Divers : à Montpezat, dans le Quercy, « en considération du service qu'elle fait », l'hospitalière, femme du laïc chargé contre un médiocre salaire de l'entretien de l'établissement et de la garde des malades, est gratifiée des habits d'une femme morte à l'hôpital. À Bordeaux, à l'occasion du mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche, plus de mille cinq cents malades se présentent au « toucher des écrouelles ». Au Pendjab, selon les mémoires de l'empereur Jehangir, . Pour lutter contre les épidémies, la ville de Genève se dote d'un organe de veille qu'elle intitule « chambre de la santé ». En Alsace, la ville de Sundgau . , dans le comté de Hainaut. Après l'enregistrement de l'édit d'expulsion des Juifs de France, (-), médecin de Marie de Médicis, est chargé de rassurer les réfugiés juifs portugais de Bordeaux, Bayonne et Biarritz, qui importent les fèves de cacao et commercialisent le chocolat en France.

Fondations Création, à Angers, de et qui est à l'origine de l'hôpital-général des Filles de la charité de saint Vincent de Paul. À Paris, autour de la chapelle de la Savonnerie, Marie de Médicis établit un . Cinq artisans d'Armentières, aux Pays-Bas, fondent un couvent du Tiers-Ordre franciscain, d'abord consacré à l'enseignement, mais qui deviendra bientôt un asile d'aliénés. À Bénévent, en Campanie, les frères de Saint-Jean-de-Dieu fondent l'hôpital San Diodato qui, sous une apparence religieuse, dépend en réalité de l'administration municipale. À Northampton, en Angleterre, ouverture de Trinity Hospital, fondé par Henry Howard. Les frères de Saint-Jean-de-Dieu fondent un hôpital à Graz, en Styrie.

Publications Sous le titre de Conciliator enucleatus, Gregor Horst (-), médecin de Louis de Hesse, édite des morceaux choisis, philosophiques et médicaux, de Pierre d'Abano (-), dit « le Conciliateur ». Johann Agricola (-) publie les thèses qu'il soutient pour obtenir le doctorat en médecine de l'université de Bâle. Après son Discours des remèdes pour la guérison des morsures de rage (), Jacques Caissan, médecin à Aix, publie un deuxième ouvrage consacré au traitement de cette maladie sous le titre de Recette tres-veritable pour la guerison des personnes et animaux mordus de chiens, loups et autres animaux enragez. Moyse Canadelle, maître chirurgien à Nuremberg, donne à Genève une édition revue et augmentée de son Petit traité et familier de la peste. Gabriel de Castaigne ( ? – ?), alchimiste et théologien français, fait paraître son Paradis terrestre, ouvrage consacré au « vrai or potable, pour guérir toutes les maladies incurables ». Théodore Collado, médecin de Bourges formé à Montpellier puis praticien à Bâle, publie ses Adversaria ou « Commentaires médicaux », qui prônent un retour à la médecine ancienne contre les égarements des modernes. (-), médecin à la cour de Jacques Stuart, fait imprimer à Londres chez William Jaggard sa « Microcosmographie ou Description du corps humain » (Μικροκοσμογραφία : A description of the body of man), « traduite des meilleurs anatomistes, et en particulier de Gaspard Bauhin et André du Laurens ». Gabriel Droyn, médecin français, fait imprimer à Paris son Royal Sirop de pommes, antidote des passions mélancoliques. Jean Duval, médecin, fait paraître une Aristocratia humani corporis. Girolamo Fabrizi d'Acquapendente (-), anatomiste italien, publie un ouvrage sur la respiration (De respiratione et ejus instrumentis). Jacob Fuhrmann publie un recueil « d'aphorismes médicaux sur la diététique et la pharmaceutique » (Aphorismorum medicinalium ad diaeteticen et pharmaceuticen partem illustrandam). Gio Antonio Griffone propose une « Physionomie du cheval et du bœuf » (Finonomia del cavallo et del bue) « pour connaître les qualités et les défauts de ces animaux, leurs maladies et les remèdes qui leur conviennent ». Heinrich Gutberleth, philosophe et théologien allemand, publie une Pathologia, dans laquelle il expose sa « doctrine des maladies humaines considérées du point de vue physique et moral » (Doctrina de humanis affectibus, physice et ethice tractata). Charles Guillemeau (-), chirurgien ordinaire du roi, fils de Jacques Guillemeau (-), également chirurgien, fait paraître anonymement un pamphlet (Discours apologétique touchant la vérité des géants contre la Gigantomachie d'un soi-disant escholier en médecine), dirigé contre Jean Riolan qui soutient la thèse de l'inexistence des anciens géants . Louis Guyon († av. ), fait paraître à Lyon les deux tomes de son Miroir de la santé corporelle, traité de thérapeutique où le spagyrisme s'allie au dogmatisme, et qui sera abondamment réédité tout au long du . , professeur à Marbourg, donne les leçons sur l’opium qui seront éditées en par , sous le titre de Tractatus physico-medicus de opio. Christoph Horn, alchimiste allemand originaire de Meissen, publie son traité sur l'or des philosophes (De auro medico philosphorum), présenté comme « l'arcane le plus parfait en matière médicale ». Pascal Le Coq, médecin à Poitiers, publie un discours « sur la nature et les propriétés du coq » (Oratio de galli gallinacei natura et proprietatibus), sur un thème que son fils, également nommé Pascal, reprendra sur le mode burlesque en . Johann Magirus (-), médecin et professeur de physique à Marbourg, publie un traité de pathologie qu'il fera réimprimer l'année suivante sous le pseudonyme de Theodorus Corbeius. Curzio Marinelli, De Morbis nobilioris animae facultates obsidentibus. Première édition, par , du Pinax microcosmographicus de (-), ouvrage d'anatomie qui paraîtra en , avec le nom de l'auteur, sous le titre de Catoptrum microcosmicum. publie son essai De la lycanthropie. Hyppolite Obicius fait paraître son ouvrage intitulé Staticomastix et sous-titré Staticae medicinae demolitio, virulente critique de lArs de statica medicina de Santorio Santorio paru l'année précédente. Pieter Pauw (-) publie ses Primitiae anatomicae de humani corporis ossibus. Heinrich Petraeus (-), médecin allemand, fait paraître le tome premier de sa « Nosologie harmonique, dogmatique et hermétique » (Nosologia harmonica, dogmatica et hermetica), où il tente à son tour de concilier galénisme et paracelsisme. Parution posthume du « Traité de peste » (Idæa loimodes) de Johann Hennemann Reysingh (-), qui fut médecin à la cour de . Domenico Terilli, médecin vénitien, fait paraître un traité sur la mort subite (De causis mortis repentinae). Jean de Varanda (-) publie à Lyon son ouvrage « sur les maladies et affections des femmes » (De morbis et affectibus mulierum) dans lequel, pour nommer la maladie actuellement diagnostiquée comme « anémie hypochrome », il propose pour la première fois le terme de « chlorosis ».

Naissances (baptême) : Jean Poisson (mort avant ), , cousin du Jean Poisson (-) Premier apothicaire du roi.. Marc Barot (mort en ), professeur d'anatomie et de chirurgie de l'université de Pont-à-Mousson, deuxième titulaire de la chaire que son père, Pierre Barot (), avait inaugurée. Philibert Boudin (mort en ), apothicaire, né à Angers et installé à Paris, allié à Jean Poisson (-), Premier apothicaire du roi . Francisco Enríquez de Villacorta (mort en 1680), médecin espagnol. Charles Scarborough (mort en ), médecin et mathématicien anglais, également député au Parlement d'Angleterre pendant deux ans. Vers 1615 : Jean Poisson (mort en ), Premier apothicaire de , cousin de Jean Poisson () et allié à Philibert Boudin (), tous deux apothicaires à Angers.

Décès : Giambattista della Porta (né vers ), médecin italien.« Giambattista Della Porta (1535-1615) », sur Data BnF .. : Adrien Romain (né en ), médecin et mathématicien flamand. : Andrea Sconeo (né à une date inconnue), polonais ayant étudié la médecine en Italie. : Timothy Bright (né vers ), médecin anglais. : Heo Jun (né en ), médecin à la cour de Seonjo, roi de Corée, surtout connu comme auteur du Dongui bogam. Giovanni Bravo-Chamizio (né à une date inconnue), médecin et anatomiste portugais, professeur à Coimbra, auteur de deux ouvrages de chirurgie intitulés : De medendis corporis malis per manualem operationem () et De capitis vulneribus (). Jacques Duval (né en ), professeur de médecine, expert au procès de Marie-Marin, le « gynanthrope » de Rouen, en . Girolamo Mercurio, dit Scipion (né entre et ), médecin italien, auteur de La comare o ricoglitrice, ouvrage abondamment traduit, et resté, jusque dans les années , le seul manuel d'obstétrique rédigé en langue vernaculaire italienne. Vers 1615 (avant août ) : Antoine Rabelais (né à une date inconnue), apothicaire à Chinon, petit neveu de Rabelais. 1615 au plus tôt : Ferrante Imperato (né en ), pharmacien et naturaliste napolitain.

Bibliographie . .

Références

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