Les Jeux olympiques d'hiver de 2030, également appelés les Jeux olympiques d'hiver, seront organisés dans les Alpes françaises.

Ils ont été officiellement attribués sous conditions lors du du Comité international olympique (CIO) par un vote le , après que l'organisation du projet a été retenue pour entrer en le par la commission sur les futurs hôtes en même temps que la candidature de Salt Lake City et l'Utah pour les Jeux d'hiver 2034.. Il s'agit des quatrièmes Jeux olympiques d'hiver français après 1924, 1968 et 1992.

Les épreuves se dérouleront dans deux régions françaises, principalement à Lyon pour les sports de glace et dans les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie, en Auvergne-Rhône-Alpes, ainsi que dans le département des Hautes-Alpes, en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les épreuves de patinage de vitesse se dérouleront aux Pays-Bas, au Thialf.

Sélection de la ville hôte

Quatre sites ont exprimé un intérêt à déposer une candidature et mené des études de faisabilité : les Alpes françaises, en France., Salt Lake City, aux États-Unis, Stockholm-Åre, en Suède, la Suisse.

Le , les quatre candidats présentent leur grand oral devant le Comité international olympique (CIO). Le suivant, la commission sur les futurs hôtes du CIO recommande d'entrer en « dialogue ciblé » avec la candidature des Alpes françaises, ouvrant la voie à une attribution des Jeux olympiques de 2030 au cours de la session du CIO.

Conformément au nouveau mode de sélection des futures villes hôtes des Jeux olympiques dans l'Agenda 2020 du CIO, le vote s'est déroulé sous la forme d'un référendum auprès des du CIO réunis lors de sa organisée à Paris en préambule des Jeux olympiques d'été de 2024.

+ Résultats du choix de la ville candidateVille candidatePaysOuiNonAbstentionAlpes françaises84 4 7

Les Jeux olympiques d'hiver sont organisés en France pour la quatrième fois après les Jeux olympiques d'hiver de 1924 à Chamonix-Mont-Blanc, les Jeux olympiques d'hiver de 1968 à Grenoble et les Jeux olympiques d'hiver de 1992 à Albertville..

Le projet met en avant un effort notable en matière de développement durable. À la suite des élections législatives anticipées à l'été 2024, l'attribution était conditionnée à la garantie de l'État de couvrir l'éventuel déficit du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop), engagement qui a été officialisé le par le premier ministre Michel Barnier.

Organisation Identité visuelle L'emblème des Jeux olympiques d'hiver 2030 est dévoilé le 18 juin 2026 à Briançon. Conçu sous la direction de Mathieu Sakkas, directeur de la marque et de l’image du Cojop, le symbole retenu est — suite à un appel d’offres — celui que le président Edgar Grospiron a jugé le plus audacieux parmi plusieurs pistes. Là où les autres propositions représentaient la montagne de manière plus descriptive, l’emblème final fait le pari d’un certaine simplicité géométrique. Réduit à une forme triangulaire essentielle, il propose une lecture minimaliste du territoire alpin tout en ouvrant un second niveau de lecture.

Comité d'organisation Le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJOP) réunit les deux régions porteuses du projet, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). En , le biathlète Martin Fourcade, sextuple champion olympique, se porte candidat pour présider le comité, soutenu par le mouvement sportif et l'État, et participe aux réunions de préparation. Au début du mois de , dans une lettre adressée aux promoteurs, il renonce à la présidence en pointant des désaccords avec les régions Auvergne-Rhône-Alpes et PACA sur le mode de gouvernance, la vision ou l'ancrage territorial.

Le , le COJOP Alpes Françaises 2030 est officiellement lancé. L’assemblée générale constitutive désigne, à la présidence, Edgar Grospiron, champion olympique de ski de bosses à Albertville en 1992. Ce dernier avait reçu l’assentiment des partenaires par rapport aux autres candidats Jean-Luc Crétier, Vincent Jay, Marie Martinod, Nathalie Péchalat ou Gérard Holtz.

Par décision des acteurs en , l’implantation du siège du COJOP est initialement prévue dans la banlieue de Lyon, non loin de l'aéroport et de la gare TGV de Lyon-Saint-Exupéry. L’installation a finalement lieu, en , au sein de la métropole de Lyon, à Décines-Charpieu, dans des bureaux voisins du Groupama Stadium.

L'établissement public Solideo Alpes 2030 est créé par un décret du portant création de l'établissement public Société de livraison des ouvrages olympiques Alpes 2030. avec un siège à Marseille, dans les locaux de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses statuts sont calqués sur le modèle de sa grande sœur de Paris 2024. Son fonds est doté d’ pour réaliser toutes les opérations d'aménagement sur les ouvrages.

Le 10 septembre 2026, les membres du COJOP se séparent d'Edgar Grospiron.

Sites de compétition vignette|360x360px|Carte des sites envisagés pour les Jeux d'hiver de 2030 dans les Alpes françaises. vignette|260x260px|Piste olympique de bobsleigh de la Plagne, utilisée pour les jeux de 1992 et réutilisée en 2030. Le schéma directeur prévu comprend quatre zones et cinq villages olympiquesJeux Olympiques d'hiver des Alpes françaises 2030 : tout ce qu’il faut savoir sur l'organisation : Haute-Savoie Saint-Jean-de-Sixt (village olympique) La Clusaz (ski de fond) Le Grand-Bornand : stade de biathlon Sylvie-Becaert (biathlon) Savoie La Plagne (bobsleigh, luge, skeleton, village olympique) Courchevel (saut à ski, combiné nordique, ski alpin) Val-d’Isère (ski alpin hommes) Bozel (village olympique) Hautes-Alpes Briançon (village olympique) Serre Chevalier (ski acrobatique, snowboard) Montgenèvre (ski acrobatique, snowboard) Rhône Lyon (hockey sur glace, curling, patinage artistique, patinage de vitesse sur piste courte, village olympique à La Saulaie). Sites retenus pour les Jeux olympiques : la Halle Tony-Garnier pour le patinage artistique et le short-track. La LDLC Arena pour le hockey sur glace masculin. Le Parc des Expositions Eurexpo pour le curling et le hockey sur glace féminin. Sites retenus pour les Jeux paralympiques : Le Parc des Expositions Eurexpo pour le para-hockey sur glace et le curling en fauteuil. À noter que le centre de diffusion pour les médias s'installera lui aussi au Parc des Expositions Eurexpo pour les Jeux olympiques et paralympiques. Le village olympique lyonnais sera, pour sa part, construit à la Saulaie, du côté d'Oullins-Pierre-Bénite.

Deux des sites utilisés pour les Jeux olympiques d'hiver de 1992 (Albertville) sont réutilisés dans le projet : la piste de bobsleigh et de skeleton de La Plagne et le tremplin de saut à ski de Courchevel.

La France ne disposant pas d'un anneau de vitesse pour le patinage, le comité refuse d'en construire un pour raisons financières. Les dossiers alternatifs sont l'Oval Lingotto, à TurinOlimpiadi invernali 2030: a Torino le gare del pattinaggio di velocità et Thialf d’Heerenveen aux Pays-Bas. Le 11 mai 2026 les organisateurs décident de rentrer en discussions exclusives avec le site de ThialfJO Alpes 2030 : le patinage de vitesse longue piste délocalisé aux... Pays-Bas.

Laurent Wauquiez, alors président de région, pousse pour que le site de Val-d'Isère soit intégré dans le projetJO 2030 : quand Val d’Isère s’invite à la table des Jeux !. En , le maire des Allues prend la décision de retirer le site de Méribel des sites accueillant des épreuvesMéribel se retire, première crise pour les Alpes françaises, suivi immédiatement de la proposition de Val d'Isère pour accueillir les épreuves de ski alpin hommes sur la face de BellevardeJO 2030 : Val d’Isère entre en piste, Méribel se retire.

Le nouveau maire de la ville de Nice, Éric Ciotti, élu en , conteste en partie le projet, refusant que le club de football local soit privé de son stade pendant quelques mois, pour accueillir le hockey sur glace et exige que d'autres localisations soient construites. Devant l'intransigeance du maire, les impossibilités techniques et financières dans la préfecture des Alpes-Maritimes et le souhait des fédérations de ne pas diviser le pôle glace, Paris ayant proposé d'accueillir le hockey sur glace, le Comité international olympique annonce en mai 2026 que Lyon reprend la totalité des épreuves qui devaient initialement se dérouler à Nice.

Le 29 juin, la carte validée par le COJOP pour les épreuves des Jeux olympiques est dévoilée. Méribel et Nice sont écartés des sites et les équipements du pôle glace de Lyon sont la halle Tony-Garnier, la LDLC Arena de Décines-Charpieu et centre de convention Eurexpo à Chassieu. Le même jour, la carte validée par le COJOP pour les épreuves des Jeux paralympiques est révélée.

Compétitions Sports au programme Nouveautés Les membres du CIO ont approuvé lors de la le programme sportif initial, tel que proposé par la commission exécutive du CIOProposition de la commission exécutive du CIO à la Session du CIO du programme sportif initial pour les Jeux Olympiques d'hiver de 2030 à savoir les sept sports du programme sportif (biathlon, bobsleigh, curling, hockey sur glace, luge, patinage et ski). Le COJOP pourra toutefois soumettre le souhait de proposer des sports additionnels. En , la commission exécutive définit ses critères d'évaluationLe CIO définit les critères d'évaluation pour le programme Alpes françaises 2030.

Une commission du programme olympique statuera avant 2025 pour déterminer les disciplines au sein de chaque sport, avant que le programme des épreuves et le quota d'athlètes ne soient définitivement arrêtés au plus tard en 2027.

Le ski-alpinisme est au programme des jeux de Milan-Cortina d'Ampezzo et fera l'objet d'une évaluation. D'autres disciplines sportives cherchent à intégrer le programme olympique : le freerideLe freeride est à l’épreuve de son grand test olympique (ski et snowboard), repris sous l'égide de la FIS en Congress elects new Council members, approves Freeride as a FIS discipline, l'escalade sur glace poussé par l'UIAA«Spectaculaire», «proche de l’alpinisme et de la nature»... Pourquoi l’escalade sur glace rêve des JO 2030 dans les Alpes, le hockey 3x3 sur le même principe que le basket 3x3La Fédération internationale de hockey sur glace veut introduire le 3x3 aux JO 2030.

La fédération internationale d'athlétisme entre en discussion pour intégrer le cross-country dans le format hiver, 100 ans après sa dernière apparition aux Jeux de 1924Le CIO définit les règles pour qui veut devenir sport olympique aux Jeux d’hiver. David Lappartient, patron de l'UCI et alors candidat à la présidence du CIO, milite pour l'intégration du cyclo-cross aux JODavid Lappartient va proposer le cyclo-cross aux Jeux d’hiver 2030 en France. Cependant, selon la Charte olympiqueCharte olympique, en vigueur au 17 juillet 2020, p.22, §6.1, « seuls les sports qui se pratiquent sur la neige ou sur la glace sont considérés comme des sports d'hiver ». La commission exécutive du CIO annonce en que les sports et disciplines additionnels des Alpes 2030 seraient décidés en Rendez-vous en juin 2026 pour connaître les sports additionnels aux JO 2030. En mai 2026, la président du CIO confirme après une réunion d'une commission exécutif qu'aucun sport dit d'été ne serait au programmeKrity Coventry, présidente du CIO : « Aucun sport d'été aux JO 2030 ».

L'épreuve de combiné nordique n'était pas encore garantie et l'inscription au programme des JO 2030 est repoussée en après les Jeux de MilanJO 2030 : Le combiné nordique menacé de disparition ; la FIS pousse cependant l'inscription du combiné nordique féminin (refusé en 2026) afin de lever l'inconvénient majeur d'être le seul sport d'hiver aux Jeux à ne pas respecter la parité. Il est également question de la suppression des épreuves de slalom géant parallèle en snowboardAvenir olympique du snowboard alpin : la FIS se dit confiante.

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