Léopold-René de Léséleuc de Kerouara , né le à Saint-Pol-de-Léon et mort le à Autun d'un cancer du rectum, est un prélat français, évêque d'Autun de à sa mort.

Biographie

Formation Fils de Augustin-Joseph-Sébastien de Léséleuc, officier de marine, et de Marie-Françoise-Victoire-Aimée Jourrand de Kerrès, son épouse, Léopold-René de Léséleuc de Kerouara est le troisième des neuf enfants du couple. Après des études au collège de Sainte-Anne-d'Auray tenu par les Jésuites, de à , il rejoint la chapelle royale de , poursuivant ses humanités à l'institution de l'abbé Poiloup, à Vaugirard. La révolution de Juillet le chassant de la capitale, il rejoint alors les siens qui s'installent à Guipavas. Quatre ans plus tard, il est de retour à l'institution parisienne pour y enseigner le cours de troisième, poursuivant parallèlement des études en droit qui le mènent au doctorat. Il entame par la suite une carrière civile, comme avocat, puis promptement décide d'embrasser l'état ecclésiastique.

Carrière ecclésiastique Après des études au collège romain tenu par les Jésuites, établissement où il obtient un doctorat en théologie, il est ordonné le en la basilique Saint-Jean-de-Latran. De retour dans le diocèse de Quimper, il est nommé professeur et supérieur du grand séminaire, Joseph-Marie Graveran créant pour lui une chaire d'histoire ecclésiastique qu'il occupe de à . Tour à tour missionnaire diocésain, supérieur de la toute jeune colonie pénitentiaire de Saint-Ilan dans le diocèse voisin de Saint-Brieuc, recteur de Plougonven en , chanoine honoraire puis titulaire de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper en , l'abbé Léséleuc devient vicaire général du diocèse de Quimper et Léon en . Parfait bretonnant, il fonde en , avec l'appui de René-Nicolas Sergent, , premier périodique en breton.

Le titre de ce périodique est un raccourci de la devise de la famille de Léséleuc de Kerouara « Feiz ha Breiz lez illiz » (foi en la Bretagne et en l’église), dont les racines sont situées au nord de Plouescat en bord de mer au lieu dit « Kerouara ».

L’histoire de cette famille se confond avec celle de la Bretagne du nord Finistère, déjà présente lors du couronnement du Duc Jean IV de Bretagne à Nantes.

Soupçonné de sympathies légitimistes, sa promotion à l'épiscopat n'intervient que tardivement, au début de la Troisième République.

Épiscopat Nommé évêque d'Autun par décret du , préconisé lors du consistoire du suivant, Leséleuc de Kerouara est consacré le suivant en la cathédrale Saint-Corentin de Quimper par le cardinal de Bonnechose, archevêque de Rouen, assisté d'Anselme Nouvel de La Flèche, évêque de Quimper et Léon, et de Jean-Marie Bécel, évêque de Vannes. Son bref épiscopat est marqué par le renouveau du pèlerinage au Sacré-Cœur de Paray-le-Monial., Leséleuc de Kerouara décédant promptement le en son palais épiscopal d'une crise d'apoplexie.

Armes D'argent au chêne de sinople terrassé de même, le bas du tronc chargé d'un lévrier courant de sable..

Devise : Feiz ha Breiz lez illiz.

Cri de guerre : A deo robur.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie .

Liens externes .

Catégorie:Naissance en juin 1814 Catégorie:Naissance à Saint-Pol-de-Léon Catégorie:Décès en décembre 1873 Catégorie:Évêque d'Autun Catégorie:Évêque catholique français du XIXe siècle Catégorie:Personnalité liée au département de Saône-et-Loire Catégorie:Décès à Autun Catégorie:Décès à 59 ans