'on rajoute à la métonymie une dimension de métaphore ou un jeu de mots en identifiant une conceptualisation étroitement liée, par exemple,
En utilisant l'expression pour faire référence à une partie du concept recouvert par cette figure de style, comme, par exemple, le trône en tant qu'objet physique :
En l'utilisant pour faire référence au pouvoir impérial chinois dans sa globalité
Enfin, en l'utilisant pour faire référence a un événement ou un fait lié au pouvoir impérial, comme lorsque dans certains textes on trouve pour faire référence au long règne de l'Empereur Qianlong (r. 1736-1795) ou encore pour le champ d'application du système impérial, par exemple,
Voir également
Notes et références
Bibliographie
Arnold, Julean Herbert. (1920). Commercial Handbook of China. Washington, D.C.: United States Bureau of Foreign and Domestic Commerce; Government Printing Office. OCLC 3882862 Bland, John Otway Percy. (1921). China, Japan and Korea. New York: W. Heinemann. OCLC 252248839 "Chinese Coronation: Coronation of Taou-Kwang, the new Emperor of China," The Asiatic Journal and Monthly Miscellany. (East India Company). London: William H. Allen & Co. Vol. 13 (1822 January–June), pp. 332–335. Griffis, William Elliot. (1911). China's Story in Myth, Legend, Art and Annals. Boston: Houghton Mifflin Company. OCLC 850353 Griffis, William Elliot . (1901). In the Mikado's Service: A Story of Two Battle Summers in China. Boston: W.A. Wilde Co. OCLC 4591145 Levathes, Louise. (1996). When China Ruled the Seas: The Treasure Fleet of the Dragon Throne, 1405-1433. Oxford: Oxford University Press. Ricalton, James. (1901). China Through the Stereoscope: A Journey Through the Dragon Empire at the Time of the Boxer Uprising. New York: Underwood & Underwood. OCLC 5871769 Williams, Samuel Wells. (1848). The Middle Kingdom: A Survey of the ... Chinese Empire and Its Inhabitants. New York: Wiley & Putnam. OCLC 2276049
Catégorie:Trône