Les Violences anti-bamiléké de 1992 à Ebolowa est un épisode de violences - casses, pillages, incendies - à l'arme blanche et de haine tribale contre les Bamiléké qui s'est déroulé en 1992 à Ebolowa, dans le sud du Cameroun.
Il s'inscrit dans un contexte plus généralisé d'actes de haine et tribalisme anti-bamiléké au Cameroun.
Contexte 1992 est une année électorale au Cameroun. De nombreux commerces des villes du sud Cameroun (Ebolowa, Sangmélima, Akonolinga, Mbalmayo) sont la propriété de ressortissants de l'ouest et du nord Cameroun. Le sud vote majoritairement Paul Biya tandis que l'Ouest Cameroun, et le nord ouest votent John Fru Ndi. Les ressortissants de l'ouest sont accusés de vouloir l'éviction de Paul Biya.
Auparavant, un gang attente à la vie de Hameni Bieleu et perturbe le meeting de son parti organisé dans la ville d'Ebolowa, dans le cadre de la campagne en vue de l’élection présidentielle de 1992.
Déroulement Au lendemain des élections du , des autochtones Bulu s'en prennent à des Bamilékés et autres ressortissants des grassfields, pillent leurs commerces et brulent leurs domiciles. Des actes de violences et de nombreuses pertes sont enregistrés dans les boutiques saccagées à Ebolowa, Sangmelima et Akonolinga.
Réactions Certaines presses accusent les émeutiers d'être manipulés par le pouvoir.
Le journal Le Messager du 26 Octobre 1992 en page 10 cite 4 villes du sud sujettes à des émeutes.
Pius Njawé, dans l'éditorial "à la croisée des machettes" en 2008 écrit : .
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Tribalisme anti-bamiléké
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