Georges Roux, de son nom complet Georges Ulysse Albert Roux., est un archéologue classique et épigraphiste spécialiste de la Grèce antique français né le à Sorgues dans le Vaucluse et mort le État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970 à Lyon.
Biographie Georges Roux effectue ses études secondaires à Carpentras. Il étudie ensuite à l'université de Lyon. Il enseigne dans le secondaire à Saint-Étienne et à Lyon durant quelques années puis obtient l'agrégation de lettres en 1944., session à laquelle il arrive premier. Roux se spécialise et trouve sa voie dans le domaine de la Grèce antique, tant sous l'angle littéraire que sous l'angle archéologique. En Grèce, entre 1948 et 1956, en tant que membre de l'École française d'Athènes, Roux, philhelléniste, effectue des excursions archéologiques centrées sur l'architecture classique notamment à Delphes, Bassae et Corinthe. À l'issue de ce séjour, en 1957, il devient docteur ès lettres après avoir soutenu une thèse sur l'architecture de l'Argolide durant les à l'université Paris-Sorbonne... Cette thèse fait l'objet d'une publication en 1961.
Lorsqu'il revient en France, Roux enseigne quelque temps à l'université de Montpellier, puis, en 1961, est nommé professeur à l'université de Lyon, où il est amené à enseigner la littérature grecque et l’archéologie. À l'université de Lyon II, Roux dirige plusieurs thèses d'histoire de l'art et d'archéologie dont celles de Catherine Diederichs (née Pouilloux) en 1979. et de Marie-Christine Hellmann en 1990..
Il prend sa retraite académique et est nommé professeur émérite en 1985. En parallèle de son activité universitaire, Roux opère des travaux archéologiques en Grèce, puis de 1965 à 1974, il entreprend des fouilles sur le site de Salamine de Chypre, aux côtés de Jean Pouilloux, qu'il rencontre pour la première fois en 1939 au lycée Henri-IV durant ses études de classe préparatoire littéraire..
Il épouse Jeanne Roux philologue, enseignante de langue et littérature grecque à l'université de Lyon et spécialiste du théâtre d'Euripide, qui l'accompagne dans ses voyages, notamment en Corinthie., à Délos, à Thasos, à Chypre ainsi qu'à Delphes. Ils ont notamment publié ensemble un ouvrage sur la Grèce. et un article intitulé « Un décret du politeuma des Juifs de Bérénikè en Cyrénaïque au Musée lapidaire de Carpentras »..
Fouilles et travaux Sous l'égide de l'École française d'Athènes, Roux, aux côtés de René Ginouvès, entreprend des fouilles sur le site de l'agora de l'île de Thasos dans les années 1950... Sous le passage dit des Théores, les fouilles de Roux et de son équipe permettent de dégager des ruines datées de l'époque archaïque. Lors de cette campagne de fouilles, l'archéologue vauclusien et son équipe ont également mis en évidence un autel dédié à Athéna Propylaia.
De 1965 à 1974, Roux effectue plusieurs missions archéologiques à Chypre, notamment sur le site de Salamine. Lors des fouilles sur le site de la ville protobyzantine, il met au jour les vestiges de la basilique de la Campanopetra.
L'intérêt de Roux pour l'architecture de la Grèce antique le conduit à traiter et à étudier avec approfondissement des types de construction tels que le , dont un travail de synthèse fait l'objet d'une publication en 1992 dans l'ouvrage collectif The Rotunda of Arsinoe.., ou encore les , travail publié en 1973. En outre, dans les années 1950, il procède au réexamen d'une base mise au jour dans le sanctuaire dédié aux Muses au mont Hélicon, élément architectural identifié par Paul Jamot comme appartenant à un temple. L'analyse de Roux contredit l'interprétation de Jamot et met en évidence qu'il s'agit de la base d'un autel, voire d'une exèdre.
Ses travaux à Delphes l'amènent à entreprendre principalement une restitution détaillée de la terrasse d'Attale et l'historique de la construction du temple d'Apollon au cours du à travers l'étude des épigraphies inscrites sur les différentes parties de ce monument.
Roux opère également des fouilles et études épigraphiques dans le sanctuaire d'Épidaure, notamment sur l'autel dédié à Apollon Maléatas, le temple d'Asclépios et le temple d'Artémis..
Enfin, dans un autre domaine, Roux dans les années 1950 et 1960, s'attache à analyser et définir le sens de termes du vocabulaire d'architecture grecque antique, dont les mots , , , , ou encore .
Membre et correspondant de sociétés savantes et d'instituts de recherche Il a fait partie de l'École française d'Athènes à partir de 1948. Roux, à l'instar de René Ginouvès, son ami de jeunesse, cesse d'être membre du personnel scientifique de l'École en ..
Roux a été l'un des fondateurs de la Maison de l'Orient et de la Méditerranée, créée en 1975 ; il y a notamment dirigé l'une de ses bibliothèques, alimentée par des fonds issus de la bibliothèque de Salomon Reinach et s'est occupé d'encadrer des séminaires spécialisés sur les temples et les sanctuaires antiques au Centre d’Archéologie classique.
Roux a été membre et correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres de Paris, membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, membre correspondant pour la Société archéologique d'Athènes ainsi que membre correspondant auprès l’Institut archéologique allemand. Il a été également membre de l'Association pour l'encouragement des études grecques en France à partir de 1947 dont il est le président en 1983« Anciens Présidents de l'Association », Revue des études grecques, tome 97, n°462-464, juillet-décembre 1984. , consulté le 19 décembre 2020..
Décorations, distinctions et récompenses
Officier de l'ordre du Phénix.
Publications Pour Marie-Christine Hellmann et Marguerite Yon, les publications (ouvrages et articles) écrites et co-écrites par Georges Roux sont révélatrices :
Ouvrages . . . . (Compte rendu d'ouvrage par Charles Delvoye dans L'Antiquité Classique ). . . . .
Articles . . . . . . . . .
Hommages et postérité En 1989, en avant-propos d'un livre d'hommages dédié à Georges Roux, les archéologues Marie-Thérèse Le Dinahet, Roland Étienne, Marguerite Yon, mettent en perspective les deux termes de l'intitulé de l'ouvrage, architecture et poésie, qui et que la phrase de René Char , qui a été utilisée comme préambule à sa thèse d'État, symbolise ses travaux de terrain. En outre, Le Dinahet, Étienne et Yon soulignent que : . Les trois archéologues ajoutent que, dans le cas de l'archéologue vauclusien, . En 2003, Marie-Christine Hellmann et Marguerite Yon complètent cette remarque sur les compétences pédagogiques de Roux soulignant qu'il et ainsi que ses connaissances dans le domaine de l'architecture grecque antique . Philippe Gauthier pose le même constat, estimant que, bien que les analyses et les postulats de Roux aient pu faire l'objet de critiques, il a été largement reconnu pour ses capacités oratoires.
Pour Gilbert Dragon, président de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, lors de son allocution d'hommage post-mortem à Georges Roux,
Pour Bernard Grillet,
Notes et références Notes
Références
Pour approfondir Bibliographie . . . . . . Marguerite Yon-Calvet, "George Roux", in Dominique Saint-Pierre (dir.), Dictionnaire historique des académiciens de Lyon 1700-2016, Lyon : Éditions de l'Académie (4, rue Adolphe Max, 69005 Lyon), 2017, p. 1177-1180.
Articles connexes Bassae Delphes Charles Delvoye Pierre Ginouvès Marie-Christine Hellmann Jean Pouilloux Liste d'archéologues Salamine de Chypre
Liens externes
.
Catégorie:Archéologue français du XXe siècle Catégorie:Épigraphiste français Catégorie:Enseignant à l'université de Lyon Catégorie:Agrégé de lettres Catégorie:Membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres Catégorie:Membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon Catégorie:Membre de l'École française d'Athènes Catégorie:Commandeur des Palmes académiques Catégorie:Croix d'or de l'ordre du Phénix Catégorie:Naissance en septembre 1919 Catégorie:Naissance à Sorgues (Vaucluse) Catégorie:Décès en juillet 2003 Catégorie:Décès dans le 4e arrondissement de Lyon Catégorie:Décès à 83 ans