Jean Baptiste Royet, communément appelé le Colonel Royet, né le à Paray-le-Monial, en Saône-et Loire, et mort le à Épernay, département de la MarneBase Léonore, est un militaire français qui participe à huit campagnes militaires sous le Second Empire et demeure toujours actif sous la Troisième République, en présidant notamment un conseil de guerre.

Biographie Origines et formation Jean Baptiste Royet naît le à Paray-le-Monial de l'union de Bénigne Royet, cordonnier et cafetier et d'Anne Joséphine Faure. En 1849, le ministère de l'instruction publique lui octroie une demi-bourse d'études nationale, obtenue à l'issue du concours du département de Saône-et-Loire.. En 1853 il termine son instruction à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en étant classé sur les élèves que compte la « promotion de l'Aigle »voir : Historique de la 35e promotion de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr.

Guerre de Crimée vignette|La bataille de la Tchernaïa par Gerolamo Induno. Le , Royet est nommé sous-lieutenant au régiment d’infanterie de ligne.. À son arrivée, le régiment est choisi pour rejoindre le corps de réserve en Crimée. Le , il embarque à Toulon sur le Napoléon pour rejoindre le camp de Maslack, à dix kilomètres au nord de Constantinople où il parvient le . Durant un mois, le régiment demeure au camp où aux conditions climatiques défavorables, s'ajoute la maladie. Royet contracte le choléra au camp où plusieurs de ses compagnons d'armes trouvent la mort en raison de l'épidémie.

En , le participe à la Bataille de la Tchernaïa où il essuie quelques pertes, mais n’a pas d’autres engagements par la suite de la campagne. La bataille de la Tchernaïa réduit l'armée russe de secours à l'impuissance et condamne Sébastopol à tomber aux mains des assiégeants. Royet reçoit à l'issue de la bataille la médaille de Crimée comme tout son régiment. Royet demeure en Orient jusqu'au .

Occupation française de Rome Le , Jean Baptiste Royet est promu lieutenant au .. Au mois d', le , le de ligne et le bataillon de chasseurs forment une brigade destinée à renforcer le corps français d'occupation de Rome et placée sous les ordres du général Théodore Ridouel. Ces trois bataillons de guerre sont mis en route par les voies ferrées, pour se rendre à Toulon et y embarquer pour l'Italie. Entre le et le , Royet sert donc au corps d’occupation de Rome. À partir d', il est nommé officier d'ordonnance du général Théodore Ridouel, commandant alors la brigade de la division d'infanterie du corps d'armée d'occupation de Rome.. Cependant, le , le régiment, dans lequel sert Royet, est rappelé en France et rentre à Lyon le suivant.

Expédition du Mexique vignette|gauche|Marche sur Puebla : le général Forey au bivouac de San Agostino del Palmar. Revenu en France, le reçoit l’ordre de renforcer les premières troupes françaises envoyées au Mexique. Sous les ordres du général Élie-Frédéric Forey qui commande également deux divisions d'infanterie et une brigade de cavalerie comprenant au total , les renforts français quittent Cherbourg en direction du Mexique. Le , Royet embarque vers le Mexique où il débarque le de la même année à Veracruz.

Pour la première fois, le , le combat lors d'un engagement à Cerro-Gordo où ont coupé la route en élevant une sorte de retranchement afin d'y attendre les troupes françaises. Ces dernières se déploient sur les hauteurs, mettant en fuite l'armée juáriste. Le s'installe, sept jours plus tard, sans résistance à Jalapa, avant de faire marche sur Puebla. De janvier à , Royet et les hommes du , désormais commandés par Bazaine, participent au Siège de Puebla. Le , Royet est nommé capitaine. Après la prise de Puebla, le est le premier à entrer, le , à Mexico puis fait campagne autour de la ville. En , Royet est stationné avec une garnison de plus de mille hommes à Orizaba, dans l'État de Veracruz, avant leur retour en France. En , Royet quitte le Mexique pour rejoindre le d'infanterie de ligne.

Guerre franco-allemande Capitaine de classe depuis 1869., Jean Baptiste Royet est promu le , adjudant-major. Lors du déclenchement de la Guerre franco-allemande de 1870, il contribue à organiser un bataillon composé de réservistes à la compagnie de dépôt de Neuf-Brisach. Le , Royet se signale à la tête d’un détachement de à , lors d’une reconnaissance ayant pour but d’enlever à l’ennemi le poste de Muntzenheim, il rentre à quatre heures du matin avec , et trois voitures de bagages. Deux mois plus tard, la place tenue par les Français, capitule en . Royet est retenu prisonnier de guerre le .

Fin de carrière Rentré de captivité en France depuis le , le capitaine adjudant-major Jean Baptiste Royet est fait chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur le . Il compte alors de services et huit campagnes militaires. Il est ensuite affecté au d'infanterie de ligne le . Promu chef de bataillon le dans son régiment, il fait le choix au même jour de rejoindre le 24e régiment d’infanterie de ligne en remplacement du chef de bataillon Victor-Charles Hervé promu lieutenant-colonel., puis la même année retourne au régiment d’infanterie de ligne. Le , il est nommé lieutenant colonel au régiment d’infanterie de ligne et présidera notamment le conseil de guerre de ..

En , une loi créée 18 nouveaux régiments d'infanterie dont le 146e régiment d’infanterie. Ce nouveau régiment est formé par l'amalgame d'un bataillon du , d'un du et de celui du commandé par Royet. Sept des nouveaux régiments sont commandés par des colonels, les onze autres sont confiés au commandement d'un lieutenant-colonel dont le aux ordres de Royet.

Le , le froid avait gelé les fossés des fortifications de Toul et la bonne société de la ville venait faire du patinage sur la glace au son de la musique militaire prêtée pour l'occasion. Soudainement, la glace rompt sous mademoiselle Lanty, fille du général gouverneur de Toul et avec elle deux autres personnes sombrent. Sans hésiter, le colonel Royet (âgé de ), le lieutenant Lalouette et les sous-lieutenants Brongniart, Pierron et Clanché s'élancent à leurs secours, se retrouvent aussi dans ces eaux glacées et avec le concours d'autres militaires parviennent à sauver les « naufragés »... Quatre mois plus tard, le , il est nommé colonel au régiment d’infanterie qui reste cantonné à Toul. Le , il est fait commandeur de l’ordre national de la Légion d’honneur. Il rejoint la réserve en 1893 puis se voit décerner une pension de retraite de par décret pour ses 52 années, 6 mois et 26 jours de services. En , alors qu'il est en activité hors cadre, il est désigné comme chef du bureau de l'état-major de l'armée.

Sur le plan privé, il avait épousé en 1865 à Saint-Malo Marie Blanche Peral (1844-1903).. Son fils Maximin-Léonce Royet (1866-1947), également officier dans l'armée française, est l'auteur de plusieurs publications exaltant le patriotisme..

Jean Baptiste Royet meurt, à , le chez son gendre Georges Wachter, à Épernay... Ses obsèques se déroulent à l'église Notre-Dame d'Épernay, les cordons du poêle sont tenus par le général Nussard (commandant la brigade de dragons), M. Lalo, M. Lortat-Jacob et M. Charles Dubois, et avec les honneurs militaires rendus par le régiment de dragons aux ordres du colonel Dezaunay..

Honneurs 1855 : 50px|Crimea Medal BAR Médaille de Crimée. 1859 : 50px|Medaille commemorative de la Campagne d'Italie 1859 ribbon Médaille commémorative de la campagne d'Italie (1859). 1863 : 50px|Medaille commemorative de l'expedition du Mexique ribbon Médaille commémorative de l'expédition du Mexique. 1865 : 50px|Imperial Order of Our Lady of Guadalupe (Mexico) - ribbon bar Chevalier de l'ordre de Notre-Dame de Guadalupe. 1892 : 50px|Legion Honneur Commandeur ribbon Commandeur de l'ordre national de la Légion d'honneur.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . .

Articles connexes Liste d'élèves de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Guerre de Crimée Expédition du Mexique

Liens externes

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