Jean-Baptiste de Bruny, seigneur de La Tour-d'Aigues, de Saint-Cannat, de Lourmarin et de Châteaubrun, est un négociant, armateur et banquier marseillais né le à Marseille et mort le à La Tour-d'Aigues.

Biographie Son père, Pierre Bruni, est un marchand établi à Marseille ; sa mère, Marguerite Michel, est la fille d'un bourgeois de Berre-l'Étang. Il s'associe dans le négoce à Marseille avec son frère RaymondGrand-père de l'amiral Antoine de Bruny d'Entrecasteaux, avant de succéder à leur père. Leurs affaires familiales se font notamment avec le Levant, Cadix, Amsterdam, Londres, Hambourg et la mer du Sud. Il fonde également des fabriques de savonCharles Carrière, Négociants marseillais au : contribution à l'étude des économies maritimes, Institut historique de Provence, 1973.

Le , à Marseille, il se marie avec Isabeau Castagnier. Ils seront notamment les grands-parents de Jean-Baptiste Jérome de Bruny de La Tour d'Aigues, de Louis-Jérôme de Suffren et du Bailli de SuffrenRémi Monaque, Suffren : Un destin inachevé, Tallandier, 2009.

Il devint conseiller de commerce en 1695 et second échevin de Marseille en 1696 (le premier échevin étant alors Antoine Coulomb) Octave Teissier, J. Laugier, Armorial des échevins de Marseille de 1660 à 1790, 1883.

Pendant la guerre de Succession d'Espagne, il s'associe avec le financier parisien Antoine Crozat en 1711 dans une importante entreprise corsaire à destination de l'océan IndienPierre Menard, Le Français qui possédait l'Amérique: La vie extraordinaire d'Antoine Crozat, Cherche Midi, 2017J. S. Bromley, Corsairs and Navies, 1600-1760, A&C Black,, 2003Charles Carrière, Richesse du passé marseillais: le port mondial au , Chambre de commerce et d'industrie de Marseille, 1979 . Le roi appuie la démarche en prêtant plusieurs bâtiments de la MarineAlain Demerliac, Nomenclature des vaisseaux du Roi-Soleil de 1661 à 1715, éditions Omega, 1992. Les frères Bruny apportent 82 intéressés et 315 000 livres tournois, auxquels s'ajoutent les 265 000 livres de Crozat. La campagne débute avec un succès, la prise du vaisseau anglais Sherburn (1712), dont la cargaison rapporte plus de 2 millions de livres. Cependant, dès l'année suivante, deux des trois vaisseaux corsaires disparaissent dans une tempête au large du CapGilbert Buti, Corsaires et forbans en Méditerranée: , Riveneuve, 2009.

Il acquiert une charge de conseiller-secrétaire du roi.

Sa nouvelle fortune lui permet notamment de racheter au maréchal de Villeroy la baronnie de La Tour-d'Aigues pour 900 000 livres en 1719Georges Cheylan, Jean Ganne, Le Château de La Tour d'Aigues (Vaucluse), . Il achète également la seigneurie de Chateaubrun, près de Berre, dans la principauté de Martigues.

Références Sources Philippe Hrodej, Gilbert Buti, Dictionnaire des corsaires et des pirates, CNRS Les Bouches-du-Rhône: encyclopédie départementale, Volume 2 ;Volume 4, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 1937 Pierre Guiral, Les Marseillais dans l'histoire, Privat, 1988 Olivier le Gouic, Lyon et la mer au : Connexions atlantiques et commerce colonial, Presses universitaires de Rennes, 2019

Notes

Catégorie:Armateur de Marseille Catégorie:Négociant français du XVIIIe siècle Catégorie:Négociant français du XVIIe siècle Catégorie:Naissance en 1665 Catégorie:Décès en mars 1723 Catégorie:Maire de Marseille Catégorie:Naissance à Marseille Catégorie:Armateur de corsaire Catégorie:Banquier français du XVIIe siècle Catégorie:Banquier français du XVIIIe siècle Catégorie:Personnalité politique liée à Marseille