Cet article présente la plupart des polémiques liées à la Covid-19 qui ont pu être évoquées par les médias nationaux généralistes et spécialisés en rapport avec la gestion de la pandémie de Covid-19 par les autorités politiques en France.

Le terme « scandale » a été utilisé par certains médias de presse dans le cadre de certaines polémiques. Des plaintes ont été déposées et une action en justice a été lancée par le parquet de Paris à la fin de l'année 2020.

Polémique liée à la distribution des masques vignette|Set de masques chirurgicaux utilisés dans la lutte contre de Covid-19 Les premiers articles de presse faisant référence à un scandale politico-sanitaire relatif à la pandémie de Covid-19, particulièrement en France, concernent essentiellement la carence, voire l'absence de masques de protection pour le personnel médical..

Ces voix commencent à se lever dans la presse au début du premier confinement en France ; pourtant, ces masques sont réclamés par le personnel soignant dès le début de la crise qui commence en en France.. Il apparaît très vite qu'une cascade de dysfonctionnements importants, souvent vieux d'une dizaine d'années apparaissent dans ce que la presse qualifie de ..

Pour l'ancien journaliste, Noël Mamère, .. Vu de l'étranger, la Radio-télévision de Turquie évoque une dans le cadre d'un tel scandale..

Polémique liée aux EHPAD vignette | Un EHPAD dans le Nord de la France En France, près d'un mort sur deux lié à l'épidémie de Covid-19 est une personne âgée résidant en Ehpad. Face à ce que la presse commence à évoquer comme un scandale de santé publique, Xavier Deleu et Julie Pichot journalistes du magazine d'investigation de France 2 « Pièces à conviction » ont mené une enquête sur ce drame national laissant indiquer que des personnes âgées auraient été sacrifiées en étant trop tardivement prises en charge par des services de secours débordés. Selon le , chef du service des urgences de l’hôpital Pompidou (APHP)site lemonde.fr, article "« Covid-19 : que se passe-t-il vraiment dans les Ehpad ? » : un scandale de santé publique", consulté le 19 décembre 2020. : on aurait dû très rapidement tester tout le monde dans les Ehpad. Plus de sont morts la première semaine d'avril. Après, lorsque les masques et les tests sont arrivés, les décès ont baissé.

Selon la directrice d'un EHPAD situé dans l'Indre qui a perdu une vingtaine de ses résidents en six semainesSite francetvinfo.fr, article « On ne donnait aucune chance aux personnes âgées de s'en sortir », consulté le 19 décembre 2020 : Quand une personne âgée n'est pas hospitalisée [par manque de lits] et qu'ensuite, ce qu'on lui propose, c'est une sédation dès l'instant qu'elle va présenter une détresse respiratoire… ma première réaction, se rappelle-t-elle, ça a été : on nous demande de faire une euthanasie passive auprès de nos résidents. Outre un scandale sanitaire., de nombreuses familles dénoncent également une omerta à propos de la gestion de la Covid par certains EHPAD privés..

Polémique liée à la reconnaissance en maladie professionnelle En , le ministre de la santé Olivier Véran promettait une de la Covid-19 en tant que maladie professionnelle pour les personnels hospitaliers. Selon une enquête menée par le magazine Marianne, un décret paru le Décret n° 2020-1131 du 14 septembre 2020 relatif à la reconnaissance en maladies professionnelles des pathologies liées à une infection au SARS-CoV2 sur le site Légifrance semble cependant remettre en cause ce principe. Les associations professionnelles de soignants et syndicats dénoncent un texte qu'ils considèrent comme « incomplet, injuste et méprisant». Quelques heures après la parution de ce décret, l'association Coronavictimes ainsi que le Comité anti-amiante Jussieu ont déposé un recours en annulation devant le Conseil d'ÉtatSite marianne.net, article de cécilia Cuordifede "Reconnaissance du Covid-19 en maladie professionnelle : "Un système qui sert bien plus à empêcher l'indemnisation qu'à la faciliter", consulté le 19 décembre 2020..

Polémique liée à l'organisation des tests de dépistages Dès le mois de , le Bertrand Legrand, médecin généraliste à Tourcoing (Nord), auteur du « Journal d’un médecin au temps du Coronavirus » (Éditions L’Archipel), dénonce dans une interview publiée par le Quotidien du Médecin l'organisation du dépistage par le gouvernement français. Selon ce médecin les autorités ont fait le choix de tester les patients symptomatiques en ignorant volontairement les nombreux cas qui ont propagé le coronavirus. Il précise en outre qu'il aurait fallu tester massivement dès le début de l'épidémie en donnant aux médecins libéraux Site lequotidiendumedecin.fr, article de stéphane Long "« Le vrai scandale, ce n’est pas celui des masques, c’est celui des tests de dépistage », la crise du Covid analysée par un généraliste de terrain", consulté le 19 décembre 2020..

Polémique liée au report des interventions chirurgicales Lors de la mise en place du second confinement, La Ligue contre le cancer demande aux pouvoirs publics d’agir afin de ne pas sacrifier les personnes malades atteintes de cancer durant cette « seconde vague » et dénonce le risque éventuel de connaître de milliers de morts supplémentaires par cancer dans les cinq années qui viennent.

Selon le Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancerSute caducee.net, article "Cancers et second confinement : tous les indicateurs passent au rouge", consulté le 19 décembre 2020.:il n’est pas possible d’attendre la fin de la seconde vague ou un vaccin pour agir ; les dépistages ne doivent pas être arrêtés malgré le confinement et tous les examens indispensables doivent être accessibles.Il est sûr que des dizaines de milliers de cancers ne seront pas détectés d’ici la fin de l’année. À terme, cela représente des milliers de morts qui auraient pu être évités par une prise en charge précoce [...]

Une étude produite en par l’Institut de recherche sur le cancer anglais, sous la direction du Clare Turnbull modélise les pertes de chance de survie dues aux annulations de chirurgie. Selon cette étude, six mois de retard font diminuer jusqu'à 30% les chances de survie à long terme pour certains malades. Ces chiffres sont applicables à tous les pays développés, y compris la FranceSite rose-up.fr "Annulations de chirurgies : les malades de cancer sacrifiés à l’épidémie de Covid-19 ?", consulté le 19 décembre 2020..

Polémique liée à l'emploi du Remdesivir vignette|Siège de l'Organisation mondiale de la santé à Genève. En novembre, à la suite de la publication des résultats de l'essai Solidarity, la société européenne de soins intensifs puis l'OMS déclarent que le Remdesivir ne doit pas être utilisé en routine chez les patients COVID-19 car rien ne prouve qu'il améliore la survie ou réduit le besoin de ventilation Don't use Gilead's remdesivir in hospitalised COVID-19 patients, WHO says, reuters.com, 20 novembre 2020.

Le , l'OMS (par communiqué) écrit que . Par la suite, plusieurs articles de presse s'interrogent sur les conditions dans lesquelles l’Union européenne a pu passer ce contrat-cadre avec la société pharmaceutique américaineSite humanite.fr, article "Le scandale Remdesivir, ou comment l'Europe s'est fait délester de plusieurs dizaines de millions d’euros", consulté le 19 décembre 2020.

Polémique liée à l'emploi de l'hydroxychloroquine Certaines affaires telles que l'affaire sur l'hydroxychloroquine dans la lutte contre la Covid-19, autour de la personnalité controversée du Pr Didier Raoult sont devenues dès la fin du premier semestre 2020, un véritable débat d'opinion, les uns (contradicteurs) s'appuyant sur le fait qu'aucune étude ne prouve le bien fondé de l'usage de ce médicament dans la lutte contre la Covid-19 face aux autres (défenseurs) indiquant que certaines études sont biaisées et donc partiales.

Quoi qu'il en soit, ce traitement a entraîné une polémique souvent reprise par les défenseurs de la thèse complotiste dont le film Hold-up, très orienté dans son argumentation, reste un des éléments les plus emblématiquesUne présentation sur le site web Penser Critique.

Polémiques autour de la vaccination

vignette|Vaccination d'une personne âgée La campagne de vaccination en France contre la Covid-19 qui débute à la fin du mois de , continue de susciter une vive polémique pour sa lenteur, dès la première semaine de janvier.

Au , moins de vaccinées sur le territoire français contre plus de en Allemagne et en Italie. Jean Rottner, le président de la région Grand Est, dénonce un , et dénonce l'Site franceculture.fr, article "La course au vaccin et à la polémique", consulté le 4 janvier 2021..

Dès le , afin de faire taire les critiques concernant le retard des vaccinations, le ministre de la santé Olivier Véran annonce lors d'une interview sur une chaine de radio l'ouverture de 600 centres de vaccination dans le courant du mois de janvierSite rtl.fr, article de Benjamin Hue et Alba Ventura "Coronavirus : Olivier Véran annonce l'ouverture de 600 centres de vaccination d'ici fin janvier", consulté le 5 janvier 2021..

En 2021, l'injection d'une troisième dose soulève des questions éthiques car de fortes inégalités d'accès au vaccin existent à travers le monde, dont l'Afrique où très peu de personnes sont vaccinées..

Certains élus et notables sont accusés de bénéficier de pour être vaccinés..

Au sujet de la vaccination de la population guyanaise préconisé par le gouvernement français durant l'été 2021, l'ancienne ministre Christiane Taubira dénonce une polémique « obscène » sur son choix de ne pas inciter les Guyanais en précisant lors d'une interview qu'elle ne veut pas prendre parti dans ce qu'elle dénomme une « guerre de tranchée »Site francetvinfo.fr, article "Vaccination contre le Covid-19 : Christiane Taubira dénonce une polémique "obscène" sur son choix de ne pas inciter les Guyanais, consulté le 2 octobre 2021..

Polémiques liées au Passe sanitaire

vignette|Manifestation anti passe sanitaire de Reims le 18 juillet 2021 Dès sa mise en place à l'été 2021, l'instauration en France de ce passe sanitaire européen a entrainé une mobilisation sous diverses influences mais sans organisation structurée, à l'image de la structuration du mouvement des français des « gilets jaunes » en 2018 et 2019. Les manifestations contre le passe sanitaire ont rassemblé entre 170 000 et 220 000 personnes chaque samedi depuis la mi- jusqu'à la rentrée de septembreSite lemonde.fr, article déAbel Mestre et Samuel Laurent, "Les anti-passe sanitaire, un mouvement d’opposition aux multiples visages", consulté le 2 octobre 2021..

De même, fin 2021, à côté des 137 millions de vrais passes sanitaires gratuits émis en France, 110 000 faux passes sanitaires payants circulent frauduleusement..

Procédures judiciaires vignette|redresse|gauche|Agnès Buzyn, ministre de la santé au début de la crise sanitaire en France En France, dès le mois de , des centaines de plaintes pénales ont été déposées par familles de proches décédés, de maires, de syndicats ou d'associations et portant sur différents chefs d'accusation tels que « homicides ou blessures involontaires », « mise en danger de la vie d'autrui » et « abstention volontaire de combattre un sinistre ». En conséquence, le procureur de Paris, Rémy Heitz, a annoncé le l'ouverture d'une enquête préliminaire sur la gestion critiquée de la crise du Covid-19 en France. À ce début d'investigation judiciaire, s'ajoute le travail d'auditions mené par les parlementaires dans le cadre de la commission d'enquête sur la gestion de la crise sanitaireSite france24.com, article d'Aude Mazoue "Plaintes liées au Covid-19 : en France, l’heure des comptes a sonné", consulté le 20 décembre 2020], consulté le 20 décembre 2020..