Nicole Eizner, née le à Paris et morte le dans la même ville, est une sociologue française, spécialiste des questions rurales. Elle est aussi militante dans plusieurs domaines, notamment la culture juive et l'anticolonialisme.

Biographie Issue d'une famille juive, Nicole Eizner grandit à Paris, rue de Tournelles. Son père, Itzek Maïer Eizner, né le à Praszka en PologneVoir, Klarsfeld, 2012. est un Hazzan, ministre officiant de la synagogue de la rue des Tournelles. Sa mère, Dora Eizner (née Lubtchansky) est née le à Paris. Elle est mère au foyer, issue d'une famille aisée d’industrielle. Ses grands-parents, originaires de Russie et de Pologne, immigrent en France à la fin du .

Enfance durant la seconde guerre mondiale En , alors qu'elle est au collège, ses parents sont arrêtés et amenés à Drancy avant d'être déportés à Auschwitz, par le Convoi No. 61, en date du , d'où ils ne reviendront pas. Leur dernière adresse est au 76 rue Georges Clemenceau à Cannes. Elle se retrouve ainsi orpheline.

Elle quitte alors Cannes pour Figeac où elle restera jusqu'à la Libération sous le nom de Nicole Esnault. A la libération, elle rejoint ses grands-parents à Paris où elle finit ses études secondaires. Elle étudie par la suite la sociologie et la psychologie tout en côtoyant les milieux intellectuels de Saint-Germain-des-Prés.

Sociologie et recherche Après avoir travaillé 10 ans dans le secteur privé, elle rejoint le CNRS où elle devient membre du Groupe de Sociologie Rurale, implanté à l'université de Nanterre, dirigé par Marcel Jollivet. Elle y analyse le monde rural sous le prisme des rapports sociaux, notamment de classe. Elle participe notamment à la rédaction d'une série d'ouvrages, nommée Collectivités rurales françaises, qui regroupe le travail de recherche collectif réalisé par le Groupe de Sociologie Rurale du CNRS dans les années 60.

Elle est nommée directrice de recherches au CNRS.

Elle est membre du Gerdal (Groupe d’expérimentation et de recherche Développement et Actions localisées) et préside l’Agence nationale de création rurale, une association rurale présentant des créations d'art moderne.

Au croisement de l'anthropologie et de la sociologie, elle devient membre d'un groupe de recherche européen sur l'environnement dans les années 1980-90. Elle y travaille notamment la perception des représentations sociales de l'environnement entre trois pays : l’Italie, la France et l’Allemagne.

Elle termine sa carrière au LADYSS (Laboratoire dynamiques sociales et recompositions des espaces).

En 1992, elle est nommée Chevalier de la Légion d'honneur, en qualité de directrice de recherche au CNRS.

Militantisme et engagement Dès 1977, elle organise des Journées de la Culture Yiddish qui se tiennent au centre Pompidou.

Elle publie plusieurs articles dans la revue Plurielles, revue "culturelle et politique pour un judaïsme humaniste et laïque"Nicole Eizner, Juifs d'Europe. Un témoignage, in Plurielles, , Paris, AJHL, 2001..

Elle milite avec Pierre Vidal-Naquet contre le colonialisme et la guerre d’Algérie. Elle est aussi membre du «comité des intellectuels pour une solution au conflit israélo-palestinien» avec Richard Marienstras, Pierre Vidal-Naquet, Claude Lanzmann, Isio Rosenmann, Léon Poliakov, Olivier Revault d'Allonnes, Philippe Lazar.

Publications Livres

Articles

Bibliographie Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld: Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012. Notes et références

Liens externes

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